L’Europe recule avec l’incertitude sur les droits de douane
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes évoluent dans le rouge vendredi à la mi-séance, la prudence prévalant à l’approche de la date limite du 9 juillet pour la conclusion d’accords commerciaux avec les États-Unis sur les droits de douane.
Wall Street est fermée pour l’Independence Day, la fête nationale américaine, mais les contrats à terme signalent une ouverture de la Bourse de New York en repli lundi, avec une baisse de 0,51% pour le Dow Jones, de 0,61% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,6% pour le Nasdaq.
Le S&P-500 et le Nasdaq ont signé jeudi des records à la suite de la publication de données suggérant une résilience du marché du travail aux Etats-Unis.
À Paris, le CAC 40 perd 1,01% à 7.676,56 points vers 10h45 GMT. A Francfort, le Dax recule de 0,82% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,35%.
L’indice EuroStoxx 50 baisse de 1,15%, le FTSEurofirst 300 de 0,75% et le Stoxx 600 de 0,77%.
La pause de 90 jours sur les droits de douane dits « réciproques » accordée par le président américain Donald Trump pour laisser le temps aux négociations prendra fin la semaine prochaine, et plusieurs des partenaires clés de Washington, dont l’Union européenne (UE), n’ont pas encore montré de signes de progrès vers un accord pour éviter l’imposition redoutée de surtaxes.
Bruxelles demande un allègement tarifaire immédiat dans des secteurs clés dans le cadre de tout accord commercial et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé jeudi que Bruxelles visait un accord commercial « de principe » avec les États-Unis avant le 9 juillet, mais l’incertitude continue de régner concernant les progrès concrets entre les deux partenaires.
« Si l’on considère l’UE, les droits de douane s’élèvent à 25% sur les voitures et les pièces détachées automobiles, et à 50% sur l’aluminium et l’acier. Il semble que ces surtaxes ne seront pas abaissées lors des négociations, ce qui constituerait un résultat négatif et traumatisant pour l’UE », a déclaré Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.
Les discussions sont par ailleurs au point mort avec le Japon et la Corée du Sud, pourtant présentés initialement par la Maison blanche comme les pays les plus susceptibles de signer un accord sur les droits de douane.
Donald Trump a déclaré que Washington commencerait à envoyer vendredi des lettres aux pays visés par des droits de douane précisant les taux qui seront appliqués, ce qui incite davantage à la prudence.
La seule nouvelle commerciale de la journée a été l’annonce par la Chine de droits de douane pouvant atteindre 34,9% sur les eaux-de-vie de vin en provenance de l’UE ne respectant pas leurs engagements en termes de prix. Le groupe français Remy Cointreau a qualifié cet accord de « favorable » mais Bruxelles a dit vendredi déplorer ces mesures.
VALEURS EN EUROPE
Dans le secteur des spiritueux, Pernod Ricard et Rémy Cointreau cèdent environ 0,2% après la décision définitive concernant l’enquête de Pékin sur les eaux-de-vie de vin, principalement le cognac français, en provenance de l’UE. Les actions des deux groupes regagnent toutefois du terrain par rapport aux baisses accusées en début de séance. Rémy Cointreau a jugé l’accord « favorable » et indiqué qu’il mettrait à jour en conséquence ses objectifs financiers annuels lors de la publication de ses résultats du premier trimestre.
Air France-KLM avance de 0,36% après l’annonce par le groupe du lancement d’un processus afin de prendre une participation majoritaire au capital de la compagnie aérienne scandinave SAS.
Stellantis recule de 2,2%, le constructeur automobile ayant annoncé le rappel en Europe de véhicules diesel produits entre octobre 2017 et janvier 2023, en raison de problèmes potentiels liés à la chaîne d’arbre à cames.
Carmat, qui a annoncé jeudi soir le lancement d’un appel d’offres en vue de la recherche de repreneurs ou d’investisseurs, prend 63%.
La banque italienne BPER recule de 2,5% après avoir relevé son offre sur sa compatriote Popolare di Sondrio.
TAUX Les rendements des obligations de la zone euro sont en baisse vendredi, la reprise des marchés obligataires du bloc se poursuivant après la vente massive de Gilts britanniques mercredi.
Le rendement du Bund allemand à dix ans recule de près de 3 points de base à 2,5530%, tout comme celui de l’obligation à deux ans, qui ressort à 1,8090%.
CHANGES
Le dollar perd 0,24% face à un panier de devises de référence après l’approbation par le Congrès du projet de budget de Donald Trump, qui soulève des inquiétudes quant à l’alourdissement de la dette publique américaine.
L’euro gagne 0,2% à 1,1779 dollar.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli après que l’Iran a réaffirmé son engagement en faveur de la non-prolifération nucléaire, tandis que les investisseurs anticipent un relèvement de la production de l’Opep+ lors de la réunion du cartel qui, selon des sources, a été avancée à samedi.
Le Brent perd 0,89% à 68,19 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,85% à 66,43 dollars.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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