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L’Europe vue en nette baisse, craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient

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par Diana Mandia

23 mars (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse lundi à l’ouverture, l’ultimatum lancé par Donald Trump pour la réouverture du détroit d’Ormuz et la menace de représailles iraniennes sur les infrastructures énergétiques et de désalinisation des pays du Golfe faisant craindre une intensification du conflit au Moyen-Orient.

Les contrats à terme sur indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,95% pour le CAC 40 parisien, de 1,8% pour le Dax à Francfort et de 1,26% pour le FTSE à Londres

Le Stoxx 600 devrait ouvrir sur un repli de 1,36%.

La guerre en Iran en est à sa quatrième semaine, sans signe d’une fin prochaine et avec un risque imminent d’escalade qui pourrait faire grimper encore davantage les prix ​du pétrole et du gaz.

Donald Trump a ‌fixé samedi soir un ultimatum de 48 heures aux autorités iraniennes pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine « d’anéantir » les centrales électriques ​iraniennes, et Téhéran a réagi en menaçant de s’en ⁠prendre aux infrastructures énergétiques et de désalinisation des pays du Golfe abritant des intérêts américains.

« Trump tente de montrer qu’il est capable d’aller plus loin dans l’escalade, ce ‌qui aboutirait à une stratégie de la terre brûlée ‌pour les infrastructures du Golfe », a déclaré Amrita Sen, d’Energy Aspects.

Les cours du pétrole sont pour l’instant très volatils et alternent hausses et baisses en début de journée en Europe, les investisseurs analysant également d’autres informations parues des derniers jours.

Le Brent prend 1,14% à 113,47 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,83% à 101,01 dollars vers 07h19 GMT.

Vendredi, l’administration Trump a suspendu pour 30 jours les sanctions concernant l’achat ​de pétrole iranien bloqué en mer, sa dernière tentative visant à faire baisser les prix du brut.

Les États-Unis avaient auparavant assoupli leurs sanctions sur le pétrole russe.

Fatih Birol, le chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a dit lundi lors d’un événement à Canberra que des réserves supplémentaires de pétrole pourraient être libérées pour faire face à la situation, qu’il a décrit comme pire que les deux chocs pétroliers survenus dans les années 1970 combinés.

L’Irak a pour sa part invoqué la force majeure pour tous les gisements pétroliers exploités par des compagnies pétrolières étrangères, ont déclaré trois responsables du secteur de l’énergie, tandis que la filiale gazière d’ADNOC, la compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi, a annoncé lundi avoir procédé à des ajustements temporaires de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), citant les ⁠perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Le risque d’inflation liée à l’énergie met les obligations à rude épreuve, les rendements des bons du Trésor à 10 ans atteignant leur plus haut niveau depuis huit mois, ce qui devrait également ⁠peser sur les valorisations boursières.

Les investisseurs ont radicalement revu leurs prévisions concernant la politique monétaire des banques centrales. On ne s’attend plus à ce que la Réserve fédérale (Fed) abaisse ses taux cette année, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) devrait les relever de 75 points de base et la Banque d’Angleterre (BoE) de 85 points de base.

Les interventions de Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, et de Philip Lane, chef économiste de l’institution, sont attendues dans la journée.

LES VALEURS A SUIVRE : [L8N4080N7]

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini en nette baisse vendredi, affectée par les tensions géopolitiques et par les doutes quant à l’évolution de la politique de la Fed.

A la clôture des marchés américains, l’indice Dow Jones a cédé 0,96%, ⁠le S&P-500, ‌plus large, a perdu 1,51%, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a de son côté reculé de 2,0%).

EN ASIE

L’indice Nikkei de la Bourse Tokyo a fini en nette baisse ⁠lundi (-3,48%), la situation au Moyen-Orient suscitant de vives inquiétudes dans une économie fortement dépendante des importations d’énergie.

L’indice Kospi de Séoul souffre également, perdant plus de 6% et ​clôturant à son plus bas niveau ​depuis deux semaines.

En Chine, l’indice CSI 300 des grandes capitalisations a reculé de 3,26% et le SSE Composite de Shanghaï perd 3,63%.

La Bourse de Hong Kong abandonne 4,03%.

TAUX / CHANGES

Le rendement des Treasuries à dix ans prend 2,5 points de base à 4,4175%. ​Le deux ans, le plus sensible aux anticipations sur les taux, grimpe de 6 points de base à 3,9541%, dans un contexte marqué par les craintes inflationnistes liées aux prix de l’énergie.

Le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans a pour sa part atteint lundi son plus haut niveau depuis le 21 janvier dernier, ‌à 2,320%.

Le Japon envisage par ailleurs de réduire ses ​rachats d’obligations indexées sur l’inflation, conçus pour protéger les investisseurs contre la hausse des prix, alors que la demande des investisseurs s’intensifie, ont déclaré lundi à Reuters deux sources proches du dossier.

Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à ​dix ans prend 2 points de base à 3,0584%, tandis que celui de l’obligation à deux ans gagne près de 3 points de base à 2,6968%.

Goldman Sachs dit désormais s’attendre à ce que la BCE procède à deux hausses de taux d’intérêt de 25 points de base en avril et en juin, rejoignant ainsi les prévisions de J.P. Morgan et Barclays.

Sur le marché des changes, le dollar avance 0,16% face à un panier de devises de référence, la risque d’escalade du conflit stimulant la demande d’actifs refuges.

Le yen recule de 0,15% face au billet vert, à 159,44 pour un dollar.

L’euro perd 0,34% à 1,1531 dollar.

METAUX

Le cours de l’or recule de plus de 8% lundi à 4.129,19 dollars l’once, après avoir connu sa pire semaine depuis environ 43 ans, l’escalade du conflit au Moyen-Orient renforçant les anticipations d’une hausse des taux ⁠d’intérêt mondiaux.

« Alors que le conflit iranien entre dans sa quatrième semaine et que les cours du pétrole oscillent autour de la barre des 100 dollars, les anticipations sont passées d’une baisse des taux à une éventuelle hausse, ce qui a terni l’attrait de l’or du point de vue du rendement », a déclaré Tim Waterer, analyste chez KCM Trade.

Le métal jaune a chuté de plus de 10% la semaine ​dernière et de plus de 20% par rapport à son plus haut historique de 5.594,82 dollars l’once, atteint le 29 janvier dernier.

PRINCIPAUX INDICATEURS ​ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 23 MARS :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

EZ 15h00 Confiance du mars -14,4 -12,2

consommateur (flash)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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