Les tensions USA-Iran pénalisent les Bourses et font grimper les rendements obligataires
par Diana Mandia
18 août (Reuters) – Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes reculent mardi à mi-séance, pénalisées par les prix élevés du pétrole et la hausse des rendements obligataires, dans un contexte de craintes d’un conflit prolongé au Moyen-Orient. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture presque stable (+0,01%) pour le Dow Jones, et en baisse de 0,45% pour le Standard & Poor’s-500 et de 1,15% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,44% à 8.541,58 points vers 10h50 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,29% et à Londres, le FTSE 100 est stable (+0,01%).
L’indice EuroStoxx 50 recule de 0,51%, le FTSEurofirst 300 de 0,52% et le Stoxx 600 de 0,50%.
Le prix du pétrole Brent dépasse à nouveau les 90 dollars le baril, alors que l’Iran a menacé d’adopter une position plus offensive dans le détroit d’Ormuz et que le président américain Donald Trump a exclu toute prolongation de l’accord signé en juin entre les deux parties, qui a expiré lundi sans avancées significatives.
« L’absence de tout accord aura des répercussions sur les prévisions concernant le prix du pétrole à plus long terme, au quatrième trimestre et même en 2027 », avertit Suvro Sarkar, responsable de la recherche sur l’énergie chez DBS Bank.
Ormuz reste donc bloqué et continue d’être une source de tensions, à tel point que le locataire de la Maison blanche est même allé jusqu’à menacer lundi de bombarder Oman, ce dernier cherchant séparément à trouver un accord avec l’Iran sur la gestion de cette voie stratégique.
Le nombre de navires ayant traversé le détroit d’Ormuz est resté inférieur à 10 lundi, ce qui représente néanmoins une légère hausse par rapport au week-end, mais une fraction de ce qu’était le trafic avant la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis, selon les données préliminaires publiées mardi.
L’impasse prolongée au Moyen-Orient entretient les craintes d’inflation et, par là même, l’envolée des rendements de la dette souveraine des principales économies mondiales, qui doivent en outre faire face à des incertitudes concernant la politique budgétaire.
Aux États-Unis, le rendement des obligations à 30 ans se situe mardi aux alentours de son plus haut niveau depuis près de 20 ans, à 5,3275%. Le coût de la dette à long terme touche également des niveaux jamais vus depuis plus de dix ans en Allemagne, en France et au Japon.
Les opérateurs continuent d’estimer à 96% la probabilité d’une hausse de 25 points de base des taux de la part de la Réserve fédérale (Fed) cette année, même si les chances d’un relèvement dès septembre se sont réduites après la publication, la semaine dernière, de chiffres d’inflation plus modérés que prévu aux Etats-Unis.
Le marché anticipe largement une hausse des coût d’emprunt dans la zone euro le mois prochain, tandis qu’au Royaume-Uni, où le marché du travail montre des signes de ralentissement selon les données publiées ce mardi, la Banque d’Angleterre (BoE) devrait maintenir ses taux inchangés pour l’instant.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les géants de la technologie et les fabricants de puces sont indiqués en baisse à l’ouverture et devraient peser particulièrement sur le Nasdaq.
Micron Technology, Marvell Technology, Advanced Micro Devices et Intel reculent de 2,6% à 4,8% en avant-Bourse, tandis que les groupes spécialisés dans le stockage de données Sandisk et Western Digital perdent plus de 5% chacun.
VALEURS EN EUROPE
Les groupes de semi-conducteurs sont sous pression après les gains enregistrés la veille, dans un contexte de grande vigilance quant aux perspectives de ce secteur lié à l’IA et alors que la hausse des rendements obligataires pourrait réduire la valeur des bénéfices futurs et augmenter les coûts d’emprunt des entreprises.
STMicroelectronics, ASML, ASMI et Soitec reculent de 3% à 9%, tandis que le compartiment sectoriel du Stoxx perd 1,76%.
Ailleurs en Europe, le brasseur danois Royal Unibrew chute 7,8% après ses résultats du deuxième trimestre publiés lundi soir.
TAUX
Les rendements obligataires progressent face aux craintes inflationnistes et budgétaires. Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans prend 1,2 point de base à 4,7359%, tandis que celui du titre à deux ans gagne 0,6 point de base à 4,1877%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans grimpe de 4 points de base à 3,2570% et son homologue à deux ans de 3 points de base à 2,8239%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans avance de 4,3 points de base à 4,1054%, son plus haut niveau depuis novembre 2008. L’écart de rendement entre les obligations allemandes et françaises à 10 ans ressort à 84 points de base, son plus haut niveau depuis octobre 2025.
CHANGES Le dollar est plutôt stable mardi (+0,01%) face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro perd 0,04% à 1,1574 dollar.
Le billet vert reste toutefois proche de ses plus bas niveaux depuis plusieurs mois face aux autres devises, les opérateurs ayant réduit leurs paris sur des hausses de taux de la Fed en septembre, même si les tensions géopolitiques pourraient encore modifier ces perspectives.
PÉTROLE
Les fluctuations sont légères sur les prix du pétrole mardi, dans un contexte toutefois tendu en raison de l’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient.
Le Brent recule de 0,21% à 90,68 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grappille 0,4% à 84,84 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 18 AOÛT:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 13h15 Production juillet
industrielle
– sur un mois 0,3% 0,1%
– sur un an 1,14%
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

