L’Europe attendue dans le rouge avant des données sur l’inflation
par Bertrand De Meyer
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mardi à l’ouverture avant de nouveaux indicateurs et après un démenti de Donald Trump sur d’éventuels droits de douane moins fermes que prévu.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en baisse de 0,48% pour le CAC 40 parisien, contre un repli de 0,58% pour le FTSE à Londres, un déclin de 0,39% pour le Dax à Francfort et une baisse de 0,44% pour l’EuroStoxx 50.
La publication de nouveaux indicateurs macroéconomiques continuera à agiter la séance au cours d’une semaine riche en données.
Les investisseurs scruteront l’inflation en France et dans la zone euro, attendues avant l’ouverture de la séance et en début de séance, afin d’affiner leurs perspectives sur de nouvelles réductions de taux de la part de la Banque centrale européenne (BCE).
Les marchés prévoient dorénavant un assouplissement d’un peu moins de 100 points de base en 2025 alors que les indices PMI de conjoncture pour décembre publiés lundi ont confirmé la morosité de l’économie européenne.
Un recul plus net de l’inflation donnerait davantage de marge de manoeuvre à la banque centrale pour baisser ses taux mais des incertitudes demeurent sur la dynamique des coûts.
Ce sont particulièrement les données outre-Atlantique qui animeront la semaine, les investisseurs attendant notamment le rapport sur l’emploi non agricole publié vendredi.
L’indicateur ISM des services et l’enquête sur les ouvertures de postes JOLT donneront dès ce mardi des indications sur l’état de l’économie américaine.
Surtout, le démenti du président élu Donald Trump concernant d’éventuels tarifs douaniers mois fermes que prévu et concentrés sur certains secteurs devrait rappeler les marchés aux conséquences d’une deuxième présidence Trump.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé lundi, le Dow Jones terminant de peu dans le rouge tandis que le S&P et le Nasdaq démarraient la semaine sur une note positive, soutenus par l’espoir de voir le président élu Donald Trump se montrer moins agressif que prévu sur le front de la guerre commerciale qu’il a promis d’entreprendre.
L’indice Dow Jones a cédé 0,06%, ou 25,57 points, à 42.706,56 points.
Le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 32,91 points, soit 0,55% à 5.975,38 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 243,30 points, soit 1,24% à 19.864,981 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a terminé en hausse de 1,97%, soutenu par les valeurs des semi-conducteurs qui profitent de la performance de leurs homologues américaines.
La Bourse de Hong Kong est orientée à la baisse après que les Etats-Unis ont ajouté le géant de la technologie Tencent et d’autres à une liste d’entreprises qui, selon eux, travaillent avec l’armée chinoise.
L’indice hongkongais Hang Seng décline de 1,83% tandis que le SSE Composite de Shanghai a pris 0,70% et le CSI 300 0,70%.
TAUX
Les rendements sont plutôt stables avant plusieurs indicateurs attendus au cours de la séance aux Etats-Unis.
Le rendement du Treasury à dix ans décline de 0,2 pb à 4,6138%, tandis que le rendement du titre à deux ans abandonne 0,1 pb à 4,2599%.
Le rendement du dix ans allemand recule de 0,1 pb à 2,448%, celui du taux à deux ans perd 0,5 pb à 2,197%.
CHANGES
Le dollar ne repart pas de l’avant mardi, les marchés s’interrogeant sur les politiques de droits de douane que souhaite installer Donald Trump une fois investi président des Etats-Unis.
Le dollar recule de 0,08% face à un panier de devises de référence, l’euro se hisse de 0,07% à 1,0397 dollar, et la livre sterling se raffermit de 0,14% à 1,2535 dollar.
En Asie, le yen décline de 0,08% à 157,72 yens pour un dollar, le dollar australien se hisse de 0,34% à 0,6264 dollar.
PÉTROLE
Le baril est plutôt stable mardi avec les craintes sur l’activité économique mondiale après des données moroses publiées ces derniers jours.
Le Brent recule de 0,04% à 76,27 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 0,12% à 73,47 dollars.
(Rédigé par Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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