L’Europe finit en hausse, clôture record pour le CAC 40
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, portées par des résultats d’entreprise plutôt encourageants tandis que les investisseurs restent largement confiants dans une baisse imminente des taux d’intérêt des grandes banques centrales.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,62% pour terminer à un record de 8.137,58 points. Le Footsie britannique a pris 0,31% tandis que le Dax allemand a perdu 0,02%, plombé par les perspectives de ventes de Volkswagen pour 2024.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,36%, le FTSEurofirst 300 0,18% et le Stoxx 600 0,16%.
Des résultats d’entreprises jugés solides, notamment dans le secteur de la distribution, ont permis aux Bourses européennes de se maintenir à des niveaux record mercredi lors d’une séance sans indicateurs économiques majeurs, et alors que l’inflation persistante aux États-Unis ne semble pas trop compromettre les attentes d’une réduction des taux par la Réserve fédérale en juin.
Si février a été le deuxième mois consécutif de hausse de l’inflation aux États-Unis, la composition du rapport publié mardi reste cohérente avec une tendance désinflationniste, a déclaré Wells Fargo mercredi dans une note, dans laquelle la banque américaine se joint à ses principales homologues pour anticiper la première baisse des taux de la Fed en juin.
Les opérateurs ont toutefois réduit leurs paris sur une baisse des taux de la Fed d’ici juin à 65% mercredi, contre 70% mardi, selon le FedWatch du CME Group.
Une nouvelle série de données économiques prévus plus tard cette semaine aux Etats-Unis, notamment les prix à la production et les ventes au détail jeudi, devraient fournir davantage d’indices sur les plan de la Fed avant la réunion de de la banque centrale americaine le 20 mars.
Dans la zone euro, les investisseurs s’attendent également à ce que la Banque centrale européenne (BCE) baisse ses taux dans les prochains mois, avec des réductions de l’ordre de 90 à 95 points de base (pb) en 2024, d’autant que la hausse des coûts d’emprunts pénalise de plus en plus l’économie du bloc.
En janvier, la production industrielle de la zone euro a chuté de 3,2% sur un mois, soit beaucoup plus que prévu puisque les analystes tablaient sur un recul de 1,5%, a dit Eurostat mercredi.
Selon les analystes de Citigroup, la Banque d’Angleterre (BoE) devrait pour sa part commencer à baisser ses taux directeurs en juin et non plus en août.
VALEURS
Sur le Stoxx 600, le secteur de la distribution a été le plus performant mercredi avec une hausse de 3,59%, suite à un bond de 18,9% de l’action du détaillant de mode en ligne Zalando, qui a annoncé un bénéfice supérieur aux attentes au quatrième trimestre et un programme de rachat d’actions.
Inditex, le propriétaire du géant du prêt-à-porte Zara, a progressé pour sa part de 7,7% après avoir fait état d’une hausse de 30,3% de son bénéfice net en 2023.
Volkswagen a reculé de 4,4% après avoir déçu sur ses prévisions de ventes pour 2024.
E.ON a pris 6%, le plus grand opérateur européen de réseaux énergétiques ayant augmenté son objectif d’investissement sur cinq ans à 42 milliards d’euros et a fourni des prévisions de bénéfices pour 2024 qui ont dépassé les attentes. Cela a contribué à faire progresser de 0,81% le secteur des services publics.
A Paris, Vallourec a bondi de 7,4%, plus forte hausse du SBF 120, après l’annonce par ArcelorMittal d’une prise de participation au capital du fabricant français de tubes en acier sans soudures.
BNP Paribas, qui a déclaré mercredi qu’elle allait augmenter de 400 millions d’euros ses efforts de réduction des coûts, a gagné 2%.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones gagnait 0,39%, tandis que le Standard & Poor’s 500 perdait 0,11% après le rallye de mardi et le Nasdaq Composite 0,53%.
Ce dernier, à forte composante technologique, subit la hausse des rendements du Trésor américain, avant les indicateurs économiques à venir cette semaine.
Le titre Tesla cédait 3,09% après l’abaissement de la recommandation de Wells Fargo à « sous-pondérer ».
CHANGES
Le dollar recule (-0,12%) face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,21% à 1,0947 dollar. Ce dernier bénéficie de l’annonce mercredi des modifications très attendues du cadre opérationnel de la BCE, qui vise à réduire doucement les liquidités disponibles pour les banques pour ne pas perturber le système financier ou les prêts.
Dans les cryptomonnaies, le bitcoin progresse de 2,78% à 73.045,06 dollars après avoir atteint plus tôt dans la journée son troisième record consécutif à 73.678 dollars.
TAUX
Les rendements obligatoires en zone euro ont de nouveau augmenté mercredi après la publication de l’inflation aux États-Unis la veille.
Le rendement du dix ans allemand a progressé de presque 3 points de base à 2,355%, et celui du taux à deux ans a pris presque 4 pb à 2,8589%.
Le rendement de l’obligation italienne à 10 ans est à 3,584%, et a fini sur une baisse d’environ 2 pb.
Cela a réduit mercredi l’écart de rendement entre les emprunts d’Etat de référence allemand et italien, une mesure du risque souverain sur la dette périphérique de la zone euro, à 122 points de base, son niveau le plus bas depuis la mi-janvier 2022.
Les marchés obligataires américains progressent également: celui à dix ans gagne 4 points de base à 4,19%, et celui à deux ans prend environ 2 pb à 4,6177%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en hausse mercredi, soutenus par une baisse plus importante qu’attendu des stocks de brut aux États-Unis et par les craintes d’une perturbation de l’offre à la suite des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, le tout sur fond de signes de forte demande.
Le Brent prend 2,17% à 83,7 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) progressant de 2,37% à 79,61 dollars.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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