Les rendements à long terme se tendent encore sur fond d’inquiétudes budgétaires
par Yoruk Bahceli et Junko Fujita
LONDRES/TOKYO (Reuters) – Les coûts d’emprunt à long terme des Etats continuaient mercredi de se tendre, atteignant des records au Japon et de nouveaux sommets pluriannuels en Grande-Bretagne et en Allemagne sur fond d’inquiétudes budgétaires à travers le monde.
Le rendement du Gilt britannique à 30 ans a ainsi touché en séance un nouveau pic depuis 1998, à 5,752%, accentuant les craintes de mardi qui s’étaient traduites également par une chute de plus de 1,5% de la livre sterling.
Le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a lui franchi le seuil très surveillé de 5%, une première depuis mi-juillet, tandis qu’en Allemagne, celui du Bund, considéré comme la référence en zone euro, est au plus haut niveau depuis 2011, à 3,434%.
En Asie, le rendement des obligations japonaises à 30 ans a bondi en matinée de 8 points de base, au niveau record de 3,28%, tandis que celui à 20 ans a atteint son plus haut niveau depuis 1999.
« La dynamique actuelle est une preuve supplémentaire que l’appétit des investisseurs pour le papier ultra-long a clairement diminué, non seulement de la part des investisseurs privés mais aussi des acteurs institutionnels qui fournissent généralement une base de demande plus stable pour ce segment », commente Dario Messi, responsable d’étude dans l’obligataire chez Julius Baer.
Les obligations d’Etat à long terme sont sous pression en raison de l’évolution de la situation politique et économique de certains pays avec notamment des niveaux d’endettement qui inquiètent les investisseurs.
En Grande-Bretagne, le remaniement lundi de l’équipe de conseillers du Premier ministre Keir Starmer a remis l’accent sur les défis budgétaires, au regard des niveaux élevés d’emprunt et de la faible croissance du pays.
La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, présentera son budget annuel le 26 novembre, a annoncé ce mercredi son ministère, alors que le pays est dans le viseur des marchés financiers qui scrutent sa capacité à garder ses finances sous contrôle.
Rachel Reeves et Keir Starmer font face à des demandes de hausse des dépenses publiques, qui sont déjà tendues, dans un contexte de faible croissance économique et de promesses préélectorales de ne pas augmenter les taux des principaux impôts.
En France, les investisseurs sont sur la défensive après la décision du Premier ministre, François Bayrou, de solliciter un vote de confiance le 8 septembre sur fond d’impasse quant au vote du budget. Son gouvernement sera probablement renversé la semaine prochaine au regard des dernières déclarations des oppositions.
Au Japon, un proche collaborateur du Premier ministre, Shigeru Ishiba, a annoncé son intention de démissionner de son poste, ce qui alimente les spéculations sur une possible démission du chef du gouvernement lui-même.
(Reportage Yoruk Bahceli, Junko Fujita et Rae Wee; avec la contribution de David Milliken et Sarah Young à Londres; version française Claude Chendjou; édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

