Nouvelle baisse en vue en Europe avant la Fed
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes pourraient légèrement baisser mardi à l’ouverture, la prudence limitant les prises de position sur les marchés à la veille des annonces de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les contrats à terme donnent un repli de 0,28% pour le CAC 40 parisien, de 0,35% pour le Dax à Francfort, de 0,35% pour le FTSE à Londres et de 0,34% pour l’EuroStoxx 50.
Les marchés européens devraient connaître une séance similaire à celle de lundi, marquée par l’attentisme des investisseurs avant les réunions de politiques monétaires des plus grandes banques centrales du monde.
Le comité de politique monétaire de la Fed entame ses débats dans la journée et les marchés s’attendent largement à ce que l’institution ralentisse sa hausse de taux à un quart de point. Les investisseurs seront surtout attentifs à la tonalité du communiqué et du discours de Jerome Powell, le président de la Fed.
Les annonces de la Banque d’Angleterre et de la Banque centrale européenne (BCE) suivront jeudi, puis les marchés prendront connaissance vendredi des chiffres mensuels sur l’emploi aux Etats-Unis, un enchaînement propice à la volatilité.
Pour l’heure, la journée sera également riche en rendez-vous macroéconomiques avec entre autres la première estimation du produit intérieur brut dans la zone euro au quatrième trimestre et les chiffres préliminaires de l’inflation en France en janvier.
L’économie française a affiché une croissance de 0,1% sur la période octobre-décembre et de 2,6% en 2022, a indiqué l’Insee dans sa première estimation.
A WALL STREET
La Bourse de New York est indiquée pour le moment en légère baisse ce mardi après avoir déjà fini dans le rouge la veille, plombée notamment par les valeurs technologiques et les titres à forte croissance.
L’indice Dow Jones a cédé 0,77% à 33.717,09 points, le S&P-500, plus large, a perdu 1,30%, à 4.017,77 points et le Nasdaq Composite a reculé de 1,96% à 11.393,81 points.
En attendant la publication de leurs résultats cette semaine, Apple (-2%), Amazon (-1,65%) et Alphabet (-2,44%) ont tous les trois décliné, de même que l’ensemble du secteur technologique du S&P-500 en baisse de 1,9%.
Parmi les secteurs majeurs du S&P-500, celui de l’énergie a enregistré la plus forte baisse, de 2,3%.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,39% dans le sillage de Wall Street.
Aux valeurs, Canon a perdu 1,85% après une prévision annuelle de bénéfice d’exploitation jugée décevante et Nissan a pris 2,07%, le constructeur automobile japonais et son partenaire français Renault ayant annoncé une refonte de leur alliance vieille de plus de vingt ans.
En Chine, l’indice CSI 300 a cédé 1,06% et le SSE Composite de Shanghaï 0,42% en raison de prises de bénéfice après une forte hausse en janvier alimentée par un afflux mensuel record de capitaux étrangers.
Concernant les dernières nouvelles économiques, les indices PMI officiels montrent que l’activité économique chinoise a renoué avec la croissance dans le secteur manufacturier comme dans les services en janvier.
CHANGES/TAUX
Le dollar est inchangé face aux autres grandes devises (+0,03%) mais s’achemine vers un recul sur le mois de janvier et l’euro cède un peu de terrain ce mardi, revenant à 1,0843 dollar.
Sur le marché des emprunts d’Etat, le rendement à dix ans américain, à 3,5383%, est proche de son niveau de clôture de lundi avant les décisions de la Fed.
Son équivalent allemand recule sous 2,3% dans les premiers échanges.
PÉTROLE
Les cours du pétrole reculent avec la perspective de nouveaux relèvements des taux d’intérêt.
Le Brent lâche 0,29% à 84,65 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,59% à 77,44 dollars.
(Rédigé par Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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