La plupart des banques centrales émergentes ne baisseront pas leurs taux en 2023
BENGALORE (Reuters) – La plupart des banques centrales émergentes résisteront aux pressions et ne réduiraont pas leurs taux d’intérêt dans les mois à venir, selon des sondages Reuters qui montrent également que les économistes prévoient que les institutions émergentes parviendront mieux à maîtriser l’inflation que leurs homologues des pays riches.
L’inflation dans la plupart des économies émergentes y a été relativement plus faible, en partie grâce à des mesures de relance moins agressives.
Cela a permis à neuf des 14 banques centrales des marchés émergents couvertes par les sondages Reuters de mettre en pause leurs cycles de resserrement des taux d’intérêt, relativement modestes.
Parmi les cinq banques centrales restantes, celles de la Turquie, du Nigeria et de la Thaïlande devraient à nouveau relever leurs taux, tandis que la Banque populaire de Chine et la Banque d’Etat du Viêtnam devraient baisser de nouveau les leurs.
Grâce à de meilleures perspectives économiques et à un dollar plus faible, les portefeuilles exposés aux marchés émergents ont attiré plus de 22 milliards de dollars en juin, le chiffre le plus élevé depuis janvier, alors que les flux entrants avaient chuté de 90% l’année dernière.
Alors que la Réserve fédérale approche de la fin de son cycle de hausse de taux, le maintien de taux plus élevés aiderait également les monnaies émergentes à consolider leurs gains face au dollar, à mesure que les écarts de taux cessent de se creuser.
Selon le sondage, 10 banques centrales émergentes sur 14 devraient suivre la Fed et ne pas réduire leurs taux cette année.
Outre les banques centrales de Chine et du Viêtnam, celles du Brésil et du Mexique devraient procéder à des baisses de taux cette année, ayant commencé à relever leurs taux bien avant la Fed.
« Nous pensons qu’une Fed au discours « faucon » pourrait inciter les banques centrales émergentes à repousser les baisses de taux, (mais) de nouvelles hausses de taux nous semblant improbables », notent les analystes de Barclays.
« Même si la tendance à la désinflation s’installe, la plupart des banques centrales des pays émergents ne sont pas prêtes à baisser la garde contre l’inflation, en particulier parce que les risques d’inflation des denrées alimentaires réapparaissent. »
Parmi les 11 banques centrales émergentes ayant un objectif d’inflation, six devraient l’atteindre ou maintenir l’inflation sous cet objectif d’ici à la fin de l’année, selon le sondage.
Les objectifs d’inflation de certaines banques centrales émergentes sont toutefois plus élevés et plus larges que ceux de leurs homologues des marchés développés, ce qui leur offre une plus grande marge de manœuvre.
Sanjay Mathur, économiste en chef chez ANZ, relève que même les performances économiques décevantes de la Chine n’étaient pas susceptibles de déclencher un assouplissement ailleurs en Asie.
« Nous ne nous attendons pas à un effondrement significatif qui justifierait une réponse rapide et agressive de la politique budgétaire ou monétaire. Dans l’ensemble, il est peu probable que les banques centrales de la région changent de cap avant l’année prochaine », écrit-il.
Mais les analystes estiment que le moment où les taux commenceront à baisser dans les économies émergentes se rapproche.
« Alors que les principales banques centrales des pays développés restent focalisées sur l’inflation sous-jacente élevée, les banques centrales émergentes réagissent à la désinflation globale en traçant une voie vers des réductions de taux », note Luis Oganes, responsable de la recherche macroéconomique mondiale chez J.P. Morgan.
« Une prolongation du cycle de hausse des taux de la Fed au-delà de juillet pourrait ralentir le rythme de l’assouplissement ou retarder le début des baisses dans plusieurs pays émergents ».
(Reportage Devayani Sathyan, Indradip Ghosh, version française Corentin Chappron)
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