Le PIB ralentit plus que prévu au T3, la cyberattaque chez JLR pèse
par Andy Bruce et Suban Abdulla
LONDRES (Reuters) – La croissance de l’économie britannique a ralenti plus que prévu au troisième trimestre par rapport au précédent, freinée par la cyberattaque de septembre contre Jaguar Land Rover, selon les chiffres préliminaires publiés jeudi par l’Office national de la statistique (ONS).
Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,1% sur la période juillet-septembre 2025, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une croissance de 0,2%.
Le PIB était ressorti en hausse de 0,3% au deuxième trimestre.
Sur un an, le PIB a augmenté de 1,3% au troisième trimestre.
Les investisseurs ont encore renforcé leurs paris sur une baisse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre (BoE) le mois prochain après la publication des données et estiment désormais à environ 82% la possibilité d’une réduction, contre 60% en début de semaine.
La livre s’apprécie de 0,18% face au billet vert et ressort à 1,3158 dollar après avoir reculé dans un premier temps à 1,3102 avec la publication de ces données.
Le rendement du Gilt britannique à 10 ans <GB10YT=RR> est inchangé à 4,401% vers 09h23 GMT.
CROISSANCE MOROSE
Ces chiffres ne devraient toutefois pas influencer les délibérations autour du budget que la ministre de Finances Rachel Reeves doit présenter le 26 novembre prochain, l’économie continuant d’afficher une croissance faible malgré la volonté du gouvernement de la « relancer ».
« La trajectoire de croissance toujours aussi morose du Royaume-Uni est un casse-tête pour la ministre des Finances, car elle entraînera inévitablement un déficit budgétaire important, rendant inévitable une hausse significative des impôts », a déclaré Suren Thiru, directeur économique de l’ICAEW, l’organisme professionnel des experts-comptables agréés.
L’ONS a également fait état d’une baisse de 28,6% de la production automobile en septembre, la plus forte baisse depuis avril 2020, au début de la pandémie de COVID-19. Il cite notamment un rapport de l’association automobile SMMT décrivant comment « un cyberincident avait interrompu la production d’un grand constructeur ». JLR, propriété de l’indien Tata Motors, possède trois usines en Grande-Bretagne, qui produisent ensemble environ 1.000 voitures par jour.
Ce piratage aurait coûté à l’économie britannique près de 1,9 milliard de livres (2,19 milliards d’euros) et touché plus de 5.000 organisations, selon un rapport publié le mois dernier par un organisme indépendant spécialisé dans la cybersécurité.
Pour le seul mois de septembre, l’économie s’est contractée de 0,1%, alors que le sondage Reuters tablait sur une stabilité.
La Banque d’Angleterre prévoit une reprise économique au quatrième trimestre, avec une croissance du PIB estimée à 0,3%.
En réponse à ces chiffres, Rachel Reeves a souligné jeudi le fait que la Grande-Bretagne avait enregistré la plus forte croissance économique parmi les pays du G7 au cours du premier semestre 2025, mais a déclaré qu’il restait encore beaucoup à faire.
La ministre a promis en début de mois faire les choix « nécessaires » pour réduire la dette et stimuler la croissance économique dans son projet de budget.
(Andy Bruce et Suban Abdulla, version française Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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