Le risque géopolitique s’accroît, Wall Street attendue en recul
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse à l’ouverture mercredi, tandis que les Bourses européennes déclinent à mi-séance, inquiètes de l’escalade des tensions au Moyen-Orient malgré le rebond de l’activité en Chine et de bons résultats d’entreprises.
Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une ouverture de Wall Street dans le rouge, le Dow Jones cédant 0,3%, tandis que le Standard & Poor’s 500 abandonne 0,44% et le Nasdaq 0,56%.
À Paris, le CAC 40 décline de 0,58% à 6.988,97 points vers 10h33 GMT, contre 0,45% pour le FTSE à Londres, et 0,6% pour le Dax à Francfort.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,4%, contre 0,66% pour l’EuroStoxx 50 et 0,61% pour le Stoxx 600.
La frappe contre un hôpital de Gaza dans la nuit de mardi à mercredi a ravivé les inquiétudes sur un possible embrasement du conflit entre Israël et le Hamas, ce alors que le président américain Joe Biden est arrivé mercredi en Israël pour tenter d’apaiser les tensions.
Joe Biden devait assister à un sommet réunissant les pays voisins d’Israël, qui a été annulé après la frappe, tandis que l’Iran a promis une « réponse dure » au bombardement de l’hôpital et le Hezbollah un « jour de colère sans précédent », portant les cours du brut à un plus haut depuis deux semaines.
Les bons chiffres chinois ne parviennent pas à rassurer les marchés, le produit intérieur brut (PIB) ayant progressé au troisième trimestre plus fortement qu’attendu, à 4,9% en rythme annuel, tandis que les ventes au détail pour le mois de septembre étaient en hausse de 5,5%, contre un consensus de 4,9%.
Compliquant la situation, l’économie américaine se révèle robuste et fait craindre une politique monétaire restrictive plus longue que prévu, tandis que les résultats des entreprises aux Etats-Unis surprennent par leur solidité.
« Entre solidité macro, tensions sur les taux, risque géopolitique extrême et résultats micro positifs pour l’instant, les actifs risqués continuent d’hésiter en mode consolidation », résument les stratégistes de Natixis.
« (Mercredi) matin, la publication d’une croissance chinoise plus forte qu’attendu ne parvient pas à tirer les actifs risqués à la hausse sur fond de renforcement des tensions au Moyen-Orient. »
Six membres du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale s’exprimeront mercredi avant Jerome Powell, président de l’institution, tandis que le Livre beige de la Fed et des données sur la construction de logements aux Etats-Unis sont attendus dans la journée.
PETROLE
Le brut est en nette hausse, inquiet de la montée des tensions en Israël et soutenu par les bons chiffres économiques chinois.
Le Brent progresse de 3% à 92,6 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grignotant 3,16% à 89,4 dollars.
LES VALEURS A SUIVRE A WALL STREET
Les valeurs liées aux semi-conducteurs poursuivent leur baisse, Nvidia ayant notamment prévenu mardi qu’il pourrait être contraint de déplacer certaines opérations hors des pays qui sont dans le champ d’application des restrictions à l’exportation des États-Unis.
Amazon.com va devenir un client des outils de productivité bureautique de Microsoft, dans le cadre d’un accord d’une valeur de plus d’un milliard de dollars, a rapporté mardi le site d’information Insider.
Les valeurs liées au secteur de l’aviation déclinent, après que United Airline a abaissé ses prévisions de bénéfices pour le quatrième trimestre.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE
Nexi bondit de 9,87% en tête du Stoxx 600 après une information de presse selon laquelle CVC Capital Partners envisagerait une offre potentielle sur la société de paiements. Son concurrent français Worldline prend 3,96%, en tête du CAC 40, les investisseurs s’attendant à ce qu’une offre soit faite à terme sur Worldline.
Air France abandonne 4,48% après avoir déclaré qu’il cesserait d’exploiter la plupart des vols domestiques au départ de l’aéroport de Paris-Orly d’ici l’été 2026, afin de faire face à la baisse de la demande pour les vols domestiques.
En Europe, ASML abandonne 1,62%, le fabricant d’équipements de semi-conducteurs ayant annoncé anticiper un chiffre d’affaires quasiment stable pour 2024, ce qui pèse sur le secteur. L’indice des nouvelles technologies cède 1,42%.
L’énergie affiche la meilleure performance des secteurs du Stoxx 600, en hausse de 0,76%, soutenue par la progression du pétrole qui s’inquiète de l’escalade au Moyen-Orient.
L’équipementier sportif allemand Adidas prend 4,75% à la faveur du relèvement mardi soir de sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année.
TAUX
Les rendements reculent après avoir bondi en début de semaine, inquiets de la résistance de l’économie américaine, les investisseurs recherchant des actifs sûrs dans un contexte d’escalade des tensions au Moyen-Orient.
Le rendement du Treasury à dix ans cède 1,5 pb à 4,8322%, le deux ans reculant de 3,2 pb à 5,1819%.
Le rendement du dix ans allemand est stable à 2,882%, celui du taux à deux ans s’érodant de 1,3 pb à 3,233%.
CHANGES
L’attentisme demeure sur les marchés de change, qui attendent de nombreux commentaires de membres du conseil des gouverneurs de la Fed et la publication du Livre beige. Le dollar fait du surplace face à un panier de devises de référence, l’euro perd 0,18% à 1,0556 dollar et la livre sterling est immobile à 1,2177 dollar.
PLUS D’INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR ATTENDU CE JOUR
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


