L’Europe finit sur de faibles variations après une salve de résultats
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles variations jeudi après un déluge de résultats contrastés de sociétés, tandis que Wall Street était dans le vert à mi-séance après des indicateurs économiques jugés favorables et en attendant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,06% à 7.861,96 points après une séance en dents de scie marquée notamment par les résultats diversement appréciés de Hermès. Le Footsie britannique a avancé de 0,01% et le Dax allemand a progressé de 0,23%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,26% et le FTSEurofirst 300 0,02%. Le Stoxx 600 a perdu 0,02%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones est stable, le Standard & Poor’s 500 prend 0,16% et le Nasdaq 0,39% en attendant les résultats de Microsoft et de Meta Platforms.
Les indices boursiers américains sont rassurés par deux statistiques montrant une résilience de l’économie : l’enquête mensuelle du cabinet ADP qui a montré que le secteur privé avait créé plus d’emplois que prévu en juillet et les chiffres préliminaires du produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre qui montrent une croissance de 3% en rythme annualisé sur la période, contre +2,4% prévu par le consensus Reuters.
Ces données sont publiées alors que le marché attend à 18h00 GMT la décision de politique monétaire de la Fed qui devrait opter de nouveau pour le statu quo sur ses taux. Après les indicateurs américains du jour, les opérateurs ont réduit leurs anticipations sur une baisse des taux de la Fed en septembre avec une probabilité passant de 64% à 57%, selon le baromètre FedWatch de CME.
Au Canada, la banque centrale (BoC) a également, comme prévu, maintenu mercredi son principal taux directeur à 2,75%, tout en notant que le risque d’une aggravation de la guerre commerciale dans le monde avait diminué.
A l’approche de la date butoir du 1er août, les investisseurs continuent cependant de surveiller les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, tandis que le président américain, Donald Trump, a menacé mercredi d’imposer des surtaxes de 25% sur les exportations en provenance de l’Inde à compter de vendredi.
« L’impact des droits de douane ne peut être négligé, même si les accords récents ont apporté plus de clarté », note Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS Global Wealth Management.
VALEURS EN EUROPE
De nombreux résultats ont animé les échanges en Europe, à commencer par Hermès qui a reculé de 4,54% malgré une hausse de 9% de ses ventes trimestrielles. Selon des analystes, certains signes montrent que le groupe n’est pas totalement à l’abri d’un ralentissement plus large du secteur du luxe.
Capgemini a reflué de 1,11% après avoir resserré son objectif de croissance annuelle du chiffre d’affaires.
Danone a bondi de 7,35% après avoir dépassé les attentes au deuxième trimestre, porté par la demande en Chine pour les laits infantiles et les produits axés sur la santé.
Sur le SBF120, Imerys a accusé la plus forte baisse avec un repli de 15,11% après ses résultats et prévisions.
Dans le reste de l’Europe, Adidas a abandonné 11,53%, l’équipementier sportif allemand ayant indiqué que les droits de douane américains avaient eu un impact de plusieurs dizaines de millions d’euros au deuxième trimestre.
Aston Martin a perdu 9,71% après un avertissement sur ses résultats annuels lié aux droits de douane.
Le constructeur allemand Mercedes-Benz a reculé de 3,42% après avoir estimé l’impact des droits de douane à près de 420 millions de dollars.
BAE Systems a décliné de 1,97% malgré la révision à la hausse de sa prévision de bénéfice annuel.
Le fabricant néerlandais de produits chimiques de spécialité IMCD a plongé de 12,49% après la publication de ses résultats trimestriels, pesant sur l’indice de la chimie (-1,75%).
Dans la banque, UBS a progressé de 1,11% à la faveur de l’annonce d’un bénéfice trimestriel plus que doublé, tandis que HSBC Holdings a reflué de 4,53% après avoir publié un bénéfice avant impôts au premier semestre inférieur aux attentes. L’indice bancaire sur le Stoxx 600 a pris 0,41%.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’économie de la zone euro a augmenté contre toute attente au deuxième trimestre, de 0,1% par rapport aux trois mois précédents, montre la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée par Eurostat.
L’économie allemande s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon les données officielles, en raison du ralentissement de la demande en provenance des Etats-Unis après plusieurs mois d’achats soutenus en anticipation des droits de douane américains.
L’économie française a accéléré sa progression au deuxième trimestre, de 0,3%, portée notamment par un rebond de la consommation des ménages, montre la première estimation de l’Insee.
Le sentiment économique en zone euro s’est amélioré plus que prévu en juillet selon les données publiées par la Commission européenne.
CHANGES
Le dollar prend de 0,59% face à un panier de devises de référence, après de solides données sur le PIB américain et avant les annonces de la Fed.
L’euro recule de 0,67%, à 1,1469 dollar, accentuant ses pertes face au dollar à la suite à la publication des chiffres du PIB américain. La monnaie unique européenne se dirige vers une cinquième séance consécutive de baisse et s’échangeant à son plus bas niveau depuis le 23 juin.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans monte de 4,4 points de base, à 4,372%, soutenu par les solides indicateurs économiques américains.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a suivi la tendance, prenant 1,6 point de base, à 2,706%, tandis que celui à deux ans a avancé de 2,4 points, à 1,939%
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT à dix ans reste autour de 70 points de base.
PÉTROLE
Le marché pétrolier progresse mercredi alors que les investisseurs évaluent la position de Donald Trump envers la Russie et ses menaces de droits de douane sur les pays qui commercialisent le pétrole russe.
Le Brent prend 0,86% à 73,15 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,16% à 70,01 dollars.
A SUIVRE JEUDI :
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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