L’Europe finit dans le désordre entre baisse des prix pétrole et menace d’offensive économique sur l’Iran
par Augustin Turpin
25 août (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi, les investisseurs restant perplexes quant aux conséquences des dernières sanctions annoncées par les États-Unis dans le cadre de leur conflit avec l’Iran, tandis que Wall Street évoluait dans le vert à mi-séance, l’optimiste sur la « tech » l’emportant sur les incertitudes géopolitiques.
À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,16% à 8.439,20 points. A Francfort, le Dax a progressé de 0,68% et à Londres, le FTSE 100 de 0,29%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,2%, tandis que le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,33% et le Stoxx 600 a grimpé de 0,38%.
Le bal des menaces a repris lundi entre Washington et Téhéran, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent ayant demandé à tous les pays et entités de rompre leurs relations commerciales avec l’Iran sous peine de sanctions, tandis que la République islamique a promis de riposter.
Les marchés ont cependant largement ignoré cette nouvelle escalade, dans la mesure ou elle n’a pas été suivie de conséquences militaires. Pourtant, les dernières données montrent que deux navires de transport seulement ont emprunté le détroit d’Ormuz lundi, sans qu’aucune reprise de la navigation par cette voie stratégique pour le transport maritime mondial d’hydrocarbures ne soit en vue.
« Les sanctions n’ont pas été immédiates et servent plus de menace envers l’Iran qu’une action immédiate », juge Mohit Kumar, économiste en chef pour l’Europe chez Jefferies. « Bessent a également laissé la voie de la négociation ouverte. »
Un rebond des valeurs technologiques et de puces, au lendemain d’une vague de ventes, a soutenu les marchés d’actions alors que les investisseurs se préparent à la publication des résultats trimestriels de Nvidia mercredi.
Les marchés étant toujours partagés entre engouement pour la croissance de l’IA et craintes sur les valorisations, les chiffres de ce baromètre du secteur technologique seront observés de près, tout signe d’un ralentissement étant susceptible d’alimenter les inquiétudes.
La publication des chiffres de l’indice PCE des prix à la consommation, un indicateur clef de l’inflation aux États-Unis, fera aussi l’objet d’une attention particulière mercredi, les dernières données ayant largement modéré les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa réunion de septembre.
VALEURS
Le secteur technologique européen termine dans le vert avec un gain de 0,21% pour le compartiment du Stoxx, porté par la brise optimiste qui profite au secteur à la veille de la publication des résultats de Nvidia.
Sa progression reste néanmoins limitée par le repli de plusieurs valeurs des logiciels, sur fond d’inquiétudes concurrentielles après l’annonce par Google d’un élargissement des services aux cabinets d’avocats de sa plateforme d’IA Gemini Enterprise.
Capgemini, Wolters Kluwer, SAP et Sopra Steria finissent sur des baisses d’environ 1,0% à 3,0%.
Un relèvement de la recommandation de Kepler Cheuvreux sur Air France-KLM a permis au titre de prendre 3,8%.
Gerresheimer a terminé sur une chute de 8,7%, le fabricant de matériel médical allemand ayant annoncé lundi que la démission de son président du directoire par intérim.
Les compartiments du luxe et de l’automobile souffrent après le regain de tensions commerciales entre les Etats-Unis et le Canada et clôturent sur des baisses respectives de 1,24% et 0,34%.
A WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones progresse de 0,17%, le Standard & Poor’s 500 de 0,23%, tandis que le Nasdaq Composite avance de 0,54%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne a progressé plus que prévu au deuxième trimestre par rapport au précédent, d’après les données définitives publiées par l’Office fédéral de la statistique, renforçant l’espoir d’un redressement prochain de la première économie d’Europe.
L’enquête de l’institut Ifo a par ailleurs montré que le moral des entrepreneurs allemands s’est également amélioré plus que prévu en août.
La confiance des ménages en France est restée stable à 86 points au mois d’août, selon l’enquête mensuelle de conjoncture de l’Insee.
PÉTROLE
Les cours de l’or noir évoluent à leur plus bas depuis une semaine, les opérateurs considérant que les dernières sanctions américaines contre l’Iran correspondent à diminution des risques d’escalade militaire.
« Il continue d’y avoir cette rhétorique très chaude et cette escalade, mais le pétrole se négocie toujours dans une fourchette étroite compte tenu de tout ce qui s’est passé ces derniers mois », estime Will Compernolle, stratège chez FHN Financial. « Il se pourrait simplement que les investisseurs des marchés de l’énergie soient devenus insensibles aux fluctuations du conflit. »
Le Brent recule de 3,91% à 88,57 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) baisse de 3,53% à 82,01 dollars.
TAUX/CHANGES
Les rendements des obligations de la zone euro se stabilisent après avoir touché la semaine dernière leurs plus hauts niveaux depuis des années, aidés par la baisse des cours du pétrole.
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède 0,1 point de base (pb) à 3,2035% et le deux ans 0,1 pb à 2,8092%.
Le rendement de l’OAT à dix ans est stable à 4,0564%, tout comme le deux ans à 3,0034%.
Outre-Atlantique, les opérateurs continuent d’évaluer les conséquences du projet du Trésor américain de multiplier par plus de deux le volume de ses rachats d’obligations pour freiner la hausse des rendements.
Le Treasuries à dix ans recule de 5,7 pb à 4,6466% et le deux ans perd 3,6 pb à 4,1996%.
Le dollar perd 0,07% face à un panier de devises de référence et l’euro gagne 0,09% à 1,1673 dollar.
MÉTAUX/ÉMERGENTS
Les plans de rachats d’obligations du Trésor américain profitent aux cryptomonnaies et aux métaux précieux, le bitcoin ayant passé en séance la barre des 80.000 dollars pour la première fois depuis la mi-mai.
Selon Tim Sun, chercheur chez HashKey Group, les déclarations de Scott Bessent ont renforcé l’opinion du marché selon laquelle, au moins jusqu’aux élections de mi-mandat, Washington pourrait se montrer moins tolérante à l’égard d’une nouvelle hausse des taux à long terme.
« Cela créerait un contexte macroéconomique relativement favorable pour des actifs tels que le bitcoin et l’or », ajoute Tim Sun.
D’après Tony Sycamore, analyste chez IG, les annonces du Trésor ont relancé la ruée sur les actifs refuge qui, si elle se prolonge durablement, pourrait ouvrir la voie à un bitcoin compris entre 95.000 et 100.000 dollars.
A l’heure de la clôture en Europe, il s’échange à 79.399 dollars et progresse de 0,6%, tandis que l’or, profitant de la faiblesse du billet vert, s’échange à 4.651,79 dollars l’once.
A SUIVRE MERCREDI 26 AOÛT :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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