L’Europe termine sur une note prudente avant le discours de Powell
(Actualisé avec les variation et cours au fixing, qui n’étaient pas définitifs dans le précédent point marché)
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé sans direction marquée jeudi, les investisseurs digérant les dernières données alors que se multiplient les indices qu’une baisse de taux se rapproche, aux États-Unis et en zone euro.
À Paris, le CAC 40 s’est érodé de 0,01% à 7524,11 points, tandis que le Dax allemand s’est hissé de 0,25% et le Footsie britanniquea décliné de 0,06%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé la séance stable, tandis que le FTSEurofirst 300 inscrivait un gain de 0,38% et que le Stoxx 600 prenait 0,35%.
En zone euro, le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne a confirmé que la banque centrale se préparait à baisser ses taux en septembre, rassurée sur la trajectoire des salaires mais inquiète de l’impact de ses taux élevés sur la croissance.
De fait, les indicateurs PMI publiés jeudi confirment que l’activité continue de s’affaiblir dans le bloc monétaire. La progression plus forte qu’attendu de l’activité du secteur privé, tirée par le secteur tertiaire, semble en effet attribuable à l’effet ponctuel des Jeux olympiques.
L’Allemagne, première économie de la zone euro, a vu l’activité de son secteur privé se contracter pour le deuxième mois consécutif, ravivant les craintes de récession.
Outre-Atlantique, la situation économique continue d’inquiéter les investisseurs. Les chiffres de l’emploi publiés par le département du travail ont été nettement révisés à la baisse, de 818.000 postes, ce qui pourrait encourager la Fed à assouplir ses taux plus fortement qu’elle ne le prévoit à sa réunion de septembre.
Les commentaires qui seront formulés à l’occasion du symposium de Jackson Hole, grand-messe de la politique monétaire américaine, seront donc essentiels pour déterminer la trajectoire des taux américains. La conférence que donnera le président de la Fed, Jerome Powell, vendredi à 14h00 GMT, sera suivie de près par les marchés.
« La Fed commencera à réduire ses taux en septembre, mais les réductions futures et le rythme du cycle d’assouplissement monétaire dépendront des données », résume Felipe Villaroel, Gérant chez TwentyFour AM.
« Si le marché du travail se détériore rapidement, la Fed réduira ses taux de manière plus agressive. Dans le cas contraire, la Fed peut se permettre d’être plus patiente et d’attendre que les chiffres persistants de l’inflation des services diminuent encore avant de baisser ses taux de manière significative », détaille le gérant.
Les responsables de politique monétaire américains, Susan Collins et Jeff Schmid, ont ainsi rappelé jeudi l’importance de l’évolution des marchés de l’emploi pour les prochaines décisions de la Fed, car des taux maintenus à un niveau restrictif trop longtemps pourraient faire progresser encore davantage le chômage, à 4,3% en juillet.
A WALL STREET
Wall Street s’érode à mi-séance, dans un contexte attentiste et après des inscriptions hebdomadaires au chômage moins bonnes que prévu la semaine dernière.
A l’heure de la clôture en Europe, les échanges à la Bourse de New York indiquaient un repli de 0,3% pour le Dow Jones, contre 0,3Standard & Poor’s 500, et 0,7% pour le Nasdaq Composite.
VALEURS
L’assureur néerlandais Aegon a fait état jeudi d’une baisse au premier semestre de son indicateur de génération de capital, et a reculé de 5,92%.
Deutsche Bank a progressé de 3,8% après avoir annoncé mercredi avoir conclu des accords avec plus de la moitié des plaignants ayant accusé la banque allemande de les avoir sous-payés lors de l’acquisition de Postbank il y a plusieurs années.
Swiss Re a fait état jeudi de résultats conformes aux attentes, rapportant une hausse de 17% de son bénéfice sur les six premiers mois de l’année, et a gagné 4,7%.
Le revendeur britannique de vêtements de sport JD Sports Fashion a fait état jeudi d’une hausse de WW% de ses ventes sous-jacentes au deuxième trimestre et a bondi de 9,3%.
Biomérieux a grimpé de 5,5% après qu’UBS a entamé le suivi de la valeur et recommandé « acheter ».
Bavarian Nordic s’est envolé de 10,24%, le groupe ayant fait état de résultats au second trimestre meilleurs qu’attendu par le consensus.
TAUX
Les rendements américains sont en nette hausse, les investisseurs revoyant à la baisse leurs anticipations de baisse des taux pour septembre.
Le rendement du dix ans allemand se renforce de 4,3 pb à 2,244%, celui du taux à deux ans se hisse de 3,1 pb à 2,401%.Le rendement du Treasury à dix ans prend 8,4 pb à 3,8597%, tandis que le rendement du titre à deux ans progresse de 7,9 pb à 4,0014%.
CHANGES
Le dollar se renforce face au reste des devise, les cambistes estimant que les taux ne baisseront pas si rapidement qu’attendu aux États-Unis.
Le dollar gagne 0,48% face à un panier de devises de référence, l’euro s’érode de 0,37% à 1,1109 dollar, et la livre sterling se maintient à 1,3089 dollar.
PÉTROLE
Le brut rebondit après quatre séances de baisse consécutives, l’Energy Information Administration ayant fait état d’une baisse de 4,6 millions de barils des inventaires de brut aux États-Unis la semaine dernière.
Le Brent progresse de 1,6% à 77,27 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se renchérit de 1,67% à 73,13 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Gilles Guillaume)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


