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La direction de Vivendi invite à la patience après sa scission décevante

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PARIS (Reuters) – Interrogée par certains actionnaires individuels mécontents lors de son assemblée générale à Paris lundi, la direction de Vivendi a invité à la patience, sa scission n’ayant pour l’instant pas rempli sa promesse d’améliorer la capitalisation boursière globale de ses entités.

Vivendi étudie par ailleurs la possibilité de se pourvoir en cassation contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris demandant à l’Autorité des marchés financiers (AMF) de réexaminer les conditions de la scission du groupe, a déclaré lundi son secrétaire général Frédéric Crépin lors de l’assemblée générale.

Le groupe a acté début décembre la scission et la cotation de ses entités sur différentes places boursières, dont celle de Canal+ à Londres et de Havas à Amsterdam.

Tant Yannick Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, que Arnaud de Puyfontaine, président du directoire, ont admis être « déçus » par le bilan de la scission jusqu’ici.

Yannick Bolloré a reconnu que la somme des valorisations actuelles des entités scindées était inférieure à celle de la valorisation de Vivendi avant scission, alors que la scission visait à l’inverse à la faire croître.

Depuis leurs cotations, les actions Canal+ et Havas ont chuté respectivement d’environ 24%, avec une capitalisation autour de 1,7 milliard de livres (2,00 milliards d’euros) et d’environ 20%, avec une capitalisation avoisinant 1,4 milliard d’euros. Plus petite entitée, Louis Hachette Group a perdu environ 4% de sa valeur avec une capitalisation de 1,3 milliard d’euros.

Cette scission avait été approuvée par une large majorité de plus de 97% des actionnaires du groupe.

« Il faut un peu de temps et de patience » pour voir une revalorisation des sociétés, a affirmé Arnaud de Puyfontaine, provoquant quelques protestations dans la salle. « J’ai soixante-deux ans, je n’ai plus trop de temps », s’est exclamé un actionnaire présent.

Après l’assemblée générale, un actionnaire individuel minoritaire a par ailleurs déclaré à Reuters s’être senti « floué » à l’issue de la scission, dont il estime qu’elle a surtout profité au groupe Bolloré.

SURPRISE EN JUSTICE

Le démantèlement a fait l’objet de l’opposition forte mais marginale de certains minoritaires, notamment le fonds parisien CIAM. CIAM s’opposait aux modalités décidées pour la scission du groupe Vivendi, estimant qu’elles ne respectaient pas le droit boursier et nuisaient aux actionnaires minoritaires.

Dans une décision rare rendue mardi dernier, la cour d’appel de Paris a redonné du souffle à cette opposition. La cour a désavoué une décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et a ordonné à cette dernière de réexaminer les conditions dans lesquelles ont eu lieu la scission.

« Nous sommes très surpris par cette décision », a déclaré le secrétaire général Frédéric Crépin lors de l’assemblée générale.

Le secrétaire général a jugé « tout à fait contestable » l’avis de la cour selon lequel le groupe Bolloré contrôle Vivendi au sens juridique.

L’action Vivendi n’a pas réagi en Bourse après la décision de la cour mardi dernier.

RECENTRAGE

Arnaud de Puyfontaine a évoqué le « recentrage » de Vivendi sur les industries des médias et du divertissement, et son « désengagement » des télécoms.

« Cette rotation des actifs s’accompagne d’investissements futurs », a affirmé le président du directoire, précisant cibler des actifs dans des industries créatives, sans exclure « d’explorer des secteurs adjacents ».

Fin mars, Vivendi a annoncé avoir conclu un accord avec la poste italienne (Poste Italiane) pour lui vendre la quasi-totalité de ses parts dans l’opérateur italien Telecom Italia (TIM), pour un montant total de 684 millions d’euros. Vivendi conservera 2,51% de TIM.

Vivendi publiait lundi aussi ses résultats pour le premier trimestre, faisant état d’un actif net réévalué de 5,2 milliards d’euros au 31 mars 2025, quatre mois après sa scission et en progression de 7,8% par rapport à fin décembre.

Le groupe détient des participations dans les industries des médias, des télécommunications et du divertissement, notamment dans la major Universal Music Group ou dans la société de production audiovisuelle Banijay.

L’actif net réévalué de Vivendi correspond à l’estimation de la valeur de ses participations, net des passifs financiers.

La holding, dont le premier actionnaire est le groupe Bolloré, a été vidée de la majeure partie de ses actifs à l’issue de sa scission en décembre, sortant du CAC40 par la même occasion.

Fin mars, le fonds britannique Independent Franchise Partners a par ailleurs déclaré auprès de l’AMF détenir 5,37% du capital de Vivendi. Le fonds londonien est ainsi devenu le second actionnaire de Vivendi, derrière le groupe Bolloré.

Independent Franchise Partners prend parfois position face à ses participations. En 2022, il s’était par exemple opposé au projet du magnat australo-américain des médias Rupert Murdoch de fusionner ses entreprises News Corp et Fox, projet finalement abandonné en 2023.

(Rédigé par Florence Loève, édité par Kate Entringer et Augustin Turpin)

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