Le financier escroc Bernard Madoff est mort en prison
par Jonathan Stempel et Bill Trott
NEW YORK (Reuters) – Bernard Madoff, condamné pour avoir mis au point la plus importante escroquerie financière pyramidale jamais découverte, est mort mercredi à 82 ans dans la prison fédérale américaine où il purgeait une peine de 150 ans de détention, a annoncé le Bureau fédéral des prisons.
Il souffrait depuis plusieurs années de diverses affections, notamment rénales.
Il était détenu dans le pénitencier fédéral de Butner, en Caroline du Nord, après avoir été condamné en juin 2009 pour son rôle dans la mise au point d’un mécanisme de fraude qui avait permis de détourner des montants estimés à 64,8 milliards de dollars (54,2 milliards d’euros au cours actuel).
Mise au jour par l’éclatement de la crise financière mondiale en septembre 2008, la « pyramide de Ponzi » que dirigeait Bernard Madoff a fait plusieurs milliers de victimes mêlant simples particuliers, personnalités des affaires, de la culture et des médias, organisations caritatives, fonds de pensions et fonds d’investissement.
Le mécanisme frauduleux était très simple puisqu’il consistait à promettre des taux de rentabilité annuelle à deux chiffres en distribuant des « intérêts » puisés en fait dans les capitaux apportés par de nouveaux clients.
Parmi les victimes connues dont Bernard Madoff avait ainsi détourné les économies figurent les acteurs Kevin Bacon et John Malkovich, le joueur de baseball Sandy Koufax ou encore une organisation à but non lucratif cofondée par le réalisateur de cinéma Steven Spielberg.
Les victimes étaient particulièrement nombreuses dans la communauté juive, au sein de laquelle Bernard Madoff était connu pour ses activités philanthropiques.
« Nous pensions qu’il était Dieu. Nous nous remettions en toute confiance entre ses mains », avait déclaré en 2009 l’écrivain et lauréat du prix Nobel de la paix Elie Wiesel, dont la fondation a perdu 15,2 milliards de dollars dans l’affaire.
Certaines victimes ont été totalement ruinées.
FAILLES DE SURVEILLANCE
La fraude avait été révélée à l’automne 2008 aux autorités par les deux fils de Bernard Madoff, qui n’étaient pas complices, alors que la chute des marchés financiers provoquée par la faillite de Lehman Brothers incitait de nombreux épargnants à vouloir récupérer en urgence leur épargne.
L’affaire avait mis au jour des failles dans les mécanismes de surveillance de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés américains, accusée d’avoir bâclé des enquêtes, par incompétence ou négligence, malgré des signaux d’alerte répétés et des plaintes dès les années 1990.
« A plusieurs reprises, lors de réunions avec la SEC, je me suis dit: ‘Ils m’ont eu' », avait dit Bernard Madoff à ses avocats lors d’entretiens en prison selon la chaîne de télévision ABC.
Le financier véreux était une personnalité de Wall Street puisqu’après y avoir fait fortune comme « market maker » au sein de sa propre société fondée en 1960, il avait occupé le poste de président non-exécutif du Nasdaq.
Sa société de gestion avait son siège social dans un immeuble de Manhattan, le Lipstick Building. Une poignée de salariés seulement étaient informés du caractère frauduleux des activités.
Selon Bernard Madoff, la fraude avait débuté au début des années 1990 mais certaines victimes et l’accusation lors du procès ont affirmé qu’elle avait démarré bien plus tôt.
Les sommes détournées permettaient à Bernard Madoff et à sa femme de mener grand train puisqu’ils possédaient un ‘penthouse’ à Manhattan, une villa en France, plusieurs yachts et des voitures de luxe, leur fortune étant estimée au total à 825 millions de dollars.
Aucun membre de sa famille proche n’a comparu à ses côtés lors de son procès, et aucun proche, ami ou soutien n’a fourni de témoignage à décharge.
« Lorsque j’ai commencé ce problème, ce crime, je croyais que c’était quelque chose que j’arriverais à gérer seul mais c’est devenu impossible », avait déclaré Bernard Madoff à l’audience. « Plus j’essayais, plus je m’enfonçais moi-même. »
S’adressant aux victimes, il avait dit: « Je suis désolé. Je sais que cela ne vous aidera pas. »
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(Ismail Shakil, version française Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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