L’Europe finit dans le désordre, entre résultats et craintes sur l’IA
par Diana Mandia
13 février (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé vendredi, les inquiétudes liées à l’intelligence artificielle (IA) ayant particulièrement affecté le secteur bancaire, après une semaine également marquée par une avalanche de résultats d’entreprises.
À Paris, le CAC 40 a abandonné 0,35% à 8.311,74 points. À Francfort, le Dax a pris 0,20% et à Londres, le FTSE 100 a gagné 0,42%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur une baisse de 0,41%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,12% et le Stoxx 600 a perdu 0,12%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 gagne toutefois 0,11% et le CAC 40 0,46%.
La crainte que le développement rapide des outils d’IA ne nuise à d’autres secteurs entiers de l’économie a entraîné une semaine d’humeur changeante sur les marchés d’actions.
Après avoir frappé des secteurs tels que les entreprises de logiciels, d’assurance et de courtage des deux côtés de l’Atlantique, les doutes ont particulièrement touché le secteur bancaire européen, qui a connu sa pire semaine depuis avril 2025 (-5,43%), lorsque la vague de droits de douane annoncée par la Maison blanche a secoué les marchés mondiaux.
En pleine période de publication des résultats, la volatilité s’est encore accrue, les investisseurs ayant dû digérer les chiffres et les prévisions de certaines des plus grandes entreprises du continent.
Selon les données compilées par LSEG, les bénéfices trimestriels des entreprises européennes devraient désormais reculer de 1,1% sur un an, soit une amélioration par rapport à la baisse de 4% prévue précédemment, mais restent les pires enregistrés au cours des sept derniers trimestres, dans un contexte marqué par l’impact des droits de douane américains.
Aux États-Unis, les données très attendues sur l’inflation du mois de janvier, plus modérée que prévu, renforcent les estimations de baisse des taux par la Réserve fédérale (Fed) cette année, même si les chiffres de l’emploi publiés mercredi ont plutôt laissé entrevoir une période de statu quo.
« Le fait que l’inflation soit en dessous des attentes pour la quatrième fois de suite et que les prix des biens non-énergétiques, censés être les plus affectés par les hausses de droits de douane, soient quasiment à l’arrêt sur les derniers mois montrent que les craintes d’une accélération de l’inflation étaient assez largement infondées », écrit Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques chez CPR Asset Management.
Les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains intègrent désormais environ 63 points de base d’assouplissement cette année, ce qui équivaut à environ deux baisses de taux de 25 points de base chacune, contre 58 points de base avant la publication des données.
VALEURS
A Paris, la banque Société Générale, affectée par la recrudescence des tensions autour de l’IA, a reculé de 5,4%, lanterne rouge du CAC 40.
Du côté des résultats d’entreprise, L’Oréal a perdu 4,9%, les ventes du groupe français de cosmétiques au quatrième trimestre ayant déçu les attentes des analystes.
Safran, qui a dit s’attendre vendredi à une meilleure performance en 2026, s’est en revanche envolé de 8,2%, faisant progresser le compartiment européen de la défense de plus de 3%.
Ubisoft a grimpé de 12,3% après avoir fait état jeudi d’une hausse plus importante que prévu de ses réservations nettes au troisième trimestre et confirmé ses objectifs annuels.
Capgemini a progressé de 5,1% après ses résultats 2025 et perspectives 2026.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones prend 0,43%, le Standard & Poor’s 500 0,52% et le Nasdaq Composite 0,30%.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’économie de la zone euro a progressé en ligne avec les attentes au quatrième trimestre de 2025, montre la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée vendredi par Eurostat.
L’excédent commercial de l’UE a par ailleurs continué de se réduire, les droits de douane pesant sur les exportations vers les États-Unis et la hausse des importations chinoises déplaçant la production européenne, selon les données publiées vendredi par Eurostat.
CHANGES
Le dollar est stable(+0,01%) vendredi face à un panier de devises de référence.
L’euro s’établit à 1,1868 dollar, également presque inchangé.
Le yen recule de 0,09% à 152,87 pour un dollar mais s’apprête à enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis plus d’un an, la victoire électorale historique de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi ayant apaisé certaines inquiétudes des investisseurs concernant les finances publiques.
La dirigeante nationaliste japonaise rencontrera par ailleurs le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, lundi prochain, a annoncé vendredi le gouvernement.
TAUX
Les rendements des bons du Trésor américain reculent vendredi, l’inflation plus modérée que prévu en janvier ayant renforcé les paris sur au moins deux baisses de taux cette année.
Le rendement des Treasuries à dix ans cède 4,8 points de base à 4,0560%. Le deux ans recule de 5,6 points de base à 3,4097%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 1,5 point de base à 2,7618%. Le deux ans a également fini en légère baisse à 2,0240%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole se stabilisent après avoir reculé plus tôt dans la séance, des sources ayant dit à Reuters que l’Opep+ envisageait de reprendre les augmentations de production à partir du mois d’avril.
Le Brent prend 0,31% à 67,73 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,11% à 62,91 dollars.
Les États-Unis ont par ailleurs assoupli ce vendredi les sanctions imposées au secteur énergétique vénézuélien en délivrant deux licences qui permettent aux entreprises de reprendre leurs activités dans le pays caribéen et à d’autres entreprises de négocier des contrats d’investissement.
A SUIVRE LE 16 FÉVRIER :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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