L’Europe finit dans le vert une séance riche en données, les USA vers un « shutdown »
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, les investisseurs analysant une série de données économiques tout en gardant les yeux rivés sur les États-Unis, qui se préparent à une éventuelle fermeture de l’administration fédérale si aucun accord sur le budget n’est trouvé avant minuit.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,19% à 7.895,94 points. À Francfort, le Dax a pris 0,57% et à Londres, le FTSE 100 a gagné 0,54%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur une hausse de 0,38%, le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,46% et le Stoxx 600 a avancé de 0,47%.
Sur le mois, le CAC a gagné 2,49% et le STOXX 600 1,45%. Sur le troisième trimestre l’indice parisien a progressé de 3%, tandis que le STOXX 600 a pris 3,10%.
Les marchés d’actions ont réussi à enregistrer des gains le dernier jour du mois et du troisième trimestre, dans un contexte qui invite pourtant à la prudence à l’approche de l’heure butoir de minuit pour parvenir à un accord sur le budget américain et éviter un shutdown qui risque de retarder la publication d’une série de données clés pour la Réserve fédérale (Fed).
Même si une paralysie de l’administration ne perturbe généralement pas le marché à long terme, elle peut s’avérer plus que gênante pour la Réserve fédérale (Fed), qui ne sait actuellement pas si elle pourra recevoir vendredi les chiffres du rapport sur l’emploi, essentiel pour mesurer la santé du marché du travail et, par conséquent, la nécessité de nouvelles baisses des taux dans les mois à venir.
La présidente de la Banque fédérale de réserve de Boston, Susan Collins, a déclaré mardi qu’il pourrait être approprié d’assouplir davantage la politique monétaire cette année, tout en soulignant que les données devraient d’abord confirmer le ralentissement de l’inflation.
Dans l’attente de connaître l’issue du débat budgétaire, l’enquête JOLTS du département du Travail publié mardi a pris une importance particulière, révélant que les offres d’emploi ont augmenté en août, mais que les embauches ont diminué, ce qui ne remet pas en cause le pari du marché sur une baisse des taux en octobre.
En Europe, sans trop détourner leur regard des États-Unis, les investisseurs ont dû examiner ce mardi pour leur part une longue liste d’indicateurs économiques, notamment les chiffres préliminaires de l’inflation en Allemagne et en France, qui montrent une accélération dans les deux cas et donnent un avant-goût des chiffres pour l’ensemble de la zone euro attendus mercredi.
Elles ne remettent pas en cause les prévisions d’une pause prolongée de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de taux d’intérêt, alors que Francfort maintient les coûts d’emprunt inchangés depuis juin. L’économie de la zone euro résiste mieux que prévu aux droits de douane américains, ce qui laisse les risques d’inflation « tout à fait contenus », a pour sa part déclaré mardi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).
VALEURS
Aux valeurs, Valneva s’est envolé mardi de 8,2% pour finir en tête du SBF 120, après des résultats positifs pour Ixchiq, son vaccin à une dose contre le chikungunya.
TotalEnergies a reculé de 2,4%, poursuivant les pertes de la séance de lundi, alors que le groupe français est pénalisé, comme le reste du secteur, par la baisse des prix du pétrole. Son homologue britannique BP a reculé de 2,04%.
À Londres, Asos a abandonné 4,7% après avoir averti sur ses résultats, le détaillant britannique de mode en ligne s’attendant à ce que son chiffre d’affaires annuel soit inférieur aux attentes du marché en raison de la faible demande des consommateurs.
À WALL STREET
La Bourse de New York recule mardi avec les craintes de fermeture imminente du gouvernement américain.
À l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 0,32%, le Standard & Poor’s 500 0,15% et le Nasdaq Composite 0,19%.
Le laboratoire Pfizer avance de 2,8% alors que le président américain Donald Trump doit annoncer mardi un accord avec le groupe sur la baisse des prix de plusieurs de ses médicaments aux États-Unis.
LES INDICATEURS DU JOUR
Outre l’enquête JOLTS et l’inflation française et allemande, les investisseurs ont appris que les ventes au détail avaient affiché une baisse surprise en août en Allemagne, tandis qu’en Grande-Bretagne, le ralentissement du PIB au troisième trimestre a été confirmé, ce qui souligne les défis auxquels est confrontée la ministre des Finances Rachel Reeves alors qu’elle se prépare à présenter le prochain budget.
Aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs a baissé plus que prévu en septembre, selon l’enquête mensuelle du Conference Board publiée mardi.
CHANGES
Le dollar américain s’affaiblit mardi face à la plupart des devises, dans la perspective d’un probable shutdown qui pourrait perturber la publication du rapport mensuel sur l’emploi cette semaine.
« La possibilité d’un arrêt des activités du gouvernement américain dès mercredi matin maintient le dollar américain sous pression à la baisse », a déclaré Elias Haddad, stratège senior marchés chez Brown Brothers Harriman.
« La logique veut qu’un arrêt des activités gouvernementales puisse conduire à une Fed plus accommodante. Si cet arrêt est bref, la Fed l’ignorera. Cependant, un arrêt prolongé (plus de deux semaines) augmente le risque de ralentissement de la croissance et renforce la probabilité d’une Fed plus accommodante », ajoute-t-il.
Le billet vert perd 0,04% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,04% à 1,1730 dollar.
TAUX
Les rendements des obligations allemandes, référence de la zone euro, ont fini sur une note plutôt stable, tout en enregistrant une légère baisse mensuelle, la première depuis avril, revenant ainsi à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’annonce par l’Allemagne de son intention d’augmenter massivement ses dépenses budgétaires.
Le rendement du Bund allemand à dix ans ressort à 2,7117% et celui de son homologue à deux ans à 2,0207%.
Aux Etats-Unis, les rendements baissent mardi, la perspective d’un arrêt imminent des activités du gouvernement américain poussant les investisseurs à rechercher des actifs sûrs.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 1 point de base à 4,1309%. Le deux ans baisse de 3,3 points de base à 3,6001%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole poursuivent leurs baisses mardi, dans l’attente d’une nouvelle augmentation de la production de l’Opep+ et alors que la reprise des exportations depuis la région du Kurdistan irakien via la Turquie a renforcé les anticipations du marché concernant un excédent de l’offre.
Le Brent perd 1,25% à 67,12 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,9% à 62,89 dollars.
MÉTAUX
Les cours de l’or sont proches de leur plus haut mardi après que le métal a touché un niveau record de 3.871,45 dollars l’once plus tôt en séance, soutenu par les inquiétudes liées à un éventuel shutdown aux Etats-Unis.
L’or XAU=, valeur refuge par excellence, évolue à 3.840,19 dollars
A SUIVRE LE 1er OCTOBRE:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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