L’Europe finit dans le vert, les investisseurs attendent le discours de Powell
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, portées par le secteur du luxe et la reprise des secteurs automobile et technologique, tandis que les investisseurs attendent les commentaires de plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), dont son président Jerome Powell, prévus dans la soirée.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,54% à 7.872,02 points vers 15h59 GMT. À Francfort, le Dax a avancé 0,44% et à Londres, le FTSE 100 a fini en légère baisse (-0,04%).
L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,70%, le FTSEurofirst 300 0,23% et le Stoxx 600 0,38%.
Les marchés d’actions ont terminé la séance sur une note positive, soutenus par la hausse des valeurs du luxe – qui ont particulièrement aidé le CAC 40 parisien -, du secteur des énergies renouvelables et de la technologie qui, dans le sillage du Nasdaq la veille, bénéficie de l’enthousiasme suscité par le partenariat entre Nvidia et OpenAI.
Cependant, les investisseurs ont surtout les yeux rivés sur la politique monétaire américaine, alors qu’une série de responsables de la Fed s’expriment ces jours-ci pour donner leur avis sur l’évolution des taux d’intérêt, après que la banque centrale a annoncé la semaine dernière la première baisse des coûts d’emprunt depuis décembre 2024.
Le rendez-vous clé de cette série d’interventions est celui du président de la Fed, Jerome Powell, mardi à 16h35 GMT, qui s’exprimera sur les perspectives économiques dans un contexte d’inquiétude quant à la santé du marché du travail, raison invoquée par la banque centrale pour reprendre son cycle d’assouplissement mercredi dernier.
Ce diagnostic n’est toutefois pas partagé par l’ensemble de la Fed, plusieurs de ses membres, tels que le nouveau gouverneur, Stephen Miran, et la vice-présidente chargée de la surveillance, Michelle Bowman, ayant mis en garde contre les risques liés à un manque de détermination. D’autres, en revanche, ont remis en question lundi la nécessité de ces nouvelles baisses dans un contexte d’inflation encore élevée.
Les marchés digèrent également les chiffres des indices PMI de la zone euro publiés mardi, qui montrent que l’activité économique a connu en septembre sa plus forte croissance en 16 mois, malgré un tableau beaucoup plus nuancé en France, où l’activité s’est en revanche contractée en septembre à son rythme le plus marqué depuis avril.
En Allemagne, les instituts économiques ont relevé leurs prévisions de croissance pour 2025 à 0,2% et ont prévu des rebonds de 1,3% en 2026 et de 1,4% en 2027, selon des sources au fait de la question.
VALEURS
A Paris, LVMH et l’Oreal ont pris 3,2% et 3,5% respectivement, aidés par les perspectives de Bank of America (BofA) pour le troisième trimestre, qui ont fait grimper le compartiment du luxe sur le Stoxx à un pic de quatre mois pour finir sur un gain de 2,09%. Burberry a gagné 1,9% et Moncler 2,4%.
Orsted a pris 3,9%, bénéficiant de la décision de la juste américaine d’autoriser la reprise des travaux de son projet « Revolution Wind » aux Etats-Unis.
Le secteur automobile, qui a souffert lundi de la révision à la baisse des perspectives de Porsche et Volkswagen, s’est redresé mardi pour finir sur un gain de plus de 2%.
Le distributeur européen de produits d’aménagement de la maison Kingfisher, qui a annoncé une hausse de 10,2% de son résultat avant impôts ajusté au premier semestre, a progressé de 14,6%.
TUI a pour sa part gagné 2,7%, le plus grand voyagiste européen ayant confirmé mardi ses objectifs financiers annuels et à moyen terme.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,11%, le Standard & Poor’s 500 recule de 0,16% et le Nasdaq Composite cède 0,31%.
Ce dernier, à forte composante technologique, a enregistré un nouveau record lundi après l’annonce par Nvidia d’un investissement pouvant atteindre 100 milliards de dollars dans OpenAI, mais après une hausse de près de 4% la veille, le titre du géant de l’IA recule de 1,99%, le partenariat suscitant également des craintes liées à la concurrence dans le secteur
CHANGES
Le marché des changes est calme mardi, en attendant les propos de Jerome Powell.
Le dollar grappille 0,01% face à un panier de devises de référence et l’euro perd 0,06% à 1,1795 dollar.
TAUX
Sur l’obligataite, le sentiment est également attentiste.
Le rendement des Treasuries à dix ans évolue sans grand changement à 4,1428%, tout comme celui de l’obligation à deux ans qui ressort à 3,6029%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en très légère hausse à 2,7511%. Le deux ans a grappillé 0,8 point de base à 2,0259%.
Au Royaume-Uni, le Gilt britannique à 10 ans a en revanche perdu 2,7 points de base à 4,692% après la publication des données PMI, qui montrent que les entreprises britanniques sont confrontées à une perte de dynamisme et de confiance à l’approche de la présentation du nouveau budget du pays.
PÉTROLE
Les prix du pétrole progressent alors que les exportations de brut depuis le Kurdistan irakien n’ont toujours pas repris mardi, malgré l’accord conclu en ce sens, ce qui apaise les craintes des investisseurs concernant une surproduction mondiale.
Le Brent prend 2,22% à 68,05 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 2,52% à 63,85 dollars.
MÉTAUX
Le prix de l’or ont atteint mardi un nouveau record de 3.790,82 dollars l’once, soutenus par les flux vers les valeurs refuges dans un contexte d’incertitude géopolitique et par les anticipations d’une nouvelle baisse des taux de la Fed.
A SUIVRE LE 24 SEPTEMBRE:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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