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Les investisseurs poussent Inditex (Zara) à détailler sa chaîne d’approvisionnement

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par Helen Reid

LONDRES (Reuters) – Les investisseurs d’Inditex, propriétaire de Zara, réclament au groupe de mode la liste complète de ses fournisseurs afin de pouvoir mieux évaluer les risques liés à la chaîne d’approvisionnement, à l’instar de ses rivaux H&M et Primark.

Les régulateurs et les investisseurs mettent la pression sur le secteur de l’habillement afin de s’assurer que les salariés ne sont pas soumis au travail forcé et qu’ils sont payés de manière décente.

Or, Inditex, contrairement à ses rivaux du secteur, ne spécifie pas les usines auprès desquelles il s’approvisionne. Le groupe ne publie que le nombre de ses fournisseurs dans 12 pays clés.

« Dans le cadre de notre engagement avec Inditex, nous demandons notamment à l’entreprise de divulguer la liste de ses fournisseurs et leur localisation géographique », a expliqué à Reuters le gestionnaire d’actifs néerlandais MN.

« Même si Inditex nous assure qu’il dispose de ces données, il n’est jusqu’à présent pas disposé à les divulguer, contrairement à d’autres entreprises du secteur qui publient des listes exhaustives de leurs fournisseurs. »

Les marques de mode et les détaillants, dont Adidas, H&M, Hugo Boss, M&S, Nike, Primark et Puma, publient déjà ces informations, y compris les noms et adresses des usines de leurs fournisseurs.

MN, qui gère les actifs des fonds de pension néerlandais, estime par conséquent important de savoir si Inditex dispose réellement de ces informations.

Inditex, qui doit publier ses résultats annuels le 13 mars, a refusé de commenter les demandes des investisseurs mais estime que son système de traçabilité est « le meilleur du secteur » et lui donne « une visibilité maximale de la chaîne d’approvisionnement ».

Le fondateur d’Inditex, Amancio Ortega, détient 59% des parts de l’entreprise et sa fille Sandra Ortega 5%, soit un total d’environ 69 milliards de dollars.

Les cinq investisseurs d’Inditex qui ont répondu aux questions de Reuters détiennent une participation combinée d’environ 2 milliards de dollars dans la société, dont la valorisation actuelle est d’environ 140 milliards de dollars.

Aucun des investisseurs avec lesquels Reuters s’est entretenu n’envisage de se désengager d’Inditex.

RÉSILIENCE

Pour Swetha Ramachandran, gestionnaire de portefeuille chez Artemis Investment Management à Londres, connaître la part des revenus par pays fournisseur permettrait de « déterminer la résilience de leur chaîne d’approvisionnement ».

Les chiffres publiés par Inditex sur la chaîne d’approvisionnement depuis 2019 montrent que l’entreprise a réduit le nombre de ses fournisseurs en Chine et les a augmentés au Bangladesh et au Maroc. Mais elle ne donne aucun détail sur la quantité de produits qu’elle leur achète.

Grace Su, gestionnaire de portefeuille chez Clearbridge Investments, qui détient des actions d’Inditex, a déclaré qu’elle avait également demandé plus de clarté.

« C’est très important en raison de toute l’attention portée à l’ESG [Environnement, social et gouvernance, Ndlr], à la main-d’œuvre et aux intrants. L’entreprise prétend être un leader dans ce domaine, il est donc très important qu’elle ait ce niveau d’information. »

L’actionnaire Schroders encourage les détaillants de vêtements, y compris Inditex, à faire preuve de transparence, a surenchéri Hannah Shoesmith, responsable de l’engagement au sein de l’entreprise.

Ces informations, et d’autres facteurs environnementaux, de durabilité et de gouvernance, pourraient influencer les décisions d’investissement, a expliqué Marie Payne, responsable de l’investissement durable chez Cardano, un autre actionnaire d’Inditex.

Le fonds souverain norvégien, qui détient une participation de 1,4 milliard de dollars dans Inditex, a déclaré qu’il s’engageait régulièrement avec l’entreprise sur la gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement, les droits de l’homme et la transparence. Il a refusé de donner des détails sur ces discussions.

Le risque, estiment certains investisseurs, serait que les rivaux d’Inditex s’emparent de cette liste pour s’approvisionner auprès des mêmes fournisseurs.

Inditex a conclu un accord avec la fédération syndicale internationale IndustriALL en vertu duquel elle lui fournit la liste complète de ses fournisseurs. Mais IndustriALL souhaite que toutes les entreprises, y compris Inditex, fassent preuve d’une plus grande transparence.

(Reportage Helen Reid, avec la contribution de Gwladys Fouche, version française Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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