La Chine lève les surtaxes sur le vin australien
par Ryan Woo, Albee Zhang et Joe Cash
PÉKIN (Reuters) -La Chine va lever les surtaxes imposées au vin australien à partir du 29 mars, trois années après avoir imposé ces droits dit « antidumping » et « antisubventions » dans le cadre d’une détérioration des relations entre Pékin et Canberra.
Ces droits de douane, qui peuvent atteindre 218,4%, ont été imposés pour la première fois en mars 2021 pour une période de cinq ans, en même temps qu’une série d’autres barrières commerciales sur les produits de base australiens.
Les relations entre les deux pays se sont détériorées après que Canberra a demandé une enquête sur les origines du COVID-19, avant de nettement s’améliorer l’année dernière.
Les exportateurs français de vins de Bordeaux, qui fournissent 9% du total des importations chinoises de vins et spiritueux, s’attendent à une chute rapide de leurs exportations après cette décision.
« De tels accords ont un effet quasi immédiat sur nos exportations », a commenté Sara Briot-Lesage, porte-parole du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).
Par exemple, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon, entré en vigueur début 2019, a entraîné un bond des exportations françaises.
« Cela arrivera sans doute entre l’Australie et la Chine. Ceux qui n’ont pas conclu d’accord vont être pénalisés », a-t-elle ajouté.
La France est le premier fournisseur de vin de la Chine et la Chine est le plus grand marché d’exportation de vin de Bordeaux en volume.
Pékin continue d’imposer des droits d’importation sur le vin français, qui quitte le pays à un prix d’environ 7,7 euros par bouteille.
LA SITUATION A CHANGÉ
Au premier semestre 2023, le vin australien ne représentait que 0,14% des importations chinoises de vin, contre 27,46% en 2020, selon le communiqué du ministère du commerce.
« La situation du marché chinois du vin ayant changé, les droits antidumping et antisubventions imposés sur le vin importé d’Australie ne sont plus nécessaires », a déclaré le ministère du Commerce dans un communiqué.
Les deux pays avaient signé en 2015 un accord de libre-échange qui conférait des droits de douane nuls sur les importations de vin australien en Chine ainsi qu’un avantage tarifaire de 14% par rapport à de nombreux autres pays.
« Nous nous félicitons de ce résultat, qui intervient à un moment critique pour l’industrie viticole australienne », a déclaré le gouvernement australien dans un communiqué.
« Depuis 2020, les droits de douane imposés par la Chine sur le vin australien ont effectivement empêché les producteurs australiens d’exporter du vin en bouteille vers ce marché. Les exportations de vin australien vers la Chine ont représenté 1,1 milliard de dollars en 2019. »
L’imposition de ces surtaxes a poussé Canberra à se plaindre auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Grâce aux efforts conjoints des deux parties, la Chine et l’Australie sont parvenues à un consensus sur le règlement approprié de leurs différends via l’OMC, a déclaré jeudi à la presse He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce.
L’Australie a fait savoir qu’elle mettrait fin à sa procédure devant l’OMC.
Le premier producteur de vin australien coté en Bourse, Treasury Wine Estates, a salué cette annonce et va rétablir des partenariats avec des clients en Chine.
« L’annonce de ce jour est très positive, non seulement pour Treasury Wine Estates, mais aussi pour l’industrie viticole australienne et les consommateurs de vin en Chine », a déclaré le directeur général Tim Ford dans un communiqué.
La levée des droits de douane sera également la bienvenue pour les viticulteurs australiens, car des millions de pieds de vigne sont détruits pour freiner la surproduction dans un contexte de baisse de la consommation de vin dans le monde.
(Reportage Ryan Woo, Joe Cash et Albee Zhang, avec Sybille de La Hamaide à Paris; version française Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
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2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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