L’Europe attendue en repli, la pression sur les taux ne retombe pas (actualisé)
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont encore attendues en baisse mardi à l’ouverture, de nouveaux commentaires restrictifs de banquiers centraux continuant d’alimenter la pression sur le marché obligataire où le taux américain à dix ans est monté à un nouveau sommet de 16 ans tandis que le dollar a atteint un pic de près de 10 mois.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,36% à l’ouverture, le Dax à Francfort 0,15% et le FTSE 100 à Londres 0,10%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en recul de 0,29%.
Le sentiment de marché est affecté depuis plusieurs séances par la politique monétaire, la Réserve fédérale américaine (Fed) et d’autres banques centrales ayant indiqué que les taux d’intérêt demeureraient élevés plus longtemps que prévu.
Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a de nouveau abondé lundi en ce sens, insistant sur la nécessité de maintenir les taux à un niveau restrictif, tandis qu’Isabelle Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a expliqué que la zone euro n’en avait pas fini avec l’inflation. Les investisseurs attendent désormais une intervention de Philip Lane, chef économiste de l’institution de Francfort, prévue dans la journée.
Aux Etats-Unis, le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a déclaré lundi qu’une inflation supérieure à l’objectif de 2% constituait un plus grand risque qu’un ralentissement accru de l’économie.
Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a dit pour sa part s’attendre à une nouvelle hausse des taux intérêt avant leur maintien à un niveau élevé sur une longue durée.
Les investisseurs sont également à l’affût des données sur le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, ainsi que celles sur les ventes au détail en Allemagne, entre autres statistiques prévues cette semaine, qui devraient influer sur la tendance avant la publication vendredi des prix à la consommation en zone euro et de l’indice PCE des prix aux Etats-Unis.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse lundi, portée notamment par les gains d’Amazon et du secteur de l’énergie, alors que les rendements obligataires ont continué de progresser, dans un contexte de recherche de précisions sur les contours exacts de la politique de la Fed.
L’indice Dow Jones a gagné 0,13%, ou 43,04 points, à 34.006,88 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 17,38 points, soit 0,40%, à 4.337,44 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 59,51 points (+0,45%) à 13.271,32 points.
Un « bras de fer » oppose « des investisseurs devenant apparemment de plus en plus préoccupés par (des taux) ‘plus élevés plus longtemps’ et des spéculateurs se disant que nous avons peut-être assisté à une correction et que nous pouvons commencer à bâtir sur des niveaux plus élevés », a expliqué Chuck Carlson, directeur général de Horizon Investment Services.
Parmi les principaux secteurs du S&P-500, l’énergie a été la plus performante tandis que côté valeurs, Amazon a pris 1,7%, le groupe ayant annoncé son intention d’investir jusqu’à quatre milliards de dollars dans la startup Anthropic afin de répondre à la concurrence croissante dans le domaine de l’intelligence artificielle.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a fini en repli de 1,11% à 32.315,05 points et le Topix, plus large, a reflué de 0,57% à 2.371,94 points.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) fléchit de 0,66%.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai abandonne 0,27% et le CSI 300 cède 0,47%.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
CHANGES
Le dollar, qui a touché lundi un plus haut depuis novembre à 106,1 points, progresse encore mardi (+0,09%) face à un panier de devises de référence.
L’euro, à un creux de six mois, se traite à 1,0584 dollar (-0,06%). La monnaie européenne s’achemine vers un repli de 3% sur l’ensemble du trimestre, sa plus forte baisse depuis un an.
Le yuan chinois varie peu, s’échangeant à 7,3099 pour un dollar, malgré la décision de la banque centrale chinoise de fixer le cours de référence de sa monnaie à un niveau plus ferme que celui anticipé par le marché.
La devise japonaise continue sa glissade, se rapprochant de 150 yens pour un dollar, en raison des divergences de politique monétaire entre la Fed et la Banque du Japon (BoJ).
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est quasiment stable mardi, à 4,556%, après avoir grimpé la veille à 4,552%, un niveau inédit depuis octobre 2007. Sur l’ensemble du mois de septembre, il a pris plus de 45 points de base.
Le rendement du dix ans allemand, qui a déjà grimpé la veille, a touché mardi dans les premiers échanges 2,813%, un plus haut depuis 2011.
PÉTROLE
La vigueur du dollar et la perspective de taux d’intérêt élevés sur une longue durée dans la plupart des grandes économies pèsent sur le marché pétrolier: le Brent reflue de 0,5% à 92,82 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,46% à 89,27 dollars.
PAS D’INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 26 SEPTEMBRE
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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