La BCE abaisse son taux de dépôt, voit la politique monétaire « moins restrictive »
(Reuters) – La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une réduction de 25 points de base de son principal taux directeur à 2,5% et publié ses nouvelles prévisions économiques.
« Le processus de désinflation est en bonne voie », écrit la BCE dans le communiqué accompagnant sa décision.
« La politique monétaire devient sensiblement moins restrictive », ajoute la BCE, un changement notable par rapport à ses déclarations précédentes, selon lesquelles la politique monétaire était « restrictive ».
Ce changement de terminologie suggère qu’une nouvelle baisse en avril n’est pas certaine, certains responsables de politique monétaire plaidant déjà pour davantage de prudence.
« Le changement de terminologie du communiqué de presse montre que notre approche devient plus évolutive », a commenté Christine Lagarde, présidente de la BCE, à l’occasion d’une conférence de presse.
La dirigeante a en effet mis en avant l’incertitude « énorme » et « omniprésente » qui limite les investissements des acteurs économiques et renforce la dépendance aux données de la banque centrale.
« Si les données suggèrent qu’une baisse des taux est appropriée, nous baisserons les taux. Nous ferons une pause si les données le suggèrent », a résumé la présidente de la BCE.
La décision de jeudi a fait consensus mais Robert Holzmann, gouverneur de la Banque nationale d’Autriche, s’est abstenu lors du vote, a révélé Christine Lagarde.
PREVISIONS
Dans ses nouvelles prévisions, la BCE a revu à la baisse pour la quatrième fois la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2025, à 0,9% contre 0,7% sur l’année 2024. En 2026, la croissance est attendue à 1,2% et à 1,3% en 2027.
« Les révisions à la baisse pour 2025 et 2026 traduisent un ralentissement des exportations et une faiblesse continue des investissements, provenant notamment d’une forte incertitude concernant la politique économique au sens large, et la politique commerciale en particulier », justifie la BCE.
L’inflation pour cette année est attendue à 2,3% contre 2,1% projetés il y a trois mois, ce qui reflète « une dynamique plus soutenue des prix de l’énergie », explique la banque centrale.
Ces projections ont toutefois été arrêtées avant les nombreuses annonces de ces derniers jours, comme le vaste plan d’investissement européen dans la défense ou les risques d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis, et qui pourraient influer sur la trajectoire économique.
Les marchés parient désormais sur deux nouvelles baisses de taux cette année.
DÉFENSE
L’institution a par ailleurs été interrogée sur le plan de « réarmement » présenté mardi par la Commission européenne, qui vise à mobiliser 800 milliards d’euros pour renforcer les capacités des Vingt-Sept en matière de défense.
Soulignant qu’il était encore trop tôt pour que la BCE puisse porter une analyse plus précise, Christine Lagarde a reconnu qu’une hausse des dépenses de défense et d’infrastructures pourrait soutenir l’inflation et la croissance dans l’Union européenne.
Ces investissements pourraient également avoir un impact sur la productivité, a ajouté la responsable.
Christine Lagarde a par ailleurs défendu l’efficacité de la transmission de la politique monétaire en dépit de la forte hausse des rendements de ces derniers jours, déclenchée par les espoirs d’un endettement plus important en Allemagne et en Europe.
« La BCE ne modifiera pas sa posture monétaire en réponse à des mouvements de marché à court terme », a déclaré la dirigeante. « Les rendements ont fortement progressé mais les écarts de taux (entre pays de la zone euro) sont demeurés contenus ».
(Rédigé par Balazs Koranyi et Francesco Canepa, version française Corentin Chappron, édité par Augustin Turpin et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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