Le prix du blé monte, l’Inde interdit les exportations
par Enrico Dela Cruz et Gus Trompiz
(Reuters) – Le cours du blé a bondi de près de 6% lundi après l’annonce par l’Inde de l’interdiction des exportations, qui attise les craintes d’une aggravation des tensions sur le marché mondial, déjà élevées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’embargo indien, justifié par la vague de chaleur en cours, qui devrait réduire la production nationale et fait déjà monter les cours sur le marché local, signe probablement la fin des espoirs d’exportations records de New Delhi, qui auraient pu compenser la chute attendue de l’offre de blé ukrainien.
Parallèlement, en France comme aux Etats-Unis, plusieurs grandes régions productrices souffrent de la sécheresse, ce qui compromet les prévisions de production.
« La situation se complique sur la scène internationale avec la décision samedi de l’Inde de mettre en place des restrictions à l’exportation », résume le cabinet de conseil spécialisé Agritel.
Le contrat à terme sur le blé le plus traité sur le marché CBOT (Chicago Board of Trade) a gagné en début de journée jusqu’à 70 cents, la plus forte hausse autorisée sur une séance, soit près de 6%, à 12,47 dollars le boisseau, son plus haut niveau depuis le 9 mars. Il prenait encore 4,2% à 11h10 GMT à 12,27 dollars.
Le contrat Euronext septembre, référence pour le marché européen, qui s’était approché la semaine dernière de son record de mars, prenait de son côté 4,0% à 433,25 euros la tonne. Il est monté à 439,75, non loin du record historique de 450 euros inscrit début mars.
La rumeur d’une interdiction des exportations indiennes avait circulé ces derniers jours en raison de la persistance de la vague de chaleur, de nombreux traders et analystes estimant que la récolte de blé en Inde devrait tomber sous 100 millions de tonnes.
Le gouvernement avait déjà réduit sa prévision de récolte à 105 millions de tonnes au début du mois.
De son côté, le ministère de l’Agriculture américain avait annoncé la semaine dernière que les stocks mondiaux devraient tomber sur la période 2022-2023 à leur plus bas niveau depuis six ans.
(Reportage Enrico Dela Cruz et Gus Trompiz, version française Marc Angrand, édité par Matthieu Protard)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


