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L’Europe finit sans direction en attendant la Fed, les rendements grimpent

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par Diana Mandia

8 décembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé sans direction dans un climat de prudence avant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) plus tard cette semaine et alors que la hausse des rendements obligataires a pesé sur les marchés d’actions.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,08% à 8.108,43 points. À Francfort, le Dax a avancé de 0,07% et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,23%.

L’indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,03%, le FTSEurofirst 300 a grapillé 0,02% et le Stoxx 600 a perdu 0,07%.

Les investisseurs sont restés prudents face à la décision imminente de la Fed et, surtout, avant de connaître les prévisions économiques de la banque centrale, clés pour anticiper la trajectoire future des taux, moins certaine.

Les contrats à terme estiment à 86% la probabilité d’une réduction d’un quart de point du taux des « fed funds », actuellement dans une fourchette entre 3,75% et 4,0%.

Les membres de la Fed sont toutefois divisés sur la portée et la pertinence de l’assouplissement, ce qui pourrait donner lieu à de nombreuses dissensions et affecter la trajectoire future.

« Nous anticipons une baisse des taux, mais il semble y avoir un désaccord au sein de la Fed concernant les perspectives économiques actuelles et le rythme approprié de l’assouplissement monétaire à venir », avertit JoAnne Bianco, stratège chez BondBloxx Investment Management à Chicago.

Les analystes notent également le risque que la Fed procède à une « baisse restrictive », où le langage utilisé dans la déclaration, les prévisions médianes et la conférence de presse du président Jerome Powell indiquent un seuil plus élevé pour une nouvelle baisse des taux.

Ces craintes ont contribué à la forte augmentation des rendements obligataires, déjà poussés à la hausse par les anticipations concernant les taux d’intérêt au Japon, les inquiétudes sur les finances publiques à travers le monde et une Banque centrale européenne (BCE) qui ne semble pas pressée de reprendre sa politique d’assouplissement.

Dans la zone euro, les marchés écartent désormais toute possibilité de baisse des taux en 2026, les traders estimant à zéro la probabilité d’une telle mesure d’ici juillet, contre environ 15% vendredi, après les commentaires de la responsable politique Isabel Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de l’institut de Francfort, a déclaré que la prochaine décision pourrait être une hausse des taux d’intérêt.

« La déclaration ‘hawkish’ de Schnabel a probablement déclenché la vague de ventes des obligations d’État de la zone euro ce matin, tandis que des problèmes plus profonds sont également en jeu compte tenu des perspectives d’émission croissantes dans les pays européens », a déclaré Hauke Siemssen, stratège en taux d’intérêt chez Commerzbank.

VALEURS

Galderma a progressé de 1,04% après que L’Oréal a annoncé lundi l’acquisition de 10% supplémentaires dans le spécialiste de la dermatologie pour un montant non dévoilé, portant sa participation totale à 20%. Le titre L’Oréal a en revanche abandonné 1,9%.

Edenred a reculé de 5,6% sur fond d’inquiétudes concernant son marché au Brésil.

Le titre Magnum Ice Cream Company a fini en hausse de 1,33% à 12,97 euros, la société ayant finalisé sa scission tant attendue d’Unilever pour faire ses débuts lundi en Bourse à Amsterdam.

Le secteur automobile, porté ces derniers jours par la proposition de l’administration américaine d’assouplir les normes de consommation de carburant, a reculé de 0,91% lundi après ses récents gains. Ferrari a quant à lui perdu 3,50%, Morgan Stanley ayant abaissé la recommandation sur le groupe italien invoquant des perspectives de croissance limitées à court et moyen terme.

Le secteur de la défense, a gagné 1,66%, sur fond d’incertitude quant aux plans pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Monte dei Paschi di Siena a pris 4,36%, soutenue par un rapport publié samedi par Il Sole-24 Ore indiquant que l’autorité italienne de régulation des marchés n’avait trouvé aucune preuve d’un accord secret entre les principaux actionnaires de la banque dans le cadre du rachat de Mediobanca.

A WALL STREET

La Bourse de New York évolue dans le rouge lundi, les investisseurs faisant preuve de prudence avant la réunion de la Fed.

A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,32%, le Standard & Poor’s 500 de 0,33% et le Nasdaq Composite de 0,22%.

Aux valeurs, Warner Bros Discovery bondit de 3,89% après que Paramount Skydance (+7%) a lancé une contre-offre hostile d’une valeur de 108,4 milliards de dollars (93 milliards d’euros) sur le groupe, mettant à mal le projet de Netflix (-4,2%) de racheter certaines divisions du géant américain des médias pour 72 milliards de dollars.

LES INDICATEURS DU JOUR

L’indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs dans la zone euro, est passé de -7,4 en novembre à -6,2 en décembre mais l’Allemagne, première économie du bloc, reste un « obstacle » pour la région, montrent les données publiées lundi.

La production industrielle allemande a pour sa part augmenté de 1,8% en octobre par rapport au mois précédent, plus que prévu, a annoncé lundi l’Office fédéral de la statistique.

TAUX

Le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 6,7 points de base à 2,8675%, sa plus forte progression depuis mars, tandis que celui de l’obligation à deux ans a pris 6,8 points de base à 2,1660%.

Le rendement des obligations allemandes à 30 ans a fini en hausse de 3,7 points de base à 3,4706%, son plus haut niveau depuis l’été de 2011.

En France, le rendement de l’OAT à dix ans a gagné 5,8 points de base à 3,5915%.

Un vote solennel des députés sur l’ensemble du projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 est prévu mardi en France, et l’enjeu est de taille alors qu’un rejet anéantirait tout espoir de faire adopter le budget de la Sécurité sociale d’ici la fin de l’année.

Aux Etats-Unis, les rendements sont également en hausse, signalant un risque d’une orientation plus restrictive que prévu de la part de la Fed.

Le rendement des Treasuries à dix ans prend 4,5 points de base à 4,1839%. Le deux ans avance de 4 points de base à 3,6040%.

CHANGES

Le billet vert s’apprécie lundi dans un marché volatile, à l’approche de la réunion de la Fed, les investisseurs se préparent à des signaux indiquant un cycle d’assouplissement plus modéré que prévu.

Le dollar gagne 0,18% face à un panier de devises de référence, aidé également par la baisse du yen après un important séisme au Japon.

L’euro perd 0,15% à 1,1625 dollar.

PÉTROLE

Les prix du pétrole reculent, les investisseurs suivant de près les négociations en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine et tandis qu’ils attendent la décision et les perspectives de la Fed.

Le Brent recule de 1,29% à 62,93 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 1,31% à 59,29 dollars.

A SUIVRE LE 9 DECEMBRE :

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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