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L’Europe finit en nette baisse, espoirs déçus de désescalade au Moyen-Orient

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par Coralie Lamarque et Diana Mandia

26 mars (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse jeudi, les espoirs d’une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient s’étant évanouis après que Téhéran a rejeté une proposition américaine et affirmé qu’aucun plan de négociation ne semblait réaliste à l’heure actuelle.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,98% à 7.769,31 points. À Francfort, le Dax a reculé de 1,64% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 1,33%.

L’indice EuroStoxx 50 a fini en baisse de 1,55%, le FTSEurofirst 300 de 1,25% et le Stoxx 600 de 1,17%.

L’Iran juge que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui a été transmise par l’intermédiaire du Pakistan est « à sens unique et injuste » et n’ouvre aucune perspective de négociation, a déclaré ​jeudi à Reuters un responsable iranien de ‌haut rang.

Ce refus de Téhéran intervient alors que le président américain, Donald Trump, a réaffirmé jeudi lors d’un conseil des ministres ​que la République islamique souhaitait à tout prix parvenir à ⁠un accord de paix, ajoutant que Washington n’était pas certain de le vouloir.

Ces contradictions persistantes de la part des belligérants continuent de semer le doute chez les ‌opérateurs, qui ont choisi de se mettre à l’abri ‌du risque après plusieurs séances d’accalmie, les espoirs d’un accord visant à mettre rapidement fin au conflit s’estompant.

Pour Tom Lee, directeur de la recherche chez Fundstrat, les déclarations des dirigeants iraniens soulignent le « brouillard de guerre » qui règne actuellement.

« C’est précisément ce ‘brouillard’ qui explique pourquoi de nombreux investisseurs restent sur leurs gardes et se tiennent à l’écart », dit-il.

En réaction, les cours du pétrole, qui avaient fortement chuté la veille, ont de nouveau grimpé en flèche jeudi et les ​rendements obligataires se sont tendus, reflétant les craintes inflationnistes déclenchées par la guerre.

L’impact des tensions géopolitiques sur l’activité économique est également source d’inquiétude, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ayant souligné jeudi dans ses perspectives actualisées que l’aggravation du conflit avait commencé à freiner la croissance.

VALEURS

À Paris, Edenred a plongé de 17% après que l’autorité italienne de la concurrence (AGMC) a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête sur le groupe français et sa filiale italienne, liée à un éventuel abus de position dominante sur le marché national de la fourniture de chèques-repas aux salariés.

Le fabricant français de spiritueux Pernod Ricard a fini sur une baisse de 5,7%, après que l’agence Bloomberg a rapporté jeudi peu avant la clôture que le groupe envisageait une éventuelle acquisition de Brown-Forman, le propiétaire du whisky Jack Daniel’s.

H&M a ⁠perdu plus de 2%, pénalisé par un objectif de ventes en-dessous des attentes après un premier trimestre mitigé.

L’enseigne britannique de prêt-à-porter Next a quant à elle progressé de 4,2% à Londres après avoir légèrement revu à la hausse sa prévision de bénéfice ⁠pour l’exercice 2026/27, malgré un avertissement sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient.

Au niveau sectoriel, les actions des fabricants de semi-conducteurs ont plombé le compartiment de la technologie (-2,32%), Google Research ayant annoncé plus tôt cette semaine le lancement d’un algorithme de compression qui pourrait accentuer la concurrence dans cette industrie.

La baisse des cours de l’or (XAU=) et de l’argent (XAG=), ainsi que le plongeon de la société minière suédoise Boliden (-19%) ont pénalisé le secteur des ressources de base, qui a reculé de 3,38%

À WALL STREET

L’incertitude pèse également sur les indices de la Bourse de New York.

À l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 0,76%, le Standard & Poor’s 500 1,10% et le Nasdaq Composite 1,48%.

Meta recule de près de 7% à son plus bas niveau ⁠depuis dix mois, ‌après que le groupe américain, société mère de Facebook, a été reconnu coupable mercredi de négligence sur l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux, ce qui a ravivé les craintes quant à ⁠d’autres poursuites judiciaires.

PÉTROLE

Après un léger répit plus tôt dans la semaine, les cours du pétrole progressent d’environ 5%, les perspectives d’un conflit prolongé au Moyen-Orient ayant ravivé les ​craintes de perturbations de l’approvisionnement.

Le Brent prend ​5,65% à 108,00 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 4,89% à 94,74 dollars.

Donald Trump a par ailleurs laissé entendre jeudi que l’Iran avait autorisé 10 pétroliers à franchir le détroit d’Ormuz, dont certains battant pavillon pakistanais.

TAUX

Les ​rendements obligataires progressent, les tensions persistantes au Moyen-Orient ayant ravivé les craintes inflationnistes.

Le rendement des Treasuries à dix ans prend 6,8 points de base à 4,3957%, tandis que celui de son homologue à deux ans avance de 7,4 points de base à 3,9550%.

Les contrats à terme sur les taux américains ont commencé, dès la semaine dernière, à ‌intégrer la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt dans le ​courant de l’année.

Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris plus de 10 points de base à 3,0618%. Le deux ans a enregistré une hausse similaire pour clôturer à 2,7071%.

Les marchés monétaires de la zone ​euro ont par ailleurs réagi aux déclarations du président de la Bundesbank allemande, Joachim Nagel, qui a déclaré à Reuters qu’une hausse des taux d’intérêt en avril était « une option ».

Selon Bruno Cavalier, chef économiste chez ODDO BHF, les banques centrales, spécialement la BCE, devraient toutefois garder la tête froide.

« Un durcissement préventif que certains évoquent n’est pas un remède, il aggraverait le mal », écrit-il dans une note.

CHANGES

Le dollar s’apprécie de 0,27% face à un panier de devises de référence, les doutes quant à un apaisement de la situation au Moyen-Orient ayant stimulé la demande d’actifs refuges.

« Les opérateurs continuent de se ruer vers les valeurs refuges et se préparent à un blocage prolongé du détroit d’Ormuz ainsi qu’à une éventuelle surchauffe des grandes économies sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie », déclare Karl Schamotta, stratège chez Corpay.

L’euro perd 0,22% à 1,1533 dollar.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les ⁠inscriptions au chômage ont légèrement augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 21 mars, à 210.000 contre 205.000 la semaine précédente, ce qui laisse penser que le marché du travail reste stable et devrait permettre à la Fed de maintenir ses taux d’intérêt inchangés tout en surveillant les risques d’inflation liés au conflit au Moyen-Orient.

En France, la confiance des ménages s’est repliée comme anticipé en mars, tandis que ​le climat des affaires dans l’industrie a reculé plus que prévu, selon les données publiées jeudi par l’Insee.

À SUIVRE LE 27 MARS :

(Certaines données ​peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Coralie Lamarque et Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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