Mediobanca propose de racheter Banca Generali pour €6,3 mds
(Reuters) – La banque italienne Mediobanca a annoncé lundi avoir lancé une offre pour acquérir Banca Generali, une banque privée contrôlée par le principal assureur du pays, Assicurazioni Generali, pour 6,3 milliards d’euros.
Mediobanca cherche à contrer une offre de rachat de Monte dei Paschi di Siena (BMPS), soutenue par l’État, alors que l’Italie fait face à un nombre croissant d’offres hostiles dans le secteur bancaire. Les banques se préparent à un ralentissement des revenus en raison de la baisse des taux d’intérêt, après des bénéfices records.
Le directeur général de Mediobanca, Alberto Nagel, cherche depuis longtemps à acquérir Banca Generali pour renforcer sa division de gestion de patrimoine.
Une tentative antérieure n’avait pas abouti, exacerbant les frictions de longue date entre Alberto Nagel et deux actionnaires dissidents de Generali et Mediobanca.
Mediobanca a déclaré que l’acquisition doublerait ses revenus dans le domaine de la gestion de patrimoine, les portant ainsi à 45% du total.
Mediobanca a ajouté qu’elle comptait renouveler les partenariats entre Banca Generali et Generali dans les domaines de l’assurance et de la gestion d’actifs, et de les étendre à la nouvelle entité combinée.
« Grâce à cette réaffectation à grande échelle du capital à la gestion de patrimoine, le rapprochement transformera la relation entre Mediobanca et Generali, qui passera d’un investissement financier à un partenariat industriel solide », a déclaré Mediobanca.
Mediobanca a dévoilé son offre sur Banca Generali après avoir remporté une victoire jeudi contre les deux investisseurs dissidents de Mediobanca et de Generali, les autres actionnaires de Generali ayant voté en faveur du maintien de Philippe Donnet, l’administrateur délégué soutenu par Mediobanca, à la tête de l’assureur.
Les deux actionnaires dissidents, le magnat de la construction Francesco Gaetano Caltagirone et Delfin, le véhicule d’investissement de la famille italienne Del Vecchio, sont également devenus investisseurs dans MPS et ont soutenu son offre de rachat de Mediobanca.
Delfin et Francesco Gaetano Caltagirone détiennent ensemble environ 27% de Mediobanca, environ 17% de Generali et près de 20% de MPS.
En raison de l’offre de MPS et des règles italiennes en matière d’offres publiques d’achat, Mediobanca doit obtenir l’approbation des actionnaires pour l’acquisition de Banca Generali, ce qu’elle sollicitera le 16 juin.
Mediobanca est le principal actionnaire de Generali, qui représente plus d’un tiers de ses revenus. Sa participation de 13% vaut environ 6,5 milliards d’euros aux prix actuels du marché.
Assicurazioni Generali détient 50,2% de Banca Generali. Les deux administrateurs nommés par Delfin, qui est le principal investisseur de Mediobanca, n’ont pas soutenu l’offre de Banca Generali, a indiqué Mediobanca.
Delfin et Francesco Gaetano Caltagirone ont accusé Alberto Nagel de s’appuyer excessivement sur les revenus de la participation dans Generali et d’exercer une influence excessive sur l’assureur. »
Le prix de l’offre d’échange est fixé à 54,17 euros par action, soit une prime de 11% sur le dernier cours de clôture de Banca Generali.
Le conseil d’administration de Banca Generali devrait se réunir lundi pour un examen préliminaire de l’offre de Mediobanca, a déclaré une source proche de la banque privée italienne.
À 8h32 GMT, l’action Banca Generali prend 7,42% à 52,40 euros, tandis que le titre Assicurazione Generali recule de 2%.
(Rédigé par Abinaya Vijayaraghavan, Gianluca Semeraro; version française Elena Smirnova, édité par Kate Entringer et Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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