Michelin lanterne rouge du CAC 40, perspectives pessimistes pour le T3
(Reuters) – Le fabricant de pneumatiques Michelin recule jeudi à la Bourse de Paris après avoir partagé avec les analystes des perspectives plutôt pessimistes sur ses volumes de ventes au troisième trimestre.
L’action Michelin abandonne 4,4% vers 08h20 GMT, signant la pire performance du CAC 40, qui perd 0,03% à la même heure.
Le groupe clermontois a déclaré mercredi lors d’une conférence téléphonique avec des analystes que si la demande s’était améliorée au cours du troisième trimestre, elle n’avait pas répondu aux attentes par rapport au trimestre précédent.
« Dans ce contexte, les volumes du troisième trimestre pour les pneus resteront négatifs en glissement annuel. La tendance est positive au cours du trimestre mais l’amélioration séquentielle par rapport au deuxième trimestre est plus faible que nous le pensions initialement et devrait entraîner une baisse globale de l’ordre de 5% (‘mid-single-digit’) par rapport à l’année précédente », a indiqué Michelin, selon une transcription de la conférence publiée par le groupe.
La publication des résultats trimestriels du fabricant de pneumatiques est prévue le 22 octobre prochain.
Les analystes de J.P. Morgan se montrent prudents après cette conférence et ont revu à la baisse leurs prévisions d’EBIT ajusté pour 2025 et 2026, respectivement de 3% et 5%.
« La baisse plus importante des ventes alimentera les attentes selon lesquelles les prévisions pour l’exercice financier devront être revues à la baisse », soulignent pour leur part les économistes de Jefferies.
Michelin avait fait état en juillet d’une baisse de 3,4% de ses ventes au premier semestre, en raison notamment de la baisse des volumes de vente, dans un contexte de ralentissement du marché automobile, notamment en Europe.
Le groupe avait malgré tout confirmé alors ses objectifs annuels, sous réserve d’absence d’une nouvelle dégradation de l’environnement économique au second semestre.
(Rédigé par Diana Mandiá, avec Mateusz Rabiega, édité par Blandine Hénault)
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