Les Bourses européennes attendues en baisse, l’attentisme domine
par CORENTIN CHAPPRON
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi à l’ouverture, dans un contexte attentiste avant la publication d’indicateurs importants.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en baisse de 0,10% pour le CAC 40 parisien, contre 0,25% pour le FTSE à Londres, 0,11% pour le Dax à Francfort, et 0,10% pour l’EuroStoxx 50.
Les marchés hésitent avant une semaine riche en données cruciales pour la trajectoire des taux et des économies en zone euro et aux Etats-Unis.
L’indice PCE des prix à la consommation, la mesure d’inflation privilégiée par la Réserve fédérale, est attendu jeudi et devrait connaître sa plus faible progression depuis mi-2021, selon les anticipations de marché.
Les investisseurs suivront également les huit interventions de membres du conseil des gouverneurs de la Fed, dont celle de Jerome Powell, le président de l’institution, attendue vendredi.
Les responsables de politique monétaire devraient réaffirmer que les taux resteront restrictifs plus longtemps qu’anticipé par les marchés, tandis qu’une surprise à la hausse sur l’inflation pourrait aussi influer sur les projections des investisseurs, certains pariant que la première baisse de taux aurait lieu dès mars.
En zone euro, l’inflation est également attendue jeudi, alors que la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’exprimera lundi à 15h00 GMT au Parlement européen.
La prochaine réunion de l’Opep+, également jeudi, pourrait aussi influer sur les perspectives d’inflation si l’organisation décide de diminuer de nouveau sa production de brut.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini vendredi sans grand changement et sur de faibles volumes d’échanges à l’issue d’une séance écourtée au lendemain d’une journée de clôture en raison de la fête de Thanksgiving.
En l’absence de nombreux intervenants, l’indice Dow Jones a gagné 0,33%, ou 117,12 points, à 35.390,15 points. Le S&P-500, plus large, a fini quasiment stable, avec un modeste gain de 2,72 points, soit 0,06%, à 4.559,34 points. Le Nasdaq Composite a pour sa part reculé de 15 points (-0,11%) à 14.250,86 points.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a fini en baisse lundi, les investisseurs prenant leurs profits dans des échanges sans direction évidente. L’indice Nikkei a perdu 0,53% à 33.447,67 points et le Topix, plus large, a cédé 0,38% à 2.381,76 points.
L’investisseur SoftBank Group a reculé de 1,69%, principal frein au Nikkei, tandis que Mitsubishi Heavy Industries a chuté de 5,01%.
Les indices chinois ont baissé sous la pression de nouvelles données sur les bénéfices industriels, qui ont progressé moins rapidement qu’attendu en octobre. Le SSE Composite de Shanghai a abandonné 0,3%, le CSI 300 0,73%, l’indice hongkongais Hang Seng 0,3%.
TAUX
Les rendements américains sont immobiles dans un contexte attentiste.
Le rendement du Treasury à dix ans se maintient à 4,4782%, tandis que le taux à deux ans demeure à 4,9569%.
Le rendement du dix ans allemand est stable à 2,641%, tandis que celui du taux à deux ans grignote 1,6 pb à 3,089%.
CHANGES
Les marchés de change sont stables à l’ouverture d’une semaine chargée en publications.
Le dollar décline de 0,13% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro prend 0,14% à 1,0954 dollar et la livre sterling 0,13% à 1,2623 dollar.
En Asie, le yen se renforce de 0,43% à 148,8 yens pour un dollar, tandis que le dollar australien progresse de 0,14% à 0,6591 dollar.
PÉTROLE
Le pétrole hésite avant la prochaine réunion de l’Opep+, prévue jeudi, les pays membres de l’organisation n’ayant pas réussi à s’accorder sur une position commune, ce qui les a obligés à décaler leur réunion.
Le Brent cède 0,58% à 80,11 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonnant 0,65% à 75,05 dollars.
PAS D’INDICATEURS ÉCONOMIQUES MAJEURS À L’AGENDA DU 27 NOVEMBRE
(Édité par Bertrand Boucey et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


