L’inflation a ralenti plus que prévu dans la zone euro
FRANCFORT (Reuters) – La hausse des prix dans la zone euro a ralenti un peu plus fortement que prévu en mai et l’inflation sous-jacente s’est également tassée, ce qui renforce les arguments en faveur d’une modération de la remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE).
Les prix ont augmenté de 6,1% sur un an le mois dernier dans les 20 pays partageant la monnaie européenne, après 7,0% en avril, montrent les données en première estimation publiées jeudi par Eurostat, l’institut européen de la statistique.
Les économistes interrogés par Reuters attendaient un recul un peu moins prononcé, à 6,3%.
En excluant les éléments les plus volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, l’inflation s’est elle aussi repliée, à 6,9% après 7,3% le mois dernier.
La hausse des prix hors alimentation, énergie, alcool et tabac est passé de 5,6% à 5,3%, en deça du consensus Reuters à 5,5%.
Il est largement attendu que la BCE relève à nouveau ses taux directeurs d’un quart de point lors de sa prochaine réunion face aux tensions sous-jacentes qui se sont accentuées tout au long de l’année.
Plusieurs membres influents de l’institution, dont les président des banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Irlande, ont également évoqué une augmentation supplémentaire en juillet mais tous s’accordent à dire que les perspectives au-delà de cette date sont trop incertaines pour prendre un engagement.
TENSIONS TENACES DANS LES SERVICES
Le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, a déclaré jeudi que, bien que l’institut ait réalisé la majeure partie du resserrement monétaire, le cycle de hausses n’était pas encore tout à fait bouclé.
La hausse des prix des produits de base, en particulier des services, reste en effet tenace.
Les prix des services ont augmenté de 5,0% sur un an en mai après 5,2% en avril et pour les biens industriels, la hausse annuelle a été de 5,8% après 6,2% le mois précédent. La tendance va dans le bon sens mais à un rythme lent.
La BCE devrait trouver un certain réconfort dans le ralentissement de l’inflation des denrées alimentaires, alcool et tabac, en recul d’un point de pourcentage à 12,5%, et dans le passage en territoire négatif de l’évolution des prix de l’énergie, en baisse de 1,7% après une progression de 2,4% en avril.
« Les perspectives d’inflation en Europe sont fortement influencées par deux facteurs opposés », a déclaré Carsten Brzeski chez ING.
« La baisse des prix de l’énergie plus importante que prévu après un hiver doux est susceptible de faire baisser l’inflation globale plus rapidement que ne le suggèrent les prévisions récentes », a indiqué l’économiste. « D’un autre côté, les récents accords salariaux et la pression toujours présente dans les services devraient maintenir l’inflation de base à un niveau élevé ».
La croissance des salaires oscille entre 5% et 6%, soit deux fois le taux qui serait compatible avec l’objectif d’inflation de la BCE de 2%.
Le marché du travail dans l’Union européenne est exceptionnellement tendu et les entreprises, en particulier des services, font état de pénuries croissantes de main-d’oeuvre, ce qui constitue une menace pour l’économie européenne.
(Balazs Koranyi, version française Laetitia Volga, édité par Kate Entringer et Blandine Hénault)
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