Nissan et Honda envisagent un partenariat dans le domaine des VE
TOKYO (Reuters) – Les constructeurs automobiles japonais Nissan Motor et Honda Motor envisagent un partenariat dans la production de composants clés de véhicules électriques et le développement d’intelligence artificielle dans les plates-formes logicielles automobiles, ont déclaré les deux entreprises vendredi.
Un tel partenariat pourrait permettre aux deux entreprises de faire des économies d’échelle dans la production de véhicules électriques, confrontés à une forte concurrence de la part du Chinois BYD, de Tesla et d’autres.
Nissan a été un pionnier dans le domaine des véhicules électriques avec son modèle Leaf entièrement électrique, mais a dû faire face, comme d’autres constructeurs automobiles traditionnels, à la concurrence croissante de nouveaux acteurs plus audacieux.
« Les acteurs émergents sont très agressifs et font des percées à une vitesse incroyable », a déclaré Makoto Uchida, PDG de Nissan, lors d’une conférence de presse.
« Nous ne pourrons pas gagner la compétition tant que nous nous en tiendrons à une sagesse conventionnelle et à une approche traditionnelle », a-t-il ajouté.
Les ventes de Honda sont également inférieures à celles de ses rivaux et les véhicules électriques ont représenté moins de 0,5% de ses ventes mondiales d’environ 2,8 millions de voitures au cours des neuf premiers mois de 2023, selon les données de l’entreprise.
Les deux entreprises ont signé un accord de principe non contraignant afin de déterminer les secteurs potentiels de collaboration, dont la portée n’a pas encore été définie, a déclaré le président de Honda, Toshihiro Mibe.
Les deux entreprises sont disposées à collaborer dans n’importe quelle région, tant au Japon qu’à l’étranger, a déclaré Makoto Uchida.
Nissan a déjà conclu des alliances commerciales avec Renault et Mitsubishi Motors, mais elles ne seront pas affectées par le projet d’alliance avec Honda, a-t-il déclaré.
La prochaine Micra électrique de Nissan partagera la même architecture que la nouvelle Renault 5 et sera construite dans la même usine, dans le nord de la France.
RÉDUCTION DES COÛTS
Nissan et Renault ont réorganisé l’an dernier leur alliance historique, et le constructeur français a depuis créé une co-entreprise dans les motorisations thermiques et hybrides avec le chinois Geely.
Makoto Uchida a par ailleurs indiqué que Nissan et Honda restaient ouverts à toute collaboration avec des partenaires existants si des opportunités se présentaient.
Les entreprises examineront les mesures de réduction des coûts, a déclaré le président de Honda, Toshihiro Mibe, ajoutant que parvenir à une rentabilité nécessite des niveaux de production plus importants.
Honda a pour objectif d’augmenter son ratio de véhicules électriques et à pile à combustible à 100% de ses ventes d’ici 2040.
Nissan et Honda n’ont pas encore discuté d’un rapprochement de capital, mais restent ouverts à cette éventualité à l’avenir, a fait savoir Toshihiro Mibe.
« Nous manquons de temps et devons être rapides », a-t-il déclaré. « Pour être dans une bonne position en 2030, nous devons prendre une décision maintenant. »
Cela laisse néanmoins six ans aux deux entreprises pour travailler ensemble sur les véhicules électriques, a expliqué Seiji Sugiura, analyste principal à l’Institut de recherche Tokai Tokyo. « Je crois que les deux entreprises essaient de prendre leur temps plutôt que de se lancer dans une collaboration hâtive », a-t-il ajouté.
La recherche d’un partenariat par Nissan a d’abord été rapportée par TV Tokyo. Le journal Nikkei a rapporté que des mesures spécifiques pourraient comprendre l’introduction d’un groupe motopropulseur commun, un approvisionnement commun et le développement d’une plate-forme conjointe.
(Reportage Maki Shiraki et Anton Bridge avec la contribution de Kantaro Komiya et Satoshi Sugiyama, rédigé par Makiko Yamazaki; version française Mathias de Rozario, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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