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L’Arcom met en demeure Eutelsat de cesser la diffusion de deux chaînes de TV russes

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par Alban Kacher

(Reuters) – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a mis vendredi le fabricant français de satellites Eutelsat en demeure de cesser la diffusion des services de télévision russes « Channel 5 » et « STS » en vertu des sanctions européennes imposées à la Russie depuis le début de la guerre dans la région du Donbass et l’annexion de la Crimée en 2014.

« Ces services sont contrôlés par la société JSC National Media Group, dont les fonds et ressources économiques sont gelés en application des dispositions (des sanctions européennes), ce qui emporte l’interdiction de la diffusion des contenus de ces chaînes », a expliqué l’Arcom dans un communiqué.

Selon le communiqué, JSC National Media Group figure, depuis décembre 2022, sur la liste des personnes et organismes au profit desquels « aucun fonds ni aucune ressource économique » ne peuvent être dégagés selon un réglement de l’Union européenne datant de 2014, qui décrit la société comme un « holding regroupant des médias qui contrôle 28 entreprises de médias en Russie, dont Channel One, Channel 5, REN TV et STS ».

« Les actions nécessaires ont été entreprises aujourd’hui pour se conformer à la mise en demeure de l’Arcom », a dit le fabricant de satellites vendredi.

Eutelsat avait déclare plus tôt vendredi dans un communiqué envoyé par courrier électronique qu’il respectait scrupuleusement les directives de l’Arcom et que sa demande serait mise en oeuvre « dès que possible ».

Eutelsat a ajouté que National Media Group n’était pas son client direct, mais celui d’un distributeur intermédiaire.

Selon le groupe, il n’y a, à sa connaissance, pas d’autres chaînes visées par l’Arcom.

Or, si le fabricant français de satellites a arrêté la diffusion de plusieurs chaînes russes en 2022, les services de télévision « Channel 5 » et « STS » sont toujours diffusés sur le satellite Eutelsat 36C, qui est opéré par l’entreprise publique russe de communications par satellite.

Plusieurs organisations non gouvernementales ont accusé le groupe d’ainsi contrevenir aux sanctions européennes, ce qui avait poussé l’Arcom à ouvrir une enquête.

Depuis l’introduction, en mai 2024, de la loi dite « SREN » visant à réguler l’espace numérique en France, l’Arcom a le pouvoir de s’assurer du respect par les entreprises françaises des sanctions européennes. Cette mise en demeure est la première utilisation par l’agence de ses nouveaux pouvoirs réglementaires.

Eutelsat a connu une remontée en Bourse fulgurante ces dernières semaines, ayant vu son cours plus que quadrupler après que l’altercation entre Donald Trump et Volodimir Zelensky fin février à la Maison blanche a ravivé l’espoir que ses satellites puissent remplacer le système Starlink d’Elon Musk en Ukraine.

Dès la réception de la mise en demeure, le groupe aura trois jours pour cesser la diffusion de ces deux chaînes sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 3% du chiffre d’affaires annuel du groupe hors taxes.

(Rédigé par Pauline Foret, Etienne Breban et Diana Mandia, avec Alban Kacher, édité par Blandine Hénault et Augustin Turpin)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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