Orange: Le T3 pénalisé par la baisse des cofinancements sur la fibre
Orange a fait état mardi d’une baisse de son chiffre d’affaires et de son indicateur clé de rentabilité au troisième trimestre, de moindres cofinancements reçus des autres opérateurs sur le réseau fibre ayant éclipsé une bonne performance commerciale sur la période.
Comme ses concurrents européens, Orange peine à maintenir une dynamique de résultats favorable, tiraillé entre la nécessité d’investir sur son réseau et la concurrence accrue sur ses deux principaux marchés, la France et l’Espagne.
Entre juin et septembre, le chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms ressort à 10,508 milliards d’euros, en baisse de 0,4% à base comparable, tandis que l’Ebitdaal recule de 0,7%, à 3,55 milliards d’euros.
Orange s’est associé avec d’autres opérateurs en France, comme Bouygues Télécom et Free pour développer conjointement le réseau de fibre optique. Dans le cadre de ces accords de cofinancements, Orange reçoit un paiement en échange du droit pour ses rivaux d’utiliser le réseau.
La baisse de ces paiements explique notamment le recul de 4,1% du chiffre d’affaires en France au troisième trimestre en dépit d’une bonne dynamique commerciale.
Sur la période, le groupe a recruté 121.000 nouveaux abonnés sur son offre de téléphonie mobile et 80.000 sur la fibre.
AMÉLIORATION EN ESPAGNE
En Espagne, où Orange est en difficulté face à un marché très concurrentiel, le groupe a aussi recruté de nouveaux clients.
« Si le marché reste très fragmenté et impacté par la crise sanitaire, la tendance sur le chiffre d’affaires des services de détail s’améliore trimestre après trimestre », a commenté dans un communiqué le PDG Stéphane Richard, à propos des performances en Espagne.
Orange avait dû passer en juillet une dépréciation de 3,7 milliards d’euros liée à l’écart d’acquisition de son activité espagnole.
Pour 2021, l’opérateur a confirmé ses objectifs financiers, qui prévoient notamment un Ebitdaal « stable négatif » et un cash-flow organique des activités télécoms supérieur à 2,2 milliards d’euros.
A la Bourse de Paris, l’action Orange reculait de 3,11% à 9,306 euros à 11h47, accusant la plus forte baisse du CAC 40, en hausse de 0,51% au même moment.
Lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE), Martin Vial, a déclaré mardi qu’une évolution de la participation de l’Etat dans Orange était envisageable à moyen terme.
« Il n’y pas de projet à cette date concernant le capital d’Orange. Mais, à moyen terme, dans les réflexions que nous devrions avoir si l’Etat était amené à réduire sa participation dans Orange il faudrait bien évidemment qu’il puisse s’interroger sur les futurs actionnaires qui viendraient dans le capital », a-t-il souligné.
L’Etat détient actuellement 22,95% du capital d’Orange, en tenant compte également de la part de la banque publique BpiFrance.
(Reportage Blandine Hénault et Mathieu Rosemain, édité par Bertrand Boucey et par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

