L’Europe finit dans le vert avec le secteur pharmaceutique
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi portées par le secteur de la santé dans le sillage d’un accord signé entre Pfizer et l’administration américaine pour réduire les prix des médicaments en échange d’un allègement sur les droits de douane.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,90% à 7.966,95 points. Le Footsie britannique a avancé de 1,12% et le Dax allemand a progressé de 1,13%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 1,05% et le FTSEurofirst 300 1,27%. Le Stoxx 600 a pris 1,21% avec un indice de la santé qui a affiché un bond de 5,25%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,27%, le Standard & Poor’s 500 grignote 0,12% et le Nasdaq grappille 0,10%. Nike bondit de 5,36% après avoir fait état d’une hausse inattendue de son chiffre d’affaires et d’un bénéfice meilleur que prévu au titre du premier trimestre.
La tendance est cependant hésitante à Wall Street avec la publication de l’enquête mensuelle du cabinet ADP qui a montré que le secteur privé aux Etats-Unis avait, contre toute attente, détruit 32.000 postes en septembre.
Cette statistique est diversement interprétée car elle conforte la perspective d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) mais alimente aussi la crainte d’un ralentissement économique généralisée.
Le rapport officiel vendredi du département du Travail devrait permettre de trancher à condition qu’il soit publié, une grande partie des opérations de l’administration fédérale américaine étant fermée depuis ce mercredi en raison du « shutdown », qui traduit de profondes divisions partisanes ayant empêché le Congrès et la Maison blanche de parvenir à un accord budgétaire.
« Quel que soit l’angle sous lequel on l’aborde, le marché (américain) du travail s’affaiblit et, selon nous, la Fed devrait poursuivre ses baisses de taux jusqu’à la fin de l’année », a déclaré Matthew Miskin, stratégiste en investissements chez Manulife John Hancock Investments. « L’absence d’autres données complique la tâche de la Fed », a-t-il ajouté.
VALEURS EN EUROPE
Les groupes pharmaceutiques et leurs fournisseurs en Europe – dont beaucoup ont des activités aux Etats-Unis – ont été recherchés: Sanofi, Novo Nordisk, Novartis, Sartorius, Merck Roche ou encore AstraZeneca ont pris entre 4% et plus de 11%.
Soitec, qui a annoncé le départ à venir de son actuel directeur général peu avant l’ouverture de la Bourse, a grimpé de 4,56%.
Tate & Lyle a plongé de 13,03% après avoir averti mercredi que son bénéfice et son chiffre d’affaires annuels diminueraient en raison d’un ralentissement de la demande dans les Amériques, son marché clé.
Arcadis a avancé de 9,37%, le groupe néerlandais d’ingénierie ayant lancé un nouveau programme de rachat d’actions.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est améliorée plus que prévu en septembre, avec un indice à 49,1, contre 48,7 en août, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM).
L’inflation en zone euro a accéléré en septembre, conformément aux attentes, en raison notamment de la hausse des prix des services et d’une baisse moindre de ceux de l’énergie, l’indice global étant ressorti à +2,2% en rythme annuel, selon une version préliminaire publiée par Eurostat.
L’activité manufacturière en zone euro s’est à nouveau repliée en septembre, avec un indice tombé à 49,8, contre 50,7 en août, les nouvelles commandes ayant chuté à leur rythme le plus rapide en six mois, montre l’enquête S&P Global/HCOB.
L’activité manufacturière britannique s’est contractée au rythme le plus rapide depuis cinq mois en septembre, avec un indice à 46,2, contre 47,0 en août, montre l’enquête S&P Global/CIPS UK.
CHANGES
Le dollar est stable après avoir reflué de près de 0,20% face à un panier de devises de référence et être tombé à un creux de deux semaines contre le yen à la suite d’une enquête montrant que l’emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis s’est contracté le mois dernier.
L’euro recule désormais de 0,03%, à 1,1730 dollar, après avoir grimpé en séance à un sommet d’une semaine face au dollar.
La livre sterling s’échange à 1,3481 dollar (+0,28%) après avoir atteint un pic d’une semaine par rapport au dollar.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de 2,9 points de base (pb), à 4,12%, et celui à deux ans, plus sensible aux anticipations sur les taux directeurs, s’affiche à 3,56%, en repli de 4,3 pb, après l’enquête ADP.
Celui du Bund allemand à dix ans a fini stable, à 2,71%, et celui à deux ans est resté également pratiquement inchangé, à 2,01%.
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT française à dix ans s’est établi autour de 81 points de base alors que le Parlement est dans l’attente de la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu et que le Rassemblement national a effectué son retour dans le bureau de l’Assemblée nationale avec deux vice-présidences sur six.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli et a touché en séance son plus bas niveau depuis 17 semaines en raison des inquiétudes économiques aux Etats-Unis et en Asie et d’une possible hausse de la production de l’Opep+.
Le Brent reflue de 0,65% à 65,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,69% à 61,94 dollars.
A SUIVRE JEUDI:
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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