Ouverture dans le désordre en vue en Europe
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes devraient ouvrir en ordre dispersé jeudi, entre les craintes de récession aux Etats-Unis, la poursuite attendue du resserrement monétaire de la Réserve fédérale et les ventes de LVMH supérieures aux attentes au premier trimestre.
Les premières indications disponibles suggèrent une hausse de 0,54% pour le CAC 40 parisien – possiblement porté par les bons résultats de LVMH – un repli de 0,08% pour le Dax à Francfort et le FTSE à Londres.
Plusieurs responsables de la Réserve fédérale ont envisagé le mois dernier de suspendre le cycle de hausses de taux d’intérêt, mais le niveau encore trop important de l’inflation les a finalement convaincus d’opter pour une augmentation d’un quart de point, montre le compte-rendu de la réunion des 21 et 22 mars.
Bien que le personnel de la Fed chargé d’évaluer les retombées potentielles des tensions dans le secteur bancaire ait prévu une « récession légère » à partir de la fin de cette année, une majorité d’observateurs pense que la banque centrale n’aura d’autre choix que d’opter pour une autre hausse de taux dans trois semaines.
En effet, la hausse de l’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, s’est légèrement accélérée en mars pour s’établir à 5,6% sur un an, contre 5,5% en février.
« Nous nous attendons à ce que l’inflation diminue progressivement mais reste élevée jusqu’à fin 2023 », a déclaré Ryan Sweet, chef économiste chez Oxford Economics. « Par conséquent, la Fed devrait maintenir ses taux à un niveau élevé jusqu’à la fin de l’année, contrevenant ainsi aux attentes du marché sur une baisse des taux. »
La prudence des investisseurs est renforcée par l’approche de la saison des résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre, qui commence vendredi avec les banques JPMorgan, Citi et Wells Fargo.
LES VALEURS A SUIVRE :
En Europe, les résultats vont progressivement commencer à pleuvoir également. Le géant mondial de l’industrie du luxe LVMH a ouvert le bal mercredi soir en publiant une croissance de ses ventes plus de deux fois supérieure aux attentes, à la faveur du rebond de l’activité en Chine.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi après la publication des « minutes » de la Fed montrant que plusieurs de ses responsables ont exprimé leurs inquiétudes sur le secteur bancaire.
L’indice Dow Jones a cédé 0,11%, ou 38,29 points, à 33.646,50 points, le S&P-500 a perdu 16,99 points, soit 0,41%, à 4.091,95 points et le Nasdaq Composite a reculé de 102,54 points (-0,85%) à 11.929,34 points.
Parmi les 11 principaux secteurs du S&P-500, sept ont fini en territoire négatif, le secteur de la consommation discrétionnaire subissant la perte la plus importante (-1,54%).
American Airlines a chuté de 9,2% après avoir fait état d’un bénéfice inférieur aux prévisions pour le premier trimestre.
EN ASIE
Le Nikkei à Tokyo est relativement stable (+0,24%) après avoir atteint un pic d’une semaine mercredi.
À Hong Kong, le Hang Seng cède 0,43% après une information du Financial Times selon laquelle la société d’investissement SoftBank a décidé de vendre la quasi-totalité de ses parts dans Alibaba, en repli de 2,34%.
Par ricochet, le CSI300, l’indice de référence chinois, abandonne 0,56% malgré la hausse inattendue des exportations en mars et la baisse moins marquée des importations.
CHANGES/TAUX
Le dollar est inchangé face à un panier de devises de référence et l’euro s’affiche à 1,0985 dollar (-0,04%).
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule légèrement à 3,413% dans les échanges en Asie.
PÉTROLE
Les cours du pétrole baissent un peu, les investisseurs faisant preuve de prudence avec les inquiétudes persistantes concernant une possible récession américaine et la baisse de la demande de brut.
Le Brent recule de 0,32% à 87,05 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,25% à 83,05 dollars.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


