L’Europe finit dans le rouge, craintes d’un effet domino sur les banques
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi et Wall Street était également dans le rouge en fin de matinée à New York dans une séance dominée par un regain d’incertitudes sur les banques avec notamment des attaques contre le titre Deutsche Bank malgré les tentatives des autorités de rassurer les investisseurs.
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 1,74% à 7.015,10 points. Le Footsie britannique a cédé 1,26% et le Dax allemand a abandonné 1,66%.
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,82%. Le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont reflué chacun de 1,37%.
Sur l’ensemble de la semaine, ce dernier à cependant gagné 0,87% et le CAC 40 1,29%.
Après les déboires des banques SVB, Signature Bank et Credit Suisse, les investisseurs redoutent que Deutsche Bank soit la prochaine sur la liste. L’action de la première banque allemande a été massivement vendue vendredi tandis que le rendement de sa dette Additional Tier 1 (AT1) et le coût d’assurance contre un risque de défaut de paiement (CDS) ont fortement augmenté.
Face au regain de stress sur les marchés, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a assuré vendredi que les banques dans la zone euro étaient robustes et disposaient de positions solides en termes de capital et de liquidités. Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président Emmanuel Macron, réunis à Bruxelles à l’occasion d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne, ont abondé dans le même sens. La veille, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, avait réaffirmé être prête à prendre de nouvelles mesures sur les dépôts bancaires des Américains.
« Il est certain que les régulateurs mondiaux et les banques centrales essaient de dissiper toutes les inquiétudes, mais je ne suis pas certain que les gens soient tout à fait convaincus », a souligné Brandon Pizzurro, directeur des investissements chez Guidestone Capital Management.
Signe de la nervosité, l’indice mesurant la volatilité aux Etats-Unis s’affichait à 22,67 points, tandis que son équivalent européen a fini sur un bond de 15,36% à 24,88 points.
VALEURS EN EUROPE
Le compartiment bancaire en Europe (-3,78%) a accusé la plus forte baisse sectorielle et un troisième repli hebdomadaire consécutif (-1,58%) avec notamment Deutsche Bank qui a dévissé de 8,53%.
Credit Suisse et UBS ont cédé respectivement 5,19% et 3,55%, pénalisées en outre par une information quant à une possible enquête des autorités américaines sur des aides présumées à des oligarques russes.
A Paris, Crédit agricole, BNP Paribas et Société générale ont abandonné de 2,06% à 6,13%.
Sur le SBF 120, Casino a plongé de 16,11% après l’abaissement de sa note de crédit par Moody’s et sa maison mère, Rallye, a cédé 16,08%, l’agence de notation financière invoquant des pertes de parts de marché, une faible liquidité et un endettement élevé.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,06%, le Standard & Poor’s 500 de 0,02% et le Nasdaq de 0,33%, dans une séance volatile.
Les principaux secteurs du S&P-500 sont dans le rouge avec un repli de 0,64% pour la finance et de 1,37% pour les banques.
Les grandes banques américaines JPMorgan Chase, Wells Fargo et Bank Of America perdent de 0,63% à 2,40%, tandis que plusieurs banques régionales comme First Republic Bank, Pacwest Bancorp ou encore Western Alliance Bancorp cèdent également du terrain.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les PMI en zone euro ont montré une accélération inattendue de la croissance de l’activité du secteur privé en mars avec un indice composite à 54,1 après 52,0 en février.
En Grande-Bretagne, l’indice PMI composite a ralenti à 52,2, mais les professionnels sont devenus plus optimistes sur leurs perspectives pour l’année à venir.
Aux Etats-Unis, l’activité économique a accéléré en mars avec un PMI composite à 53,3 après 50,1 en février, tandis que les nouvelles commandes ont rebondi pour la première fois en six mois à 51,2 après 48,5 en février, selon les données officielles.
CHANGES L’aversion au risque tire le dollar qui prend 0,57% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro se négocie à 1,076 dollar (-0,65%), malgré les bons chiffres des PMI en Europe.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule d’environ trois points de base à 3,36% et celui à deux ans d’environ cinq points à 3,74%, dans la perspective d’une modération des taux de la Fed au regard du contexte bancaire.
En Europe, le repli a été encore plus marqué, le rendement du Bund allemand à dix ans ayant fini en baisse de 6,2 points, à 2,12%, et celui à deux ans en recul de 12,1 points, à 2,37%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers sont affectés par les inquiétudes pour le secteur bancaire et les déclarations de la secrétaire américaine à l’Energie, Jennifer Granholm, sur les réserves stratégiques de brut du pays qui ont assombri les perspectives sur la demande.
Le Brent perd 1,57% à 74,72 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,47% à 68,93 dollars.
MÉTAUX
L’or, actif refuge, a dépassé vendredi le seuil des 2.000 dollars, avant de refluer à la clôture des Bourses en Europe à 1.986,47 dollars (-0,35%) l’once dans une séance également volatile.
A SUIVRE LUNDI:
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
LA CLÔTURE EN
EUROPE
Indices Dernier Var. Var. % YTD
Points
Eurofirst 300 1741,85 -22,70 -1,29% +3,78%
Eurostoxx 50 4130,62 -76,52 -1,82% +8,88%
CAC 40 7015,10 -124,15 -1,74% +8,36%
Dax 30 14957,23 -253,16 -1,66% +7,42%
FTSE 7405,45 -94,15 -1,26% -0,62%
SMI 10634,04 -84,50 -0,79% -0,89%
Les valeurs à suivre à Paris et en
Europe : [WATCH/LFR]
LA TENDANCE A
WALL STREET
Indices Dernier Var. Var. % YTD
Points
Dow Jones 32105,63 +0,38 +0,00% -3,14%
S&P-500 3947,85 -0,87 -0,02% +2,82%
Nasdaq 11742,66 -44,74 -0,38% +12,19%
Nasdaq 100 12680,09 -49,15 -0,39% +15,91%
Compte rendu de la séance à Wall
Street : [.NFR]
« The Day Ahead » – Le point sur la prochaine
séance à Wall Street [DAY/US]
CHANGES
Cours Veille Var.% YTD
Euro/Dlr 1,0758 1,0830 -0,66% +0,52%
Dlr/Yen 130,75 130,81 -0,05% -0,27%
Euro/Yen 140,69 141,73 -0,73% +0,28%
Dlr/CHF 0,9183 0,9164 +0,21% -0,66%
Euro/CHF 0,9881 0,9925 -0,44% -0,14%
Stg/Dlr 1,2217 1,2285 -0,55% +0,99%
Indice $ 103,1140 102,5320 +0,57% +7,22%
OR
Cours Veille Var. % YTD
Or Spot 1986,77 1993,50 -0,34% +30,97%
TAUX
Dernier Var. Spread/Bund
(pts)
Future Bund 137,92 +0,88
Bund 10 ans 2,13 +0,00
Bund 2 ans 2,40 +0,02
OAT 10 ans 2,66 -0,00 +52,90
Treasury 10 ans 3,37 -0,04
Treasury 2 ans 3,76 -0,05
PETROLE
Cours Précéden Var Var.% YTD
t
Brut léger US 69,16 69,96 -0,80 -1,14% +12,99%
Brent 74,91 75,91 -1,00 -1,32% +13,45%
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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