L’Europe consolide en clôture et Wall Street rebondit à mi-séance
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes ont terminé mardi sur de faibles variations, tandis qu’à Wall Street la tendance s’est retournée dans le vert en fin de matinée à New York après les déclarations de responsables de la Fed, dont Christopher Waller, qui a évoqué une possible baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis dans les mois à venir.
À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,21% à 7.250,13 points. Le Footsie britannique a abandonné 0,07%. Le Dax allemand, soutenu par les valeurs défensives comme celles des services aux collectivités, a grappillé 0,16%.
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,15%, tandis que le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 ont perdu chacun 0,30% chacun mais leur baisse a été limité par le soutien du compartiment défensif.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,46%, le Standard & Poor’s 500 de 0,31% et le Nasdaq de 0,33%.
Les marchés d’actions, qui étaient orientés dans le rouge depuis le début de la séance, dans un mouvement de consolidation après les importants gains enregistrés ce mois-ci et avant la publication dans la semaine des chiffres de l’inflation en zone euro et aux Etats-Unis, ont tenté en fin de session un rebond.
Christopher Waller, l’un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), s’est dit mardi « de plus en plus confiant » que le niveau actuel des taux d’intérêt de la banque centrale américaine sera suffisant pour ramener l’inflation à l’objectif de 2% et n’a pas exclu une baisse du coût du crédit dans les mois à venir.
Ces déclarations ont fait reculer les rendements souverains américains et le dollar.
Outre Christopher Waller, d’autres responsables de la Fed comme Austan Goolsbee se sont exprimés dans la journée, ce dernier estimant que l’inflation aux Etats-Unis est en passe d’enregistrer sa plus forte baisse depuis 71 ans. Une intervention de Jerome Powell, le président de la banque centrale américaine, est attendue vendredi, au lendemain de la publication de l’indice PCE des prix aux Etats-Unis et de la statistique des prix à la consommation en zone euro.
La Fed, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) rendront leurs prochaines décisions de politique monétaire les 13 et 14 décembre.
VALEURS EN EUROPE
Atos a chuté de 6,58%, le groupe de services informatiques ayant annoncé renégocier son accord avec Daniel Kretinsky sur Tech Foundations.
Ubisoft a plongé de 8,97% en réaction à l’annonce d’un placement d’obligations convertibles en actions.
easyJet a gagné 4% après un bénéfice annuel conforme aux attentes.
Julius Baer, pénalisé par l’abaissement du conseil de Morgan Stanley, a cédé 4,68%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les prêts bancaires aux entreprises de la zone euro ont reculé en octobre pour la première fois depuis 2015, avec une contraction de 0,3% après une hausse de 0,2% en septembre, selon les données publiées par la BCE.
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est nettement améliorée en novembre, montre l’enquête mensuelle du Conference Board.
CHANGES
Le dollar (-0,51%) a reculé mardi à un plus bas depuis le 11 août face à un panier de devises de référence après les déclarations de Christopher Waller. L’indice est en passe d’accuser une baisse de plus de 3% sur l’ensemble du mois, la plus importante depuis novembre 2022.
L’euro s’affiche à 1,1003 dollar (+0,46%) à un sommet de plus de trois mois et demi, tandis que la livre sterling se traite à 1,2708 dollar (+0,66%), à un pic depuis septembre.
TAUX
Le rendement des Treasuries décline à un plus bas de près de deux mois après les déclarations des responsables de la Fed.
Celui à dix ans cède près de cinq points de base, à 4,34% et celui à deux ans neuf points, à 4,76%.
En zone euro, les rendements de ces deux échéances ont fini respectivement à 2,49% (-5,9 points) et 2,91% (-6,7 points).
PÉTROLE
Le marché pétrolier est fortement à la hausse dans la perspective de nouvelles réductions de la production de l’Opep+ qui se réunit jeudi.
Le Brent gagne 2,44% à 81,93 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,5% à 76,73 dollars.
A SUIVRE MERCREDI :
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


