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L’Europe face à la montée du coût climatique

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par Mark John et Yoruk Bahceli

LONDRES, 18 août (Reuters) – Les dégâts provoqués par des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes en Europe ont un coût et, comme la plupart des pertes ne sont pas assurées, la charge risque de retomber sur les finances publiques en l’absence d’une action rapide.

Les incendies de forêt survenus cette année dans le sud-ouest de l’Europe mais aussi les graves inondations en Espagne en 2024 ainsi qu’en Allemagne et dans les pays voisins en 2021 montrent que le changement climatique accentue depuis un moment les pressions sur les finances européennes, déjà confrontées à la hausse des dépenses de défense et au vieillissement de la population.

« Le problème, c’est ​qu’elles se répètent de plus en ‌plus souvent », a déclaré Federico Barriga-Salazar, responsable des notations souveraines d’Europe occidentale chez Fitch, à propos de catastrophes jusqu’alors ​perçues comme des chocs budgétaires ponctuels plutôt que ⁠comme une charge régulière.

« Si un gouvernement est déjà confronté à des contraintes budgétaires, cela l’oblige à faire des arbitrages », a-t-il déclaré, soulignant la pression ‌que ces pertes économiques exercent sur les autres dépenses ‌publiques.

Si l’impact sur les finances publiques reste pour l’heure limité, il devrait s’accentuer dans les années à venir en Europe, le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.

Les phénomènes météorologiques extrêmes et les événements liés au changement climatique ont coûté 822 milliards d’euros à l’Union européenne entre 1980 et 2024, dont un quart au cours des quatre dernières années seulement, selon l’Agence européenne pour l’environnement.

Les ​déficits publics dans la zone euro s’établissent déjà en moyenne à environ 3% du produit intérieur brut (PIB). Federico Barriga-Salazar cite des estimations selon lesquelles les inondations qui ont touché l’Espagne en 2024, les plus graves en Europe depuis un demi-siècle, entraîneront des coûts de reconstruction équivalant à 0,7 point de PIB sur la période 2024-2026.

Seul un quart des pertes liées aux catastrophes climatiques dans l’UE est couvert par des assurances, un taux qui tombe sous 5% dans certains pays, selon les estimations de l’UE. Certains craignent que les assurances ne couvrent qu’une part de plus en plus réduite des pertes à mesure que les événements météorologiques extrêmes se multiplient.

« Je pense que plus ces risques deviennent fréquents, moins ils seront couverts ⁠par les assurances », a déclaré David Zahn, responsable de la gestion obligataire européenne chez Franklin Templeton. « C’est un problème majeur et, pour certains pays, son coût pourrait atteindre entre 1% et 2% du PIB. »

Selon les calculs du think ⁠tank Bruegel, si la plupart des dommages causés par les inondations de 2021 en Belgique étaient couverts par les assurances, le faible niveau de couverture en Allemagne a contraint le pays à mobiliser 30 milliards d’euros de fonds publics pour financer l’essentiel des dégâts.

ADAPTATION ET PARTAGE DES RISQUES

Alors que l’Union européenne doit dévoiler cet automne ses propositions en matière de résilience climatique et de gestion des risques, l’attention se tourne vers les solutions possibles.

La Grèce, dont l’économie dépend largement du tourisme et est particulièrement exposée aux vagues de chaleur et aux incendies de forêt, cherche à améliorer la couverture d’assurance et la résilience des infrastructures d’eau et d’énergie dans les régions touristiques.

Après ⁠les inondations ‌massives du début de 2026, le Portugal a annoncé un projet d’assurance habitation obligatoire, accompagné d’un fonds contre les catastrophes naturelles et les séismes ainsi que d’un mécanisme ⁠de solidarité garantissant un accès universel.

Une solution temporaire pourrait consister à recourir aux « obligations-catastrophes », qui offrent aux investisseurs des rendements élevés mais les exposent à la ​perte d’une partie ou de la ​totalité de leur capital en cas de survenance d’un événement prédéfini, tel qu’un ouragan ou un séisme.

David Zahn, de Franklin Templeton, a ajouté qu’il pourrait s’agir d’un pari coûteux pour les États: « Si l’événement se produit, le versement ​est immédiat. Mais il est aussi possible qu’il ne se passe rien pendant cinq ans et que vous ayez simplement payé 8% par an. »

Heather Grabbe, chercheuse senior chez Bruegel, a déclaré que les gouvernements devraient aller au-delà des dépenses d’urgence ponctuelles, qui risquent d’inciter les ménages et les entreprises à ‌ne pas souscrire d’assurance.

« Tous les gouvernements européens doivent évaluer ​leur exposition aux risques et élaborer des plans complets pour réduire les dommages futurs grâce à des investissements d’adaptation, tout en mutualisant les risques au-delà des frontières », a-t-elle déclaré.

De nombreuses études montrent que les investissements précoces dans ​l’adaptation au changement climatique peuvent générer des économies à long terme et éviter ce qu’une étude de l’université d’Oxford en 2025 a appelé un « piège de l’investissement dans l’adaptation », dans lequel la répétition des catastrophes climatiques alourdit la dette et réduit les ressources disponibles pour les mesures de protection.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a indiqué que des investissements verts représentant 0,1% du PIB pourraient éviter des pertes économiques huit fois supérieures ainsi que des pertes de recettes fiscales équivalant à trois fois l’investissement initial.

La Banque centrale européenne (BCE) a proposé un dispositif européen de réassurance public-privé contre les catastrophes naturelles, complété par un fonds européen destiné à financer les dommages qu’elles causent.

Reste à savoir si les vagues de chaleur de cet été susciteront la volonté politique nécessaire pour prendre ⁠en charge une partie des coûts initiaux de telles mesures, tant au niveau national qu’européen.

Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l’exécutif européen examinait des moyens de réduire le déficit de couverture en matière d’assurance climatique dans le cadre d’un ensemble de mesures devant être adoptées d’ici la fin de l’année.

(1 dollar = 0,8624 euro)

(Rédigé par Mark John avec la ​contribution de Kate Abnett à Bruxelles, Aislinn Laing à Madrid, Andrei Khalip à Lisbonne, Johann M Cherian à Bengaluru et Francesco ​Canepa à Francfort; version française par Aleksandra Kret, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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