La Chine confiante dans son objectif de croissance, les marchés attendent plus
par Kevin Yao, Joe Cash et Ellen Zhang
PÉKIN (Reuters) – La Chine s’est dit mardi « pleinement confiante » dans la réalisation de son objectif de croissance économique pour l’ensemble de l’année, même si elle s’est abstenue d’annoncer des mesures budgétaires plus fortes, décevant les investisseurs qui avaient misé sur un plus grand soutien des autorités pour remettre l’économie sur les rails.
Les Bourses chinoises, qui ont rouvert mardi après une semaine fériée, ont atteint en séance leur plus haut niveau depuis deux ans, mais l’enthousiasme s’est estompé après que la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), le principal organe de planification économique du géant asiatique, n’a pas fourni de détails susceptibles d’entretenir l’optimisme du marché.
La Bourse de Hong Kong a perdu 9,4% mardi, sa plus forte chute depuis 2008.
L’indice CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale a en revanche pris 5,93%, tandis que le SSE Composite de Shanghaï a progressé 4,59%, des gains importants mais bien en deçà de la hausse de plus de 10% observée au début de séance.
Le président de la NDRC, Zheng Shanjie, a déclaré lors d’une conférence de presse que le gouvernement prévoyait d’émettre 200 milliards de yuans (28,3 milliards de dollars) de dépenses budgétaires anticipées et de projets d’investissement à partir de 2025.
Le pays va également accélérer les dépenses budgétaires et « toutes les parties devraient continuer à faire des efforts plus énergiques » pour renforcer les politiques macroéconomiques, a-t-il ajouté.
« Le marché international est volatile, le protectionnisme commercial mondial s’est intensifié et les facteurs d’incertitude et d’instabilité se sont multipliés. Ces facteurs auront un impact négatif sur mon pays dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la finance et autres », a averti Zheng Shanjie.
MANQUE DE DÉTAILS
Selon les investisseurs et les économistes, un soutien politique plus important est nécessaire sur le plan budgétaire afin de soutenir l’optimisme du marché.
« Jusqu’à présent, la conférence de presse de la NDRC semble manquer de détails en ce qui concerne les mesures de relance. Des espoirs ont été suscités mais les résultats ont été décevants », a déclaré Christopher Wong, stratège en devises chez OCBC.
Dans un effort pour freiner le ralentissement économique, la Chine a dévoilé fin septembre le plan de relance le plus agressif depuis la pandémie de COVID-19, accompagné d’un soutien important destiné au marché de l’immobilier en difficulté.
La deuxième économie mondiale est confrontée à de fortes pressions déflationnistes dues aux difficultés du marché immobilier et à une confiance des consommateurs qui reste faible, ce qui a mis en évidence sa trop grande dépendance à l’égard des exportations dans un contexte commercial mondial de plus en plus tendu.
Selon les analystes, il faudra toutefois du temps pour restaurer la confiance des consommateurs et des entreprises et pour redonner à l’économie une assise plus solide.
Le gouvernement chinois s’est fixé un objectif de croissance d’environ 5% pour cette année, mais les indicateurs économiques ont montré que la dynamique de croissance s’est affaiblie depuis le deuxième trimestre, pesant sur les dépenses des ménages et le sentiment des entreprises.
Pour répondre à l’insuffisance de la demande intérieure, Zheng Shanjie a déclaré aux journalistes que les autorités se concentreraient sur l’amélioration des moyens de subsistance de la population afin de stimuler la consommation et l’investissement, mais n’a pas fourni de détails sur des mesures concrètes.
Le gouvernement a émis 1.000 milliards de yuans d’obligations spéciales à très long terme prévues pour cette année afin de financer des projets majeurs, et d’autres obligations de ce type seront émises l’année prochaine, a déclaré le président de la NDRC, sans donner plus de détails.
(Version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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