L’Europe finit dans le vert avec le répit dans la guerre commerciale
par Diana Mandia
(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, bénéficiant du soulagement généré par la décision du président américain Donald Trump d’attendre le 9 juillet pour permettre des négociations avec l’Union européenne (UE) sur les droits de douane.
À Paris, où les gains se sont toutefois estompés en fin de séance, le CAC 40 a fini sur une note stable (-0,02%) à 7.826,79 points. À Francfort, le Dax a pris 0,96% et à Londres, le FTSE 100 a progressé de 0,69%.
L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,55%, le FTSEurofirst 300 0,33% et le Stoxx 600 0,45%.
L’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et Bruxelles a conduit mardi à une deuxième séance consécutive de gains pour les Bourses europénnes, qui saluent le recul du président américain sur sa menace d’imposer des droits de douane de 50% à l’UE à partir du 1er juin et le rétablissement de la date limite du 9 juillet pour donner une chance aux négociations.
La Commission européenne, qui se prépare aux pourparlers, a demandé à des grandes entreprises européennes et à des dirigeants de sociétés de détailler leurs projets d’investissement aux États-Unis, selon deux sources familières avec le sujet.
Le locataire de la Maison blanche a pour sa part déclaré mardi qu’il espérait que l’UE « s’ouvrirait » au commerce avec les États-Unis, bien qu’il ait réitéré sa menace d’imposer des surtaxes de manière unilatérale si un accord n’était pas conclu.
L’apaisement des tensions dans l’obligataire a également contribué à stimuler les actions, alors que le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans s’était récemment envolé en raison des craintes concernant la dette des Etats-Unis, qui pourrait encore gonfler avec le projet de loi sur les réductions d’impôts actuellement examiné par le Congrès.
Sur le front macroéconomique, les investisseurs ont appris mardi que l’inflation en France était tombée en mai à son plus bas niveau depuis décembre 2020, un signe « très encourageant de la désinflation en action », selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui a par ailleurs dit que la normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) n’était « sans doute pas à son terme ».
Les marchés évaluent à 90% les chances d’une réduction de 25 points de base des taux de la BCE lors de sa réunion de la semaine prochaine.
VALEURS
À Paris, Elis a pris 2%, le spécialiste des services de nettoyage prévoyant une croissance annuelle de son chiffre d’affaires et une amélioration progressive de sa marge d’Ebitda.
Ailleurs en Europe, l’action Telecom Italia a reculé de 2,1% après une décision de la justice italienne de retarder le remboursement de 1 milliard d’euros de redevances au groupe de télécomunications.
Le secteur européen de la défense a pris 1,6%, aidé par le contexte d’escalade des tensions entre la Russie et l’Ukraine et le feu vert de Bruxelles à la création d’un programme d’achats communs en matière de défense de 150 milliards d’euros.
A WALL STREET
Wall Street évolue en nette hausse à son retour du week-end prolongé du Memorial Day, les indices soutenus comme en Europe par la trêve commerciale: le Dow Jones avance de 1,34%, le Standard & Poor’s 500 de 1,67% et le Nasdaq Composite de 2,07%.
LES INDICATEURS DU JOUR
En Allemagne, le moral des consommateurs devrait encore s’améliorer à l’approche du mois de juin, mais la prudence des ménages quant à leurs dépenses reste un obstacle à une reprise plus solide de la première économie d’Europe, a montré une enquête publiée mardi.
L’économie allemande reste en effet confrontée à des difficultés et devrait se contracter en 2025 pour la troisième année consécutive, de 0,3%, a estimé mardi la fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie (DIHK).
CHANGES
Sur les marchés des devises, le dollar se redresse mardi, soutenu par la décision de Donald Trump de repousser l’échéance des droits de douane à l’encontre de l’UE.
Le billet vert gagne 0,38% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro perd 0,43% à 1,1338 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires à long terme ont reculé mardi dans la zone euro avec les données encourageantes sur l’inflation française et alors que les inquiétudes concernant l’impact des droits de douane américains restent de mise.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a reculé 2,7 points de base à 2,5340%. Celui de l’obligation à deux ans a fini stable à 1,7910%.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à 30 ans recule de plus de 8 points de base à 4,9562%, un mouvement qui reflète la baisse des rendements souverains japonais à long terme, Reuters ayant rapporté mardi que le ministère nippon des Finances pourrait réduire l’émission de ces obligations.
Le rendement de l’obligation américaine à dix ans perd pour sa part 6 points de base à 4,4515%.
Le département du Trésor vendra 69 milliards de dollars d’obligations à deux ans ce mardi, puis 70 milliards de dollars et 44 milliards de dollars d’obligations à cinq et sept ans mercredi et jeudi.
« Nous allons surveiller chaque vente aux enchères comme un événement à risque (…) surtout s’il y a un manque de liquidité ou si les acheteurs ne se présentent pas », a déclaré Subadra Rajappa, responsable de la stratégie des taux américains chez Société Générale.
PÉTROLE
Les prix du pétrole reculent en raison des inquiétudes concernant une surabondance de l’offre après que les délégations iranienne et américaine ont progressé dans leurs discussions et alors que l’Opep+ pourrait décider d’augmenter la production lors d’une réunion plus tard dans la semaine.
Le Brent perd 1,79% à 63,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 1,89% à 60,37 dollars.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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