Les fabricants turcs de vêtements s’alarment d’une hausse des coûts de production
ISTANBUL (Reuters) – Les fabricants turcs de vêtements, importants fournisseurs de l’Europe, doivent faire face à des coûts de production plus élevés et risquent de se laisser distancer par leurs concurrents asiatiques, après le relèvement par Ankara de taxes sur les importations de textiles, s’alarment les dirigeants du secteur.
La semaine dernière, Ankara a augmenté de 30% à 100% les droits de douane sur des centaines de produits textiles dans le but de soutenir les fabricants locaux de fils et de tissus qui ont lancé un appel à l’aide face à une vague d’importations moins chères.
Selon les représentants du secteur de l’habillement, les nouvelles taxes pèsent sur l’industrie, premier employeur en Turquie et qui fournit des marques européennes telles que H&M, Mango, Adidas, Puma et Inditex.
Des suppressions d’emplois pourraient avoir lieu, à mesure que les coûts d’importation augmentent et que les producteurs turcs perdent des parts de marché au profit du Bangladesh ou du Vietnam, préviennent-ils.
Les exportateurs peuvent techniquement demander à être exonérés de cette taxe, mais des sources affirment que le régime d’exonération est coûteux, prend du temps, et ne fonctionne pas pour de nombreuses entreprises.
Selon Seref Fayat, président de l’Assemblée turque de l’industrie de l’habillement, qui dépend du regroupement national des chambres de commerce TOBB, le prix d’un T-shirt fabriqué en Turquie est aujourd’hui 40% plus élevé pour un acheteur européen que celui d’un T-shirt fabriqué au Bangladesh.
AVANTAGE CONCURRENTIEL
L’année dernière, le volume des exportations turques s’élevait à 10,4 milliards de dollars (9,54 milliards d’euros) pour le textile et 21,2 milliards de dollars pour les vêtements, au cinquième et au sixième rang mondial.
Selon les données de la Confédération européenne de l’habillement et du textile, la Turquie est le deuxième fournisseur de textile et le troisième fournisseur de vêtements de l’Union européenne.
Toutefois, sa part du marché européen est tombée à 12,7% l’année dernière, contre 13,8% en 2021.
Les exportations de textile et d’habillement ont chuté de plus de 8% jusqu’en octobre de cette année, alors qu’elles sont restées stables au niveau mondial, selon les données du secteur.
« J’ai presque arrêté la production et supprimé la plupart des emplois dans mon usine de fil – et je ne suis pas le seul dans cette situation », a déclaré Fatih Bilici, qui dirige une usine de fil basée à Osmaniye et qui approvisionne les marchés locaux et étrangers.
« Ma production me coûte 3,20 dollars par kilo, alors que mon concurrent ouzbek la vend à 2,70 dollars. Comment puis-je être compétitif ? »
D’après Seref Fayat, le secteur du textile et de l’habillement en Turquie a supprimé 170.000 emplois depuis le début de l’année et ce nombre pourrait atteindre 200.000 d’ici la fin 2023.
(Reportage Ceyda Caglayan ; avec la contribution de Corina Rodriguez à Madrid et Helen Reid à Londres ; version française Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


