L’Opep+ envisagerait une nouvelle hausse de sa production de pétrole
par Olesya Astakhova et Alex Lawler
MOSCOU/LONDRES, 2 avril (Reuters) – L’Opep+ devrait examiner la possibilité d’une nouvelle hausse des quotas de production de pétrole lors d’une réunion prévue dimanche entre huit membres, selon deux sources au sein de l’organisation, une mesure qui permettrait aux principaux producteurs d’augmenter leur production si le détroit d’Ormuz venait à rouvrir.
La réunion de dimanche entre huit membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole devrait porter sur la fixation des quotas de production pour le mois de mai. L’Opep+ regroupe 22 membres, dont l’Iran, mais ces dernières années, seuls huit pays ont participé aux décisions mensuelles de production.
Bien qu’aucune réouverture du détroit d’Ormuz ne soit encore annoncée, une source a indiqué que l’Opep+ accepterait probablement une augmentation qui n’aurait qu’un impact limité sur l’offre actuelle, mais qui signifierait que le groupe est prêt à accroître sa production dès que les pétroliers recommenceront à circuler dans le détroit.
« Nous devons réagir, au moins sur le papier », a déclaré une source de l’Opep+.
Contactées, l’Opep et les autorités d’Arabie saoudite ainsi que de Russie n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.
Lors de sa dernière réunion, le 1er mars, l’Opep+ a convenu d’une légère augmentation de la production de 206.000 barils par jour (bpj) pour avril, après avoir maintenu sa production stable au premier trimestre en raison des craintes de surproduction, au moment même où la guerre israélo-américaine contre l’Iran commençait à perturber les flux pétroliers en provenance de membres clés du groupe au Moyen-Orient.
Un mois plus tard, la guerre a provoqué la plus grande perturbation de l’approvisionnement en pétrole jamais enregistrée. Les prix du pétrole brut ont atteint un sommet en quatre ans, frôlant les 120 dollars le baril.
Les principaux producteurs de l’Opep, à savoir l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït et les Émirats arabes unis (EAU), ont réduit leur production en raison de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz, qui représente plus de 20% du transit pétrolier.
Les quatre autres membres décideurs de l’Opep+, la Russie, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman, ne sont pas concernés par la fermeture de la voie navigable, mais leur capacité à augmenter leur production est limitée.
Le prix du pétrole a chuté vers les 100 dollars le baril mercredi après que le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis mettraient fin assez rapidement à leur guerre contre l’Iran, avant de rebondir jeudi lorsqu’il a indiqué que les Washington continuerait ses frappes.
« À présent, le marché a besoin de chaque baril pouvant être produit », a déclaré une autre source de l’Opep+.
Les deux sources ont refusé d’être identifiées et ont indiqué que les consultations officielles entre les membres n’avaient pas encore commencé. Une troisième source a déclaré qu’une pause dans les augmentations mensuelles de production était également possible, compte tenu des contraintes actuelles en matière d’exportation.
Outre la réunion des huit pays, une rencontre distincte des ministres, appelée Comité ministériel conjoint de suivi, est également prévue dimanche.
L’Arabie saoudite et les EAU disposent tous deux de voies d’exportation qui contournent le détroit. Les exportations de brut saoudien via Yanbu, sur la côte de la mer Rouge, ont bondi à environ 4,6 millions de bpj, soit près de leur capacité maximale, le pays ayant réacheminé ses expéditions.
Les EAU continuent d’exporter depuis Fujaïrah, qui se trouve en dehors du détroit. Les exportations de brut et de condensats de Fujaïrah ont atteint 1,61 million de bpj en mars, contre 1,17 million en février, selon Kpler, représentant près de la moitié des exportations totales des EAU avant le début de la guerre.
(Reportage Ahmad Ghaddar, Alex Lawler, Olesya Astakhova et Yousef Saba ; version française Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.


