L’Europe boursière continue de monter, Wall Street fermée
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes montent légèrement lundi à mi-chemin d’une séance calme, la journée étant fériée aux Etats-Unis, sur fond d’optimisme quant à une modération de l’inflation et à un atterrissage en douceur de l’économie.
Les marchés actions et obligataire américains resteront fermés pour la célébration du Martin Luther King Day.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,26% à 7.041,81 points vers 12h15 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,3% et à Londres, le FTSE s’adjuge 0,2%, proche de son record.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 monte de 0,28%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,13% et le Stoxx 600 de 0,3%.
Ce dernier, au plus haut depuis avril, évolue dans le vert pour la quatrième séance consécutive.
Les marchés boursiers restent soutenus par les signes de ralentissement de la croissance des prix aux Etats-Unis et en Europe, malgré les déclarations des responsables de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne affirmant que l’inflation sous-jacente est trop élevée pour justifier prochainement un changement de cap dans la politique monétaire.
Certains acteurs veulent pourtant y croire. « En fonction du rapport sur l’emploi américain de janvier et février, la hausse de taux attendue de la part de la Fed de 25 points de base le 1er février pourrait être la dernière hausse », a déclaré Steven Blitz, économiste en chef chez TS Lombard. « Attendez-vous à ce que les baisses de taux commencent d’ici le milieu de l’année. »
La semaine qui commence sera ponctuée notamment par les publications de résultats d’entreprises de premier plan comme Goldman Sachs, Morgan Stanley et Netflix.
Les investisseurs suivront en outre cette semaine les interventions de banquiers centraux, dont la présidente de la BCE, Christine Lagarde, dans le cadre du Forum économique mondial de Davos.
VALEURS EN EUROPE
Orange cède 1,79%, lanterne rouge du CAC, après l’abaissement de recommandation de Jefferies à « conserver » et CGG grimpe de 7,99% après le passage de Société générale de « conserver » à « acheter ».
L’action Telecom Italia (+2,28%) accroit ses gains après l’annonce de la démission d’Arnaud de Puyfontaine du conseil d’administration de l’opérateur italien.
Parmi les plus importantes hausses du Stoxx 600, Temenos gagne 6,43% après avoir annoncé le départ de son directeur général à la suite d’une nouvelle baisse de ses résultats trimestriels.
CHANGES
Le yen cède un peu de terrain après avoir inscrit un pic de plus de sept mois face au dollar en réaction à des spéculations sur une modification, voire l’abandon, par la Banque du Japon (BoJ) de sa politique de contrôle des rendements obligataires lors de sa réunion prévue mercredi.
« La pression sur le marché obligataire japonais et sur la BoJ va s’accentuer (…) L’inflation est de retour au Japon et la BoJ a beaucoup de retard à rattraper, il pourrait donc être plus facile de retirer le pansement rapidement », a déclaré Neil Wilson, analyste chez Markets.com.
Face à un panier de devises de référence, le dollar est stable (+0,09%). L’euro est inchangé autour de 1,0822 dollar.
TAUX
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro restent soutenus avant des adjudications notamment en France, en Allemagne et en Espagne: celui du dix ans allemand gagne 4,5 points de base à 2,183% et le dix ans français monte autour de 2,66%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier recule après avoir bondi de plus de 8% la semaine dernière, sa plus forte progression hebdomadaire depuis octobre, grâce à l’espoir de reprise de la demande en Chine.
Le Brent abandonne 0,29% à 85,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,23% à 79,68 dollars.
(Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


