LVMH table sur une demande forte en 2022, la mode tire la croissance
par Mimosa Spencer
PARIS (Reuters) – LVMH a déclaré jeudi s’attendre à la poursuite d’une croissance soutenue cette année après avoir bénéficié d’une accélération de la hausse de ses ventes au quatrième trimestre de l’an dernier grâce au rebond de la demande de mode et d’accessoires.
Le numéro un mondial du luxe, qui possède entre autres les marques Dior, Louis Vuitton, Sephora et Hennessy, a réalisé sur les trois derniers mois de 2021 un chiffre d’affaires de 20,04 milliards d’euros, en hausse de 27% en données organiques.
Sa division « Mode et Maroquinerie », la plus importante, affiche sur la période un bond de 28% de ses ventes à périmètre et taux de change constants, alors que les analystes financiers prévoyaient en moyenne une croissance organique de 16%.
Par rapport au trimestre correspondant de 2019, avant la crise du coronavirus, la croissance du chiffre d’affaires de cette activité a atteint 51% sur octobre-décembre, précise LVMH.
Toutes les divisions du groupe ont enregistré une croissance organique à deux chiffres par rapport au quatrième trimestre 2020, la meilleure performance étant pour la distribution sélective, qui inclut l’enseigne Sephora, avec un bond de 30%.
« Après les publications supérieures aux attentes de concurrents comme Burberry, Prada et Richemont ce mois-ci, les attentes étaient fortes concernant les résultats. Cette publication n’a pas déçu, même par rapport à des attentes élevées », a commenté Christopher Rossbach, gérant du fonds World Stars Global Equity Fund et directeur des investissements de J. Stern & Co.
LES ÉTATS-UNIS SONT DEVENUS LE PREMIER MARCHÉ DU GROUPE
LVMH, qui possède aussi le joaillier Tiffany, a précisé que les Etats-Unis étaient désormais son premier marché avec 26% des ventes globales en 2021, une évolution qui devrait être un avantage cette année selon les analystes.
Le PDG, Bernard Arnault, a déclaré lors d’une téléconférence tabler sur le maintien d’une demande solide en 2022 en soulignant que le groupe disposait d’une certaine « flexibilité » en matière de prix dans le contexte inflationniste actuel.
Sur l’ensemble de 2021, LVMH a réalisé un chiffre d’affaires de 64,2 milliards d’euros, en hausse de 44% en données publiées et de 36% en organique. Son résultat opérationnel courant, à 17,15 milliards d’euros, a bondi de 107% par rapport à 2020 et progressé de 49% par rapport à 2019.
La marge opérationnelle courante ressort ainsi à 26,7% en 2021 contre 18,6% en 2020 et 21,4% en 2019. Elle a atteint 41,5% pour la division « Mode et Maroquinerie », qui a généré près de la moitié du chiffre d’affaires annuel du groupe. Les estimations d’analystes la donnaient autour de 40%.
Le résultat net annuel part du groupe a augmenté de 68%, à 12,04 milliards d’euros, un montant sans précédent dans l’histoire du groupe. Il avait chuté de 34% en 2020, le premier semestre de l’année ayant été fortement affecté par l’impact de la pandémie.
Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale le versement d’un dividende de 10 euros, contre six euros payés au titre de 2020.
En Bourse, l’action LVMH, à 694 euros en clôture jeudi, a reculé de 4,5% depuis le 1er janvier après avoir gagné 42,3% en 2021. Elle a inscrit le 5 janvier un record à 758,50 euros.
(Reportage Mimosa Spencer, version française Marc Angrand, édité par Sophie Louet et Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

