L’Europe termine en hausse prudente au lendemain de l’investiture de Trump
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en légère progression mardi, Donald Trump n’ayant pas imposé de droits de douane à l’encontre des pays européens, bien que certaines des mesures prises lundi aient contribué à faire réagir les valeurs.
À Paris, le CAC 40 a progressé de 0,48% à 7.770,95 points, tandis que le Dax allemand s’est hissé de 0,24% et le Footsie britanniques’est renforcé de 0,33%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé la séance sur une hausse de 0,05%, tandis que le FTSEurofirst 300 inscrivait un gain de 0,37% et que le Stoxx 600 prenait 0,39%.
Donald Trump n’a pas imposé de droits de douane à l’occasion de son investiture lundi, en dépit de ses menaces, ce qui a contribué à rassurer des marchés mondiaux inquiets d’une reprise de la guerre commerciale.
Pour autant, le risque de tarifs douaniers ne s’est pas dissipé: le Canada et le Mexique pourraient être ciblés dès février, tandis que le président républicain compte bien résorber le déficit commercial avec la zone euro.
Les marchés analysent aussi les mesures sous le prisme de l’inflation: la dynamique des prix demeure persistante outre-Atlantique, en dépit des taux élevés de la Réserve fédérale.
« Je ne vois pas comment une économie avec un taux de chômage de 4,1% peut espérer imposer des droits de douane sans que cela n’entraîne d’inflation », résume Kit Juckes, responsable de la stratégie devises chez Société Générale CIB.
« Je ne vois pas non plus comment les États-Unis peuvent réduire leur déficit commercial sans ralentir la croissance de la demande. Autoriser davantage de forages pétroliers et augmenter les exportations de gaz naturel pourra à la marge aider sur l’inflation mais l’inflation sous-jacente sera sans doute, au final, plus élevée ».
Une restriction de l’immigration ou encore l’expansionnisme budgétaire prônée par Donald Trump pourraient contribuer à alimenter l’inflation et pousser les rendements à la hausse, faisant pression sur les actifs risqués.
En l’absence de données économiques majeures les prochains jours et alors que les responsables de politique monétaire sont astreints au silence aux Etats-Unis, les investisseurs devraient continuer à se focaliser sur les développements politiques américains.
VALEURS
Le luxe européen a terminé en hausse après une note favorable de Bernstein sur le secteur. LVMH a pris 2,7%, Hermès 2,6% et Kering 0,5%.
Valneva a gagné 4,9% après avoir rapporté un taux de séro-réponse de 98,3% chez les adolescents après un an d’utilisation de son vaccin contre le chikungunya.
Generali et BPCE ont annoncé mardi matin la signature d’un protocole d’accord non contraignant visant à créer une entreprise commune dans la gestion d’actifs totalisant 1.900 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Generali a décliné de 1,1%.
Oersted et Vestas ont reculé de 10,7% et 2,3% après que le président Donald Trump a suspendu la location d’éoliennes dans les eaux américaines en attendant un audit environnemental et économique.
Les constructeurs automobiles européens reculent sous la pression de possibles droits de douane et de la fin des incitations à passer aux véhicules électriques aux États-Unis. Volkswagen, BMW et Stellantis ont perdu entre 0,8% et 1,8%.
Le secteur des services financiers a avancé de 0,7%, soutenu par la hausse de 4,4% d’Abrdn, le gérant d’actifs ayant fait état d’une collecte meilleure que prévu au quatrième trimestre.
Avanza Bank a bondi de 11,5%, le groupe financier suédois ayant publié des résultats pour le quatrième trimestre supérieurs aux attentes du marché.
A WALL STREET
Wall Street progresse à l’heure de la clôture en Europe, le risque de droits de douanes s’éloignant tandis que la saison des résultats se poursuit: 43 entreprises constituant le S&P 500 ont publié leurs chiffres, faisant état de bénéfices par action supérieurs de 10% au consensus, en moyenne. La surprise n’était que de 5% l’année dernière, relève BofA.
A l’heure de la clôture en Europe, les échanges à la Bourse de New York indiquaient une progression de 0,96% pour le Dow Jones, contre 0,5% pour le Standard & Poor’s 500 et 0,12% pour le Nasdaq Composite.
CHANGES
Le dollar recule nettement, les risques de droits de douane, qui auraient soutenu la devise, s’éloignant.
Le dollar recule de 1,06% face à un panier de devises de référence, l’euro se maintient à 1,0414 dollar, et la livre sterling perd 0,03% à 1,2319 dollar.
TAUX
Les rendements américains reculent dans le sillage de la baisse du dollar.
A l’heure de la clôture en Europe, le rendement du Treasury à dix ans décline de 4,3 pb à 4,5683%, tandis que le rendement du titre à deux ans est stable à 4,272%.
Le rendement du dix ans allemand a perdu 1,4 pb à 2,479%, celui du taux à deux ans a terminé stable à 2,216%.
PÉTROLE
Le baril recule, Donald Trump ayant annoncé vouloir augmenter la production de pétrole américain, tandis que le report de la mise en place de tarifs douaniers fait pression sur les cours.
Le Brent recule de 0,84% à 79,48 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 1,58% à 76,65 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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