L’Europe clôture dans le vert grâce à la Chine et malgré les Etats-Unis
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, soutenues par les dernières décisions prises en Chine, bien que la confiance du consommateur américain moins bonne que prévu ait pesé sur le sentiment.
À Paris, le CAC 40 a progressé de 1,28% à 7.604,01 points, tandis que le Dax allemand s’est hissé de 0,75% et le Footsie britanniques’est renforcé de 0,28%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé la séance sur une hausse de 1,05%, tandis que le FTSEurofirst 300 inscrivait un gain de 0,63% et que le Stoxx 600 prenait 0,58%.
La Chine a dévoilé mardi son plus important plan de relance économique depuis la pandémie de Covid-19, injectant davantage de liquidités dans l’économie et abaissant ses taux d’intérêt pour tenter de raviver une économie moribonde, empêtrée dans une crise immobilière durable.
L’économie de la zone euro dépend pour une bonne part du marché chinois, deuxième marché pour les exportations du groupe derrière les États-Unis, et un rebond de la croissance en Chine pourrait donc permettre à l’activité dans le bloc de se reprendre.
Les derniers indicateurs PMI, publiés lundi, ont en effet remis en évidence la faiblesse de la croissance en zone euro, ainsi que les médiocres perspectives de reprise.
« Des mesures budgétaires plus importantes pourraient être nécessaires pour rétablir la confiance des consommateurs, soutenir le secteur immobilier et donner un coup de fouet à l’économie afin d’atteindre l’objectif de croissance du gouvernement », nuancent toutefois les analystes de Rabobank.
Aux États-Unis, la confiance du consommateur s’est repliée de manière inattendue, ravivant les craintes sur un ralentissement de l’économie outre-Atlantique.
Les investisseurs américains digèrent par ailleurs les nombreux commentaires de responsables de politique monétaire, les plus restrictifs d’entre eux, comme le président de la Réserve fédérale de Minneapolis, Neel Kashkari, saluant la baisse de 50 points de base décidée en septembre par la Fed.
L’inflation PCE aux Etats-Unis, attendue vendredi, pourrait donner davantage d’indications aux investisseurs sur la trajectoire des taux de la Fed.
A WALL STREET
Wall Street progresse prudemment à mi-séance après un indicateur de confiance du consommateur en repli inattendu sur septembre.
A l’heure de la clôture en Europe, les échanges à la Bourse de New York indiquaient une progression de 0,08% pour le Dow Jones, contre 0,1% pour le Standard & Poor’s 500, et 0,16% pour le Nasdaq Composite.
VALEURS
Le luxe a terminé en hausse, soutenu par les dernières décisions de la banque centrale chinoise. L’indice du secteur a pris 0,74%, Kering 3,27%, LVMH 3,02%, L’Oréal 3,86% et Hermès 3,8%.
Le secteur des matières premières a progressé de 4,49%, en tête des secteurs du Stoxx 600, ce alors que la Chine est le principal consommateur de ressources de base.
Le groupe d’ingénierie britannique Smiths Group a chuté de -5,934% après avoir fait état d’une baisse de son bénéfice annuel.
TAUX
Les rendements reculent de part et d’autre de l’Atlantique, les investisseurs recherchant des actifs sûrs dans un contexte économique incertain.
Le rendement du dix ans allemand a perdu 3 pb à 2,143%.
A l’heure de la clôture en Europe, le rendement du Treasury à dix ans prend 1,8 pb à 3,7564%, tandis que le rendement du titre à deux ans abandonne 1,5 pb à 3,561%.
CHANGES
Le dollar se replie, les investisseurs s’inquiétant des risques de récession dans la première économie du monde.
Le dollar recule de 0,22% face à un panier de devises de référence, l’euro se hisse de 0,31% à 1,1147 dollar, et la livre sterling se raffermit de 0,18% à 1,337 dollar.
PÉTROLE
Le baril progresse après le soutien à l’économie décidé par la banque centrale de Chine, premier importateur mondial de pétrole.
Le Brent progresse de 1,42% à 74,95 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se renchérit de 1,46% à 71,4 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
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