L’Europe, hormis Paris, finit dans le rouge une séance volatile
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes, hormis Paris, ont terminé en baisse jeudi et Wall Street était également dans le rouge en fin de matinée à New York, dans une séance volatile où les investisseurs ont digéré une série d’indicateurs mitigés publiés outre-Atlantique.
À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,29% à 8.161,42 points après avoir fluctué entre un plus bas en séance à 8.153,69 points et un plus haut à 8.218,07 points, nouveau record pour l’indice. La place parisienne a été soutenue par le luxe (Hermès: +1,48%) et les valeurs pétrolières (TotalEnergies: +1,57%).
Le Dax allemand, qui a lui aussi inscrit un pic historique en séance à 18.039,05 points, a reflué en clôture de 0,11%. Le Footsie britannique a cédé 0,37%.
L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,14% après un sommet inédit en séance à 5.031,82 points. Le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,19% au lendemain de son record à 2.016,26 points. Le Stoxx 600, qui a lui aussi touché en séance un sommet sans précédent à 509,31 points, a perdu 0,18% en clôture.
Les indices européens, qui évoluent depuis trois séances sur des niveaux record dans un contexte d’appétit des investisseurs pour les actifs risqués sur fond d’espoir d’une baisse dans les prochains mois des taux directeurs des banques centrales, de solides résultats d’entreprises et d’opérations de fusion-acquisition, ont connu une session indécise. L’indice de la volatilité sur l’EuroStoxx 50 est remonté de 1,36% à 13,31 points, tandis qu’à Wall Street, il avançait de 0,84% à 14,59 points, signe d’une certaine nervosité.
A mesure que les investisseurs ont digéré le chiffre de la croissance plus importante que prévu des prix à la production en février aux Etats-Unis, les indices boursiers des deux côtés de l’Atlantique ont fini par perdre leurs gains initiaux.
« D’une certaine manière, aujourd’hui est le microcosme du mois dernier: une inflation persistante combinée à des signes de faiblesse ailleurs dans l’économie », commente Chris Larkin, directeur trading et investissements chez Morgan Stanley, faisant référence aux ventes au détail aux Etats-Unis qui ont affiché un rebond moins marqué que prévu en février en rythme mensuel, de 0,6%, après une contraction de 1,1% en janvier.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,34%, le Standard & Poor’s 500 de 0,40% et le Nasdaq de 0,41% après avoir ouvert dans le vert.
Les géants des semi-conducteurs, victimes mercredi de prises de bénéfice, reculent encore: Nvidia cède 3,39%, Intel 0,70% et Advanced Micro Devices (AMD) 1,45%, tandis que le secteur des puces abandonne 1,52%.
Huit des onze secteurs majeurs du S&P-500 sont dans le rouge, l’immobilier (-2,19%) affichant la plus forte baisse.
VALEURS EN EUROPE
Encavis s’est envolé de 25,2% après l’OPA d’Elbe Bidco, le véhicule d’investissement de KKR, sur le groupe allemand.
K&S a bondi de 0,23% après que le groupe allemand d’extraction de sel et de potasse a dépassé les attentes sur ses résultats annuels et fourni des prévisions meilleures que prévu.
Rheinmetall a pris 5,29%, le fabricant de défense allemand anticipant des ventes record et une amélioration de sa rentabilité cette année.
RWE, le plus grand producteur d’électricité d’Allemagne, a cédé 3,53% après avoir dit s’attendre à ce que son bénéfice d’exploitation recule d’un tiers en 2024.
Lanxess a chuté de 6,5%, le groupe allemand de chimie ayant fait état de défis au premier semestre après une forte baisse de son bénéfice en 2023.
GTT a reculé de 6% en raison d’une nouvelle sortie d’Engie (+1,09%) au capital du groupe.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’Insee a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour la France du premier trimestre, indiquant une stagnation finalement, et relevé celle du deuxième trimestre à 0,3% (contre 0,2% précédemment).
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué la semaine dernière, à 209.000 contre 210.000 la semaine précédente.
CHANGES
Le dollar prend 0,55% face à un panier de devises de référence. Le billet vert est stimulé par la hausse plus importante que prévu des prix à la production le mois dernier aux Etats-Unis et le repli des inscriptions hebdomadaires au chômage dans le pays, deux statistiques qui suggèrent que la Réserve fédérale pourrait réduire le nombre de baisses attendues de ses taux cette année.
L’euro recule de 0,56%, à 1,0885 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,2746 dollar (-0,39%).
TAUX
Les rendements souverains se tendent avec le dix ans allemand qui a fini en hausse de 6,2 points de base, à 2,426%, tandis que son équivalent américain prenait environ un point, à 4,2883%.
Certains responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont exprimé jeudi des points de vue divergents sur le calendrier et le rythme des baisses attendues des taux en zone euro, suggérant une absence de consensus pour le moment au sein du conseil des gouverneurs de l’institution.
PÉTROLE
Les cours du pétrole montent alors que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a relevé sa prévision de croissance de la demande et abaissé sa prévision de l’offre pour cette année.
Le Brent progresse de 1,71% à 85,47 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,11% à 81,40 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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