L’Europe, hormis Francfort, finit dans le rouge avec le risque géopolitique
par Claude Chendjou
PARIS, 7 janvier (Reuters) – Les principales Bourses européennes, hormis Francfort, ont terminé dans le rouge mercredi une séance hésitante sur fond de risque géopolitique, tandis que Wall Street était sur de faibles variations à mi-parcours après indicateurs macroéconomiques contrastés.
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,04% à 8.233,92 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,74%, plombé par les valeurs liées à l’énergie. Le Dax allemand s’est distingué des autres places européennes en prenant 0,83%, grâce notamment à l’industrie et à la défense. Rheinmetall a fini en tête de l’indice allemand.
L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,14%, le FTSEurofirst 300 a reflué de 0,15% et le Stoxx 600, qui avait inscrit mardi un record, a cédé 0,05%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones, qui a inscrit en séance un nouveau pic sans précédent, recule desormais de 0,14%. Le Standard & Poor’s 500, qui a touché un record mardi, grappille 0,29%, tandis que le Nasdaq prend 0,72%. Les trois grands indices évoluent dans des fourchettes étroites alors que les investisseurs digèrent des données contrastées publiées mercredi qui ne permettent pas d’asseoir une opinion ferme sur la trajectoire des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed).
De fait, aux Etats-Unis, les commandes à l’industrie ont affiché en octobre un recul plus marqué a montré que prévu, tandis que l’indice ISM des services pour le mois de décembre a montré une accélération surprise. Sur le marché de l’emploi, l’enquête Jolts a fait état d’une baisse inattendue des offres d’emplois en novembre, tandis que celle du cabinet ADP a indiqué que le secteur privé avait créé moins d’emplois que prévu en décembre outre-Atlantique.
Pour Kim Forrest, directeur des investissements chez Bokeh Capital Partners, les investisseurs pourraient rester prudents jusqu’à la publication du rapport officiel sur l’emploi américain, prévu vendredi.
Outre l’incertitude économique, le risque géopolitique a marqué les échanges. La Maison blanche a indiqué mardi que Donald Trump examinait différentes options pour acquérir le Groenland, y compris le recours potentiel à l’armée américaine, tandis que Paris et Berlin ont dit travailler à une « réponse » européenne sur ce dossier.
Les Etats-Unis ont par ailleurs intercepté mercredi au large de l’Islande un pétrolier battant pavillon russe et escorté à distance par un sous-marin russe après une traque de plus de deux semaines dans l’Atlantique dans le cadre de leurs efforts pour entraver les exportations de pétrole du Venezuela par la mer.
Cette interception intervient quelques jours après l’arrestation par les forces spéciales américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro, accusé de « narcoterrorisme » par Washington.
VALEURS EN EUROPE
Kering a fini en repli de 3,56%, les perspectives du groupe de luxe restant suspendues cette année à la fragile demande chinoise selon les analystes de Berenberg. Le secteur du luxe sur le Stoxx 600 a reculé de 2,01%.
TotalEnergies a abandonné 2,77% dans la foulée de l’annonce d’un accord entre le Venezuela et les Etats-Unis sur le pétrole.
Shell et BP ont cédé respectivement 3,33% et 3,16%.
Nestlé a reculé de 2,14% après avoir étendu mercredi le rappel de certains lots de produits de nutrition infantile à l’Amérique et à l’Asie après l’Europe la veille.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’inflation dans la zone euro a ralenti comme prévu le mois dernier pour revenir à 2%, l’objectif visé par la Banque centrale européenne (BCE), mais elle devrait probablement encore baisser dans les prochains mois, montrent les données publiées par Eurostat.
Les ventes au détail en Allemagne ont reculé de 0,6% en novembre sur un mois, selon les données de l’Office fédéral de la statistique.
L’indice de confiance des ménages en France a augmenté, comme attendu, en décembre, à 90 points, selon l’enquête de l’Insee.
Le nombre de personnes sans emploi en Allemagne a augmenté moins que prévu en décembre, de 3.000 pour atteindre 2,977 millions, montrent les chiffres de l’Office fédéral du travail.
CHANGES
Le dollar est pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence après une série de données économiques américaines sans tendance claire.
L’euro recule de 0,01%, à 1,1686 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3469 dollar (-0,24%).
TAUX
Les rendements des bons du Trésor américain ont baissé mercredi après des indicateurs économiques présentant un tableau mitigé de l’économie américaine avant le rapport sur l’emploi de décembre, très attendu, qui sera publié vendredi.
Le rendement des bons Tresuries à dix ans perdait 3,3 points de base, à 4,1456%.
Celui du Bund allemand de même échéance a cédé en clôture 3,8 points de base, à 2,8082%.
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT à dix ans reste autour de 70 points de base.
Le rendement du Gilt britannique à dix ans a reculé de 6,4 points de base, à 4,418% après être tombé en séance à son plus bas niveau depuis le 13 novembre, à 4,400%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mercredi sur fond de crainte d’une offre surabondante au regard des dernières déclarations de Donald Trump sur un accord d’approvision avec le Venezuela.
Le Brent reflue de 1,02% à 60,08 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,63% à 56,20 dollars.
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(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
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