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Les défaillances d’entreprises menacent de s’envoler en 2024

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LONDRES (Reuters) – Les entreprises endettées d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique sont confrontées à une course au refinancement de 500 milliards de dollars au cours du premier semestre 2024, un défi qui pourrait mener à l’effondrement de nombreuses entreprises dites « zombies » alors même que les taux d’intérêt pourraient atteindre un pic.

Les entreprises confrontées à une hausse du coût de leur dette après des années de taux bas devront rivaliser auprès des investisseurs pour obtenir suffisamment de liquidités dans un contexte où les banques réduisent leur exposition au risque en prévision de règles plus strictes en matière de fonds propres.

Selon une analyse du cabinet de conseil en restructuration Alvarez & Marsal (A&M), communiquée à Reuters, la valeur des prêts et des obligations d’entreprises arrivant à échéance au cours du semestre est supérieure à celle de toute autre période équivalente entre aujourd’hui et la fin de 2025.

Selon les experts du secteur, une crise est imminente: de nombreuses entreprises plus faibles et plus petites cherchent des financements alors que les coûts d’emprunt des gouvernements, qui influencent les coûts de financement, montent en flèche. Si ces entreprises ne parviennent pas à obtenir les liquidités dont elles ont besoin à des taux abordables, elles risquent de se retrouver en situation d’insolvabilité et de devoir procéder à des licenciements.

« La hausse des taux d’intérêt devient de plus en plus problématique pour les entreprises, en particulier pour les entreprises ‘zombies’ qui ont tenu bon grâce à une période prolongée de faibles taux d’intérêt, tout en étant à peine capables d’assurer le service de leur dette », explique Julie Palmer, associée du cabinet de restructuration britannique Begbies Traynor.

« Je pense que nous commençons enfin à voir la chute de certains zombies ».

Le terme « zombie » est utilisé dans un contexte économique pour désigner les entreprises qui dépendent du soutien des gouvernements, des prêteurs et des investisseurs pour rester à flot.

Ce soutien peut prendre la forme d’une restructuration, d’une réduction des taux d’intérêt ou de conditions de financement plus souples, et peut aider les banques à éviter de passer certains prêts par pertes et profits.

Les signaux de détresse sont déjà là. Selon les dernières statistiques officielles britanniques, le nombre de défaillances d’entreprises en Angleterre et au Pays de Galles s’élevait à 2.308 en août, une hausse de 19% par rapport à l’année précédente.

Le rapport trimestriel Red Flag de Begbies Traynor sur les difficultés des entreprises, couvrant la période avril-juin, a révélé que 438.702 entreprises au Royaume-Uni rencontraient des difficultés « significatives », soit une augmentation de 8,5% par rapport à l’année précédente.

Le détaillant discount britannique Wilko a été placé sous administration judiciaire cet été, ce qui a entraîné des milliers de suppressions d’emplois.

En France, Casino, vient de finaliser une restructuration de sa dette pour éviter la faillite.

Selon la Banque de France, les défaillances d’entreprises dans le pays ont grimpé de 36,8% en septembre par rapport à la même période l’an passé, à 51.160.

« Les banques centrales font une pause mais ne sont pas prêtes à dire que les hausses de taux sont terminées », souligne Nicola Marinelli, professeur adjoint de finance à la Regent’s University, auprès de Reuters. « Les banques et les sociétés de capital-investissement ont attendu de voir si le vent tournait, mais les taux plus élevés ne permettent plus de se cacher. »

SCÉNARIO DE DÉFAILLANCE

Selon Paul Kirkbright, directeur général de la pratique de restructuration d’A&M, une grande banque – dont il ne cite pas le nom – dirige actuellement 100 dossiers de petites entreprises par mois à son équipe de restructuration, dix fois plus qu’il y a 18 mois.

Un banquier de haut rang a déclaré à Reuters que sa banque prévoyait de redéployer des centaines d’employés pour soutenir les entreprises en difficulté si les coûts de financement élevés et la baisse de la demande poussaient davantage d’entreprises en faillite.

Mais jusqu’à présent, les entreprises emprunteuses ont montré peu de signes matériels de stress, ont déclaré à Reuters deux sources bancaires de haut niveau.

Cette résistance est en partie due aux liquidités injectées dans l’économie pendant la pandémie. Mais les besoins de refinancement ne peuvent être reportés indéfiniment.

« Nos collègues de l’insolvabilité sont déjà très occupés par les petites entreprises, car c’est toujours là que cela commence », indique Paul Kirkbright, ajoutant que l’équipe de restructuration d’A&M aux États-Unis avait également connu un afflux de dossiers important, un indicateur avancé pour la situation européenne.

Des règles plus strictes en matière de capital pour les banques, qui entreront en vigueur à partir de 2025, devraient aussi limiter l’appétit à prêter aux entreprises, ajoutent des experts du secteur.

Katie Murray, directrice financière de NatWest, a déclaré lors d’une conférence le mois dernier que sa banque s’inquiétait de l’impact que pourraient avoir les règles de Bâle III en matière de fonds propres sur les prêts aux petites entreprises.

Certains prêteurs ont resserré les conditions de crédit et se sont même débarrassés complètement de certains clients – des petites entreprises – car ils réévaluent la rentabilité de ces relations, a déclaré Naresh Aggarwal, directeur politique de l’Association of Corporate Treasurers (Association des trésoriers d’entreprise), ajoutant que les secteurs de la construction et de la vente au détail étaient les plus touchés par les tensions.

Les entreprises qui ont besoin de liquidités sont également susceptibles de faire appel à des sociétés de capital-investissement, qui font désormais preuve de plus de discernement.

(Reportage Sinead Cruise, Iain Withers, version française Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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