L’Europe, hormis Paris, finit prudemment dans le vert avant Nvidia et des indicateurs clés
Les principales Bourses européennes, hormis Paris, ont terminé dans le vert mardi, tandis qu’à Wall Street, les indices étaient légèrement dans le rouge à mi-séance dans une session dominée par l’attentisme, le marché optant pour la prudence avant les résultats de Nvidia et des indicateurs clés prévus dans la semaine.
À Paris, le CAC 40, seule principale place européenne a avoir fini dans le vert lundi, a cédé mardi 0,32% à 7.565,78 points. Le Footsie britannique, fermé lundi pour cause de jour de férié, a avancé de 0,21%. Le Dax allemand a progressé de 0,44%.
L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,12%, le FTSEurofirst 300 0,29% et le Stoxx 600 0,23% à la faveur de la bonne tenue des compartiments défensifs comme la santé (+0,23%), les « utilities » (+0,20%) ou encore les télécoms (+0,51%). Les valeurs minières, dont l’indice sur le Stoxx 600 a progressé de 0,76% dans le sillage des cours du cuivre désormais proches d’un pic de six semaines, ont également soutenu les marchés actions.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,23% au lendemain d’une clôture à un niveau record pour la première fois depuis plus d’un mois. Le Standard & Poor’s 500 cède 0,04% et le Nasdaq fléchit de 0,06%. Les indices boursiers américains sont pénalisés par la prudence observée dans le compartiment des nouvelles technologies alors que Nvidia, deuxième capitalisation boursière mondiale derrière Apple, doit publier ses comptes trimestriels mercredi après la clôture de Wall Street.
Parallèlement, les investisseurs gardent un oeil sur les indicateurs américains de la semaine, notamment le PIB trimestriel et l’indice mensuel des prix PCE alors que le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a ouvert vendredi la porte à un premier assouplissement monétaire le 18 septembre au regard de la dégradation de l’économie.
VALEURS EN EUROPE
Les groupes miniers Rio Tinto (+1,10%), Anglo American (+1,28%) ont fini dans le vert, profitant des résultats de l’australien BHP Group qui a doublé la croissance de son activité cuivre après un bénéfice annuel meilleur que prévu.
Ryanair a grimpé de 4,37%. Le directeur général du groupe, Michael O’Leary, a déclaré mardi que la compagnie aérienne ne voyait plus de risque de baisse à deux chiffres de pourcentage des tarifs moyens cet été. Sa concurrente Easyjet a bondi de 6,89%.
Santander a avancé de 2,73%, la banque espagnole ayant lancé un programme de rachat d’actions de 1,525 milliard d’euros.
Côté changement de recommandation, Daimler Truck a abandonné 1,19% avec le conseil de Goldman Sachs à « neutre » sur la valeur et Associated British Foods a cédé 0,59% avec le conseil de Deutsche Bank à « vendre ». Continental en revanche a pris 2,74%, UBS étant à l' »achat » sur le titre.
LES INDICATEURS DU JOUR
En Allemagne, l’économie s’est contractée au deuxième trimestre par rapport au précédent, de 0,1%, tandis que le moral des consommateurs devrait se dégrader en septembre en raison d’une hausse du chômage.
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est améliorée en août, avec un indice Conference Board à 103,3 contre 101,9 en juillet.
CHANGES
Le dollar se déprécie de 0,11% face à un panier de devises de référence à un plus bas d’un an dans la perspective d’une baisse le mois prochain des taux de la Fed.
L’euro perd 0,01%, à 1,1160 dollar, toujours proche du pic de 13 mois touché lundi, tandis que la livre sterling prend 0,26% à 1,3227 dollar, autour du sommet de deux ans atteint la semaine dernière. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré mardi qu’il était nécessaire de prendre des décisions impopulaires et douloureuses pour essayer de résoudre les problèmes auxquels la Grande-Bretagne est confrontée, notamment en termes de budget.
Les deux devises, et en particulier l’euro, ont été les principaux bénéficiaires de la récente vague de faiblesse du dollar.
TAUX
Le risque géopolitique au Moyen-Orient qui pourrait alimenter l’inflation a fait grimper les rendements obligataires en zone euro, celui du Bund allemand à dix ans terminant sur un gain de 3,1 points de base, à 2,279%.
Son équivalent français a progressé de 5,2 points, à 3,008%, alors qu’Emmanuel Macron a entamé un nouveau cycle de consultations en vue de la désignation d’un Premier ministre après avoir écarté l’hypothèse d’un gouvernement dirigé par le Nouveau Front populaire (NFP).
Aux Etats-Unis, le taux des bons du Trésor à dix ans prend 2,4 points de base, à 3,8425%, au lendemain d’une séance pratiquement stable.
PÉTROLE
Les cours pétroliers reculent légèrement mardi après un bond de plus de 7% au cours des trois séances précédentes dans un contexte d’inquiétudes sur l’offre suscitées par les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient et d’une éventuelle fermeture des gisements pétroliers libyens.
Le Brent reflue de 1,47% à 79,99 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 1,76% à 76,07 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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