L’Europe finit en hausse, les espoirs sur les taux résistent à l’inflation américaine
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mardi, une inflation américaine plus élevée que prévu en février n’ayant pas entamé les espoirs des investisseurs de voir la Réserve fédérale (Fed) réduire prochainement ses taux d’intérêt, même si certains analystes avertissent que d’autres surprises négatives en matière d’inflation pourraient retarder la décision.
À Paris, le CAC 40 a terminé sur une hausse de 0,84% à 8.087,48 points. Le Footsie britannique, qui a atteint en séance un plus haut depuis mai 2023, a pris 1,02% et le Dax allemand 1,23%.
L’indice EuroStoxx 50 s’est octroyé 1,07%, le FTSEurofirst 300 1,03% et le Stoxx 600 1,01%.
La vigueur des prix à la consommation aux États-Unis en février, dont le marché a pris connaissance mardi, n’a guère ébranlé la conviction des investisseurs selon laquelle la banque centrale américaine, qui se réunit la semaine prochaine, se prépare à procéder à au moins trois réductions des taux d’intérêt en 2024, très probablement à partir du mois de juin.
L’indice des prix à la consommation (IPC) a légèrement progressé le mois dernier et sa version « core », qui exclut les prix volatils de l’énergie et des produits alimentaires, est ressortie supérieure aux attentes, tant sur une base mensuelle qu’annuelle.
« Dans l’ensemble, nous pensons qu’il s’agit d’une bonne configuration pour que la banque centrale commence à réduire ses taux vers le milieu de l’année, même si nous ne voyons pas de raison particulière de précipiter les choses et de réduire les taux plus tôt », a déclaré Daniele Antonucci, directeur des investissements chez Quintet Private Bank.
« Ce chiffre est tout juste suffisant pour maintenir les prévisions de baisse de taux pour juin – mais un autre chiffre comme celui-ci le mois prochain repousserait la première baisse au second semestre de l’année, ce qui remettrait en question l’idée d’un atterrissage en douceur », a averti Seema Shah, de Principal Asset Management.
Les attentes du marché concernant le calendrier de la première baisse des taux de la Fed sont restées largement inchangées mardi, les traders considérant désormais qu’il y a 70% de chances que la première baisse de taux ait lieu en juin, contre 71% avant le rapport sur l’inflation, selon l’outil FedWatch du CME.
En Europe, les marchés seront attentifs mercredi à la publication du PIB britannique et de la production industrielle de la zone euro pour le mois de janvier, d’autant plus que la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE) examinent également toute nouvelle donnée économique avant de procéder à leurs baisses de taux respectives.
VALEURS
Sur le STOXX 600, les ressources de base et les banques ont été parmi les secteurs les plus performants mardi, avec des hausses de 1,51% et 1,86% respectivement.
À Francfort, l’action de Wacker Chemie a grimpé de 5,6% après que le fabricant allemand de produits chimiques a annoncé des perspectives pour le premier trimestre supérieures aux estimations. Sa progression a aidé le secteur des produits chimiques à avancer de 0,96%.
Porsche a gagné 11,4% à la faveur de résultats annuels conformes aux attentes.
Le constructeur immobilier britannique Persimmon, qui a manqué les prévisions de bénéfice et mis en garde contre des conditions de marché moroses en 2024, a perdu 3,6%.
Le groupe immobilier allemand TAG Immobilien a perdu pour sa part 3,1% après avoir affiché une perte en 2023 sur fond de crise sectorielle en Allemagne et annoncé la suspension du versement des dividendes.
A Paris, leur homologue Nexity a abandonné 5,9% et la société française de gestion foncière Covivio 3%.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, Dow Jones prenait 0,25%, le Standard & Poor’s 500 0,63% et le Nasdaq Composite 0,89%.
Oracle, qui a atteint un niveau record en séance après avoir dépassé les attentes pour son bénéfice trimestriel, prend 12,5%.
Les actions des compagnies aériennes américaines sont en baisse mardi, certaines avertissant que ses plans d’augmentation de la capacité étaient remis en question en raison des retards de livraison d’avions de Boeing (-4,4%). Southwest Airlines perd 14%% et United Airlines 3,2%
LES INDICATEURS DU JOUR
En Europe, l’Allemagne, première économie du bloc, a vu l’inflation ralentir sur un an en février à 2,7%, comme prévu, selon les données publiées mardi.
Le marché a également accueilli favorablement les nouvelles données sur les salaires au Royaume-Uni, dont le rythme de croissance est le plus lent depuis octobre 2022, ce qui pourrait inciter la Banque d’Angleterre (BoE) à assouplir sa politique monétaire.
CHANGES
Le dollar progresse de 0,14% face à un panier de devises de référence, les perspectives d’une réduction des taux en juin s’atténuant, tandis que l’euro EUR= abandonne 0,09% à 1,0916 dollar.
TAUX
Les rendements en Europe ont augmenté mardi après les données plus fortes que prévu de l’inflation américaine, qui, selon certains analystes, pourraient forcer la Fed à maintenir ses taux à un niveau plus élevé pendant plus longtemps.
Le rendement du dix ans allemand a progressé de presque 3 pb à 2,326%, tandis que celui du taux à deux ans DE2YT=RR a pris 5,5 pb à 2,8219%.
Les marchés obligataires américains se renforcent également en raison de la persistance de l’inflation.
Le rendement du Treasury à dix ans prend presque 5 points de base à 4,15%, tandis que le taux à deux ans US2YT=RR augmente de plus de 6 points de base à 4,59%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole progressent légèrement mardi, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, et alors que l’Opep a maintenu mardi sa prévision d’une croissance relativement forte de la demande mondiale en 2024 et 2025 et a encore revu à la hausse ses prévisions de croissance économique pour cette année.
Le Brent avance de 0,34% à 82,49 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) progressant de 0,41% à 78,25 dollars.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Zhifan Liu)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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